Je
vis au centre de la Floride, mariée, avec un fils. Je
suis mariée depuis deux ans et j'ai 23 ans. L'endométriose
a été diagnostiquée pour la première
fois en 1994 et j'ai alors subi ma première laparoscopie.
J'étais au troisième stade et je souffrais beaucoup.
J'ai consulté une douzaine de médecins pour comprendre
ce qui n'allait pas chez moi car je ressentais beaucoup de douleurs
au début de mes règles.
J'ai essayé de prendre la pilule mais la situation n'a
fait qu'empirer. J'ai fini à l'hôpital pendant
une semaine.Ils ont pensé que j'avais l'appendicite.
Ce n'était pas ça. C'était une réaction
allergique à la pilule. Elle a mal réagi
avec mes pilules pour la thyroïde. J'avais alors environ
14 ans.
J'ai subi ma première laparoscopie et la maladie a été
diagnostiquée en novembre 1994. Avant que je subisse
ma seconde laparoscopie, je suis tombée enceinte. C'était
en mars 1995. J'ai perdu l'enfant lors du 4ème mois.
Peu de temps après ma fausse couche, la douleur a augmenté
et j'ai eu ma deuxième laparoscopie une année
après la première. Moins d'une semaine après
celle-ci, je suis tombée enceinte et j'ai fait une fausse
couche au bout de seulement une journée... J'ai eu beaucoup
de malheurs en peu de temps, c'est le moins que l'on puisse
dire.
Maintenant la douleur est revenue, et mon gynécologue
veut que je prenne des médicaments pour augmenter ma
fertilité. Je suis d'accord car je veux essayer d'avoir
un enfant avant que je subisse une hystérectomie totale.
Mon mari ne me comprend pas car il me voit souffrir constamment
et il ne le supporte pas. Il veut que je subisse une hystérectomie
tout de suite.
Je prends beaucoup de risques en essayant de tomber enceinte
et d'avoir un bébé avec mon mari, mais je suis
volontaire. Mais je suis assez effrayé car j'ai eu deux
fausse couche depuis mon fils. Si je tombe enceinte, je devrais
passer quasiment les 9 mois au lit. A propos des fausses couches
: la première était la plus difficile, car je
m'en suis voulue d'avoir écouter les docteurs alors que
je pensais qu'ils avaient tort. Mon docteur de famille m'avait
dit de continuer à prendre mon médicament pour
le cœur car il n'affecterait pas le bébé.
Il avait tort. Le cœur du bébé s'est arrêté
au quatrième mois de ma grossesse. Mon mari et moi essayons
toujours d'avoir un autre enfant. Il n'est pas encore arrivé,
mais je garde espoir.