Je pense que l'acupuncture joue un grand rôle dans ma
bonne santé du moment. Il faut comme toute médecine
que la personne qui la pratique soit compétente mais
donnez une chance aux autres médecines. Tout ce qui peut
soulager doit être essayé. La médecine traditionnelle
ne nous apporte que trop peu de réponse. Une meilleure
façon de s'alimenter, des vitamines ou encore des massages
peuvent apporter un réconfort non négligeable.
Pour mieux comprendre l'acupuncture, lisez ce qui suit...
Voici la préface du livre de Nguyen Van Nghi et d'André
Bijaoui : Acupuncture, moxibustion" paru au édition
Autres Temps ( Temps Parallèle) ( 135 F ).
Les origines de l'acupuncture se perdent dans l'histoire de
l'humanité. Les documents qui en sont la source sont
parmi les plus anciens que la culture humaine ait produits.
Sa pratique remonte à plusieurs centaines de milliers
d'années avant le Christ, et les conditions de son apparition
sont un des mystères qui accompagnent le naissance de
la pensée et de la civilisation. On peut affirmer que,
par son caractère millénaires et les milliards
de cas sur lesquels elle a pu expérimentée au
cours des siècles, l'acupuncture a fait amplement la
preuve statistique de son efficacité, donc de son lien
avec la réalité physiologique de l'homme. Une
thérapeutique dont les résultats ne seraient pas
réels, n'aurait pas ainsi défié le temps
et l'histoire.
Le principal ouvrage qui en assura la transmission jusqu'à
nous est composé des "Neijing" ( Suwen et Lingshu
). Il s'agit d'une oeuvre gigantesque rédigée
sous forme de dialogue entre l'empereur Huangdi et son médecin
Khi Pa. Dans ce dialogue, où le premier interroge et
le second répond, sont exposées toutes les bases,
les règles et les subtilités de la médecine
chinoise, en particulier de l'acupuncture.
Mais si la médecine chinoise a trouvé là
un véhicule qui a su la porter jusqu'à nous, ce
ne fut pas sans dommage. C'est ainsi que les textes furent brûlés,
puis reconstitués, que des copistes déformèrent
certains caractères, supprimant des nuances subtiles
mais importantes.
Enfin, l'Occident, que le colonialisme amena jusqu'en Orient,
imbu d'ethnocentrisme, ne voyant là que pratique primitive
et superstition, faillit donner à cette science millénaire
un coup fatal. Heureusement, des jésuites et des diplomates,
dont le plus connu est Soulié de Morant, s'intéressèrent
à son étude et la firent pénétrer
en Occident. Mais ce travail, aussi louable qu'important, fut
celui des sinologues et non des médecins. Il en résulte
que les termes chinois, dont les idéogrammes exprimaient
une notion médicale, furent traduits en un langage poético
mystique, très éloigné de la réalité
qu'ils étaient censés transmettre.
Il faut redonner à cet immense patrimoine culturel la
place qu'il mérite dans le savoir humain, combattre les
préjugés et les réticences dogmatiques
par une explication claire et détaillée des théories
qui en sont le fondement.
Les résultats obtenus, souvent spectaculaires, et d'une
remarquable constance, sont l'aboutissement d'une théorie
philosophique, représentation de l'univers et de l'homme
dans celui-ci.
Il est indispensable que tout acupuncteur la possède,
s'en imprègne, car elle repose sur toute une conception
de la pathogénie et, par suite, toute la pratique thérapeutique.