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| RUSH HOUR 2 |
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| Cast:
Chris Tucker, Jackie Chan, Zhang Ziyi, John Lone
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| Année:
2001 |
| Studio: New Line |
| Longueur: 120 minutes |
| Classé Général |
Rush Hour a pris Hollywood par surprise en septembre 1998,
et a eu l’effet, dans les mois suivants, d’une bombe atomique lâchée par surprise sur l’industrie.
Ironie du sort, elle mettait en vedette une star montante américaine (en Chris Tucker) et un
acteur asiatique de vieille réputation (en Jackie Chan). La comédie d’action a provoqué tant de rires
et de minutes de plaisir que, comme on pouvait l’anticiper avec la scène finale, on lui a donné une
suite.
Rush Hour 2 (Heure Limite 2 en v.f.) réunit ainsi les inspecteurs Lee (Chan) et Carter (Tucker), cette fois en Chine, alors que le plus grand combattant de kung-fu de l’Orient profite de vacances avec la plus grande gueule de l’Occident. Ces vacances connaissent toutefois une fin précipitée, alors que le duo de policiers décide de se mettre à investiguer une affaire louche impliquant un puissant gang de Hong-Kong.
Rush Hour méritait une suite. Le studio New Line possède entre ses mains une franchise de la trempe des Lethal Weapon sinon meilleure, et contrairement à The Silence of the Lambs (et son épliogue de 2001, Hannibal), on ne doute pas ici de l’utilité de rajouter un épisode. Rush Hour 2 tombe cependant beaucoup plus souvent à plat que l’on pourrait le croire. On a l’impression que l’équipe de production a grossièrement “analysé” ce qui avait plu au public lors du premier, et on a multiplié la dose par 10. Toutefois, on la multiplie sans pour autant y rajouter de la créativité ou du bon goût.
Chris Tucker semble parler deux fois plus que dans Rush Hour, et pourtant il fait rire deux fois moins. Évidemment, lorsque Rush Hour 2 fait rire, c’est grâce au grand comédien noir. Mais il en met vraiment trop. Il pousse, pousse et pousse pour des rires forcées sans constater que certaines situations ne sont simplement pas drôles (comme par exemple lorsque, dans un casino, il accuse un employé de racisme à plusieurs reprises en se mettant sur la table de jeu). Chan demeure normalement plus conservateur, et quand il pousse lui aussi (pour une profondeur un peu dramatique), il échoue.
Heureusement que Rush Hour 2 réussit sur une bonne partie des points où son original fonctionnait. Même si Tucker, comme je le mentionnais, ne livre pas la performance électrisante qu’il a offert il y a trois ans, il amuse constamment, et sa chimie exceptionnelle avec Chan ne déçoit pas. De plus, les scènes d’action impressionnent. Les magnifiques chorégraphies sont à la hauteur des meilleures de la carrière entière de Chan, et on ne s’ennuie jamais lorsqu’il y a un combat à l’écran. Rush Hour 2 ne vaut pas grand chose de plus qu’un divertissement moyen et ordinaire d’été, mais malgré ses nombreux défauts, on a tout de même hâte à un troisième épisode. --RJ
Cote: B-
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