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Une étrange
aventure !
Partie 4
Tout à coup, Patrick entend un bruissement de
feuilles puis quelqu'un qui murmure dehors près de la cloison
de leur prison.
- Papa ! On dirait que quelqu'un nous appelle
!
- Tu es sûr ?… C'est vrai…j'entends parler indonésien.
- Ayo pergi sama saya*, continue la voix.
- Qui êtes-vous ? demande Nicolas.
- Nama saya Yatu. Saya tidak jahat*.
Puis Yatu commence à tailler un trou dans le bilik*
derrière Patrick. Il coupe le bois discrètement en faisant des
pauses pour écouter les bruits du village et éviter de se faire
repérer par le gardien placé devant l'entrée principale de la
case. Au bout de quelques minutes, la brèche est suffisamment
grande pour se glisser à l'intérieur de la hutte. Au moment où
Yatu s'apprête à pénétrer dans la « prison », le gardien qui somnolait,
commence à bouger. Il fait quelques pas à droite puis à gauche
pour surveiller les alentours de la case. Puis il ouvre la porte
pour contrôler les prisonniers. Il s'avance tout d'abord vers
Patrick puis vers Nicolas et vérifie leurs liens. Au moment où
il se baisse pour examiner les noeuds, Yatu pénètre par la porte,
s'avance à pas de loup vers lui et l'assomme avec un gourdin.
Celui-ci s'évanouit et s'écroule par terre. Yatu détache les prisonniers
et lie les mains du gardien derrière le dos.
- Cepat, cepat ! Pergi sama saya !*
Nos aventuriers suivent Yatu à pas de loup. Dehors,
il fait sombre. L'air est frais et humide. Le village est silencieux.
Yatu mène le petit groupe en évitant les obstacles. Bientôt, les
voici au pied d'une palissade qui entoure une partie du village.
Cette clôture en bambou et légère mesure environ deux mètres.
- Comment va-t-on passer cette palissade ? questionne
Patrick.
- Venez par ici ! chuchotte Yatu. Il y a un passage
utilisé par les bêtes.
En effet, quelques bambous ont été arrachés à
la base. Un homme peut passer facilement en rampant. Nos trois
fugitifs se faufilent dans la brèche.
- Ouf ! Nous voila sauvés ! soupire Patrick.
- Attends ! déclare Nicolas. Nous sommes peut-
être libres mais nous avons encore un long chemin à faire. Nous
devons nous éloigner au plus vite de cet endroit. Bientôt le jour
se lèvera et les indigènes nous chercheront.
- Ne perdons pas un instant ! ajoute Yatu impatient.
Partons par ce côté.
La nuit engloutit les fugitifs. Au bout de trois
heures de marche, Yatu indique une petite grotte.
- Reposons-nous un peu ici. Nous serons en sécurité.
Demain nous traverserons par les marais.
Suite
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