|
Mis à jour le

|
|
Ce
que vous ne comprenez pas peut vous blesser : la connaissance
est un avantage dans la relation Docteur/Patient
De
Jennifer Lewis. Vous pouvez retrouver cet article ici.
J’avais
23 ans et j’allais avoir ma quatrième laparoscopie.
J’avais ressenti des douleurs fortes et j’avais
eu des pertes de sang entre mes règles depuis que j’avais
quinze ans, l’endométriose a été
diagnostiquée à 18 ans et j’ai déjà
eu trois interventions chirurgicales pour retirer les excroissances
d’endométriose.Cette fois-ci, le docteur a voulu
essayer une nouvelle technique appelée LUNA ou Uterine
Ablation. Lors de cette opération on coupe les ligaments
dans l’utérus pour réduire les crampes douloureuses
lors des règles. A ce moment là, j’avais
des pertes de sang variables tout le long du mois et aussi des
douleurs qui n’étaient pas liées aux périodes
des règles. Je pensais peut-être que la quatrième
fois sera la bonne ».Je n’avais pas fait assez
de recherche pour savoir que LUNA avait de bonnes conséquences
sur les femmes souffrant lors de leur règles et pas entre
les règles. Au moment de l’opération, je
souffrais environ 75% du temps, et ce n’était pas
toujours lié aux règles. J’avais 25 ans
et j’avais déjà eu deux opérations
similaires pour soulager la douleur et arrêter les pertes
de sang anormales causées par la croissance du tissu
endométrique. Je m’étais renseignée
plusieurs fois sur l’hystérectomie mais les héros
en blouse blanche m’avaient dit que j’étais
trop jeune. Je le regretterai, la ménopause à
mon âge serait dommage, je ferai mieux de chercher des
traitements et d’apprendre à vivre avec la douleur
(ça s’en était une bien bonne !) ou
que je devrais, comme me l’a conseillé un de mes
anciens gynécologues, jeter tous mes médicaments
anti-douleurs et aller de l’avant.En fait, je laissais
les médecins être les maîtres de mon corps.
J’étais intimidée par tous leurs diplômes
sur les murs et les photos des enfants souriants ; tous
donnaient tellement l’impression d’avoir une totale
confiance en eux. Pourquoi est-ce que je penserai différemment ?
Je veux dire, qui étais-je, Jennifer, pour poser des
questions à un homme qui avait passé la moitié
de sa vie à apprendre la médecine ? Mais
mon instinct m’a poussé dans une autre direction
et cela m’a sauvé la vie.Seulement après
sept opérations, des années sous anti-douleurs,
des doses fortes d’hormones, des visites médicales
et une anxiété accrue j’ai appris comment
être un patient. Après avoir eu l’expérience
de la peur et la perte de toute confiance pour le corps médical
j’ai commencé à m’apaiser. En fait
je suis devenue mon propre avocat pour ma santé et cela
a changé ma vie.La connaissance est un pouvoir, c’est
clair et évident. Quand vous devez vous débrouiller
avec une vie constamment perturbée par la maladie ou
que vous devez vivre avec un problème permanent vous
devez prendre conscience de votre santé et de tous les
problèmes liés à celle-ci. Vous devez alors
les attaquer avec la connaissance.En étant votre propre
avocate, il est essentiel que vous rencontriez votre médecin
avec confiance et dignité ; comme une personne compétente
qui s’inquiète de son corps. Les recherches que
vous avez faites sont essentiels, utilisez-les ! Même
si votre médecin le veut bien, il ne peut pas être
au courant de toutes les recherches sur la maladie. Allez dans
la section médicale du lycée ou de l’université.
Vous pouvez y trouver des journaux qui peuvent contenir des
informations essentielles.En faisant vos propres recherches,
vous pourrez mieux juger les différentes options qui
s’offrent à vous. Et vous pourrez alors choisir
le meilleur traitement pour vous. Utilisez les médecins
comme s’ils étaient vos consultants. L’échange
sera alors enrichissant et le médecin ne pourra qu’admirer
votre intérêt pour votre santé.Tout cela
m’a pris dix ans. Avant j’étais timide, paresseuse
et apathique, je n’avais aucune considération pour
ce que j’avais de plus précieux : ma santé.
Nous sommes dans une société qui nous enseigne
que l’on doit avoir une confiance aveugle pour les médecins.
Demander un second avis, s’intéresser à
une feuille de résultat et s’enquérir des
traitements possibles sont difficiles. Lorsque que j’avais
la possibilité de faire ma septième opération,
j’ai réellement commencé à m’interroger
sur mon corps, les objectifs réalistes de l’opération
et aussi sur la qualité de ma vie.J’avais des difficultés
à parler librement et facilement avec mon docteur donc
j’en ai changé. Au lieu de rentrer dans le bureau
sans aucune information, je suis arrivée avec une liste
de questions sur des cas similaires, les résultats des
traitements et mes buts. J’ai su peser le pour et le contre
intelligemment et me faire mon opinion basée sur mes
recherches et l’expérience professionnelle du médecin.
Une semaine après, j’avais une hystérectomie
totale, une chose que j’avais voulue et dont on m’avait
toujours dit que j’étais trop jeune et trop naïve
pour pouvoir prendre en compte toutes les conséquences
de l’opération.Après dix ans de bataille
contre les médecins qui disaient vouloir m’aider,
j’allais mieux car j’avais enfin décidé
de m’aider moi-même.Les questions que vous devez
poser sont :
Quels sont les avantages de faire cela ?
Quels sont les risques de faire cela ?
Quelles sont les autres options ?
Qu’est-ce que je devrais faire en premier ?Quelles sont
les probables conséquences de chacune des options ?
Quelles seront les conséquences probables si je ne le
fais pas ?
Souvenez vous que l’on parle de votre corps, de votre
santé et que c’est votre décision. Toutes
les femmes ont le droit d’être le seul décideur
quand on en vient à leurs corps, saisissez cette opportunité
ou sinon quelqu’un en blouse blanche le fera à
votre place.
Retour vers
le haut
| Ce
site n'existe que dans un but informatif. Je ne cherche
qu'à aider des personnes souffrant d'endométriose. Je ne
suis pas apte à donner des conseils médicaux et il faut
consulter un médecin si une information semble correspondre
à votre cas. L'automédication est très dangereuse.
Je ne suis pas responsable en ce qui concerne les traitements,
les médicaments et les médecins |
|
|