- 1 - Le quartier est né des étangs. Il a connu l'âge d'or avec l'activité brassicole. La place est le fruit de l'urbanisation galopante entamée au XIXe siècle. Depuis des années, on ne parle que de ça. La place Flagey et l'interminable chantier du bassin d'orage qui défigure le lieu et rend la vie dure à ses habitants. Une histoire d'eau qui n'a jamais lâché d'une coudée la chronique du quartier. Aussi loin que l'on remonte dans le temps, la vie de cet entonnoir encerclé par l'avenue de la Couronne, l'avenue Louise, la porte de Namur et le boulevard Général Jacques est liée aux tribulations d'une petite rivière, le Maelbeek, et des étangs qui se sont formés sur son passage. « Et de l'eau jaillit la cité », proclament les brochures touristiques ixelloises. C'est limpide Le document fondateur de la commune rapporte que le duc de Brabant Henri Ier fit don en 1201 à Dame Gisèle d'un terrain situé aux abords des étangs pour qu'elle y fonde une abbaye cistercienne dédiée à la « Chambre Notre-Dame » - Ter Cameren en flamand -, d'où La Cambre. Le nom originel du site y serait intimement lié : Elsene, ou Elsele, ou Else-Sele, soit le lieu où étaient plantés des aulnes. CQFD. Dernière précision toponymique : à l'origine, le petit ruisseau qui sourd de l'abbaye et s'étale plus loin en vastes nappes marécageuses s'appelle Pennebeek ( le ruisseau aux plumes ) en référence aux nombreux oiseaux qui nichent sur ses berges. Quand fut érigé au pied de l'actuelle rue Gray un moulin à farine, le cours d'eau fut rebaptisé Maelbeek ( le ruisseau qui moud ). Le moulin ne fut détruit qu'en 1870. |
| Au coeur d'Ixelles, une histoire d'eau " Le Soir " FRANCIS DUBOIS - 02.05.2005 |