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| THIRTEEN DAYS |
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| Cast: Kevin Costner, Bruce Greenwood, Steven Culp, Dylan Baker, Henry Strozier, Frank Wood, Len Cariou, Bill Smitrovich, Ed Lauter |
| Année:
2000 |
| Studio: New Line |
| Longueur: 145 minutes |
| Classé Général |
Quiconque ne s'intéressant pas au monde politique et historique se doit de voir Thirteen Days (Treize Jours en v.f.). Ce bijou un peu abimé à l'atmosphère authentique relate des deux semaines probablement les plus actives de l'histoire de la Maison Blanche, celles où se jouait la fameuse crise des missiles de Cuba opposant une fois de plus Soviétiques et Américains. Le film nous entraîne intimememt dans la vie du président John F. Kennedy (joué à merveille par le Canadien Bruce Greenwood), de son frère Bobby (Steven Culp), et plus particulièrement de leur conseiller politique, Kenneth O'Donnell (Kevin Costner, le seul véritable gros nom de la production). Le récit est d'ailleurs en majorité vu de l'angle de ce dernier, montrant en détail comment tout s'est joué et surtout à quel point la catastrophe totale a passé proche de survenir au début des années '60.
Un peu comme le récent Traffic, Thirteen Days revête souvent l'apparence d'un documentaire de haute gamme nous ammenant au coeur de l'action. Bien que le deuxième titre ne réussisse peut-être pas à atteindre la quasi-perfection du premier, il nous offre néanmoins tout un divertissement, et un de grande qualité. Et ce, pour les adeptes et mordus d'histoire tout comme pour les débutants. Évidemment, le récit se fait plus difficile à saisir par moment pour ceux ne possédant pas une base de connaissances sur le sujet, mais le scénario superbement ficelé et officiel et la réalisation électrisante de Roger Donaldson réussit à capter notre plus grande attention pendant près de deux heures trente.
Bien sûr, je dois l'admettre, ces 145 minutes ont beau posséder un très bon rythme, elles affichent aussi leurs quelques (rares) longueurs et leurs maladresses. Parmi elles, notons les moments peu convaincants du personnage de Kenny avec sa famille. Et pour ceux voyant le film dans sa version originale, l'accent Bostonais un peu trop poussé de Costner risque d'agacer à coup sûr. Et les autres qui auront su apprécier la magie et la quasi-perfection d'une autre oeuvre connue mettant en vedette l'acteur principal portant sur un sujet fort similaire, le film JFK d'Oliver Stone, trouveront fort possiblement Thirteen Days pâle en comparaison. Mais jamais rien de majeur auquel on peut possiblement s'opposer sérieusement. Car lorsque Thirteen Days se contente de traiter de politique (c'est à dire à plus de 90% du temps), c'est majoritairement grandement réussi. Des ressemblances physiques et psychologiques irréprochables de ces personnes ayant vécu (à commencer par J.F.K. lui-même), au stress montant de façon significative de jour en jour à la Maison Blanche, Thirteen Days possède tout pour faire paraître les élections présidentielles américaines de cette année comme un simple événement mineur d'envergure minable. Évidemment, Thirteen Days n'aura pas l'impact sur les membres de ma génération qu'il risque d'avoir auprès de gens plus vieux, mais je ne peux possiblement dénier la précision et l'intérêt avec lequel le film traite de son sujet, un qui mérite d'être découvert de plus près par tous. --RJ
Cote: B+
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