L'endométre
l L'apparition
de douleurs l
Une évaluation de la gravité de la maladie
l Une
maladie chronique l
D'ou vient l'endométriose ? une théorie étonnante...
L'endomètre
L'endométriose est caractérisée
par la présence de fragments de l’intérieur
de l’utérus (endomètre) en dehors de leur
localisation normale.
L'endomètre est une
couche de tissu à l'intérieur de l'utérus
qui est éliminée lors des règles. L’endomètre
subit des fluctuations hormonales durant le cycle menstruel.
De la même façon,
ces fragments qui ont voyagé vers une autre partie de
l’organisme vont aussi à leur tour réagir
aux hormones. L’endomètre est sensible aux œstrogènes
et à la progestérone (dont la chute de la concentration
dans le sang entraîne un saignement se traduisant par
les règles).
L'endométriose est une
maladie gynécologique caractérisée par
le fait que du tissu endométrique se retrouve en-dehors
de l'utérus. L'endomètre peut alors se trouver
sur les ovaires ou sur les trompes ce qui crée le plus
souvent des kystes mais on peut également retrouver de
l'endomètre sur d'autres organes du petit bassin comme
les intestins ou la vessie. L'endomètre peut parfois
obstruer les trompes, c'est pourquoi environ 38% des patientes
infertiles le sont à cause de l'endométriose.
Le terme "Endométriose"
a été proposé par Sampson en 1921, la première
description histologique a été faite en 1860.
L'apparition
de douleurs
Les douleurs ressenties peuvent
s’expliquer par le fait que dans la cavité abdominale,
les organes sont en contact les uns avec les autres. Il existe
une fine membrane qui les sépare, mais sur laquelle peuvent
venir se greffer des fragments d’endométriose.
Au cours de l’évolution
de la maladie, les boutons hémorragiques finissent parfois
par cicatriser et entraîner des adhérences à
la manière d’une cicatrisation telle qu’on
peut le voir sur une plaie de la peau. Suivant les organes touchés
par ces adhérences, la localisation de la douleur est
variable.
Une
évaluation de la gravité de la maladie
Il existe une sorte d'échelle
pour évaluer la gravité de l'endométriose.
Il y a 4 stades d'endométriose. Le quatrième stade
est grave et très douloureux.
Le premier et le second stade
sont les plus fréquents. C'est une classification qui
date de la fin des années 50. Elle détermine la
gravité de l’endométriose en considérant
sa profondeur et sa localisation. Mais cette classification
est relativement désuète dans la mesure où
elle ne prend en compte ni la douleur de la patiente ni l’endométriose
non visible à l'œil nu par le chirurgien.
On peut néanmoins distinguer
deux types d'endométriose ( de façon bien sûr
très générale):
_ Une endométriose "opportuniste"
qui est souvent asymptomatique et qui ne nécessite pas
de soins très importants. Dans la plupart des cas, elle
ne survient pas une deuxième fois.
_ Une endométriose "maladie",
symptomatique, souvent très répandue et récidivante.
Une
maladie chronique
L'endométriose est une
maladie chronique que l'on garde toute sa vie, du moins tant
que les ovaires ont une activité. Elle ne disparaîtra
donc théoriquement qu'avec l'arrivée de la ménopause.
Mais chez environ 5 % des malades, l'endométriose est
hormonalement indépendante. Donc même après
la ménopause ou une hystérectomie, certaines femmes
peuvent encore souffrir de l'endométriose.
Cette maladie est considérée
comme invalidante et elle est sous-estimée .En effet,
on pense qu'une femme sur dix est touchée, ce qui est
énorme et ce n'est qu'une approximation puisque tous
les cas ne sont pas décelés. Certaines femmes
n'ont aucun symptôme et d'autres souffrent tellement que
leur vie privée et professionnelle en sont fortement
perturbées.
Il faut ne faut pas avoir peur
de dire qu'il y a déjà eu 9 cas de cancers de
l'endométriose connus. C'est un chiffre faible par rapport
au nombre de personnes malades dans le monde mais il faut savoir
que cela existe et il ne faut pas avoir peur d'en parler.
D'ou
vient l'endométriose ? une théorie étonnante...
La femme ne serait pas faite
pour avoir des règles. Il y a de très nombreuses
années la femme avait est d'avoir ses premières
règles à l'âge de 15 ans, elle avait son
premier enfant dès son premier ou deuxième cycle
ovulatoire et ainsi de suite pour environ 10 ou 20 fois au cours
de sa période de reproduction jusqu'à l'âge
moyen de décès au environ de 34 ans. Pendant la
plus grande partie de cette période de reproduction,
la femme n'aura quasiment jamais ces règles, elle sera
soit enceinte ou durant les périodes ou elle allaitera
ses enfants.
Puis l'espérance de
vie a augmenté, bien audelà des limites de
la période de reproduction, et la durée totale
des périodes de règles a augmenté. De plus,
le nombre de grossesses par femme est devenu bien inférieur
à deux. L'endométriose se serait ainsi développée.