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| THE CELL |
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| Cast: Jennifer Lopez, Vince Vaughn, Vincent D'Onofrio, Jake Weber, Marianne Jean-Baptiste, Dylan Baker |
| Année:
2000 |
| Studio: New Line |
| Longueur: 105 minutes |
| Classé 16 ans+ |
Woooaah! Pour un suspense qui frappe, The Cell (La Cellule en v.f.) en est tout un. Spécialement dans une année où si peu d'oeuvres ont réussi à renverser, l'impact de The Cell se fait double, ce qui n'est déjà pas moindre. Depuis Gladiator au tout début de mai et de la saison estivale, on n'avait eu rien pouvant même se comparer, ou se trouvant dans la véritable excellence. The Cell, un film tard en août (pourtant en général un mauvais signe avant-coureur), réussit enfin l'exploit dans un été m'ayant quasiment fait perdre confiance en l'industrie Hollywoodienne entière. Bien sûr, au début des vacances scolaires The Perfect Storm et Scary Movie m'avaient agréablement surpris, je dois l'avouer. Mais depuis lors (et même bien avant, avec le fameux Battlefield Earth et autres déceptions), rien ne m'avait vraiment secoué ou épaté pleinement. Je n'ira pas jusqu'à dire que The Cell me fait oublier entièrement ces plusieurs mois de banalité ou de médiocrité, mais disons que les Gone In 60 Seconds, Coyote Ugly, Hollow Man et autres stupidités passent beaucoup plus facilement si on compense avec un exploit cinématographique comme The Cell en bout de compte. Non, je ne pardonne pas pour le moins du monde Battlefield Earth; ça serait inhumain.
Le cinéaste Tarsem Singh (se servant dans le métier généralement d'uniquement son prénom), ayant fait sa réputation dans le domaine du clip musical (domaine qui, rappelons-le, nous a déjà emmené, entre autres, David Fincher et Spike Jonze, ce n'est pas peu dire), nous transporte donc (et j'insiste vraiment sur le mot transporter) dans un univers aussi étrange qu'indélibile. Dès la séquence d'ouverture, on peut déjà reconnaître la touche spécial de Tarsem, et on a déjà droit de s'attendre à un produit inhabituel. Et c'est le cas. Cette même séquence relate en fait le travail de la psychiatre Catherine Deane (Jennifer Lopez, montrant encore clairement qu'elle est meilleure actrice que chanteuse), alors qu'elle explore grâce à une prodigieuse technique futuriste l'esprit d'un jeune garçon dans le coma. Le boulot déjà plutôt complexe de Catherine se voit amplifié largement lorsqu'on lui met sur les épaules la mission de pénétrer à l'intérieur du cerveau d'un important tueur en série (Vincent D'Onofrio) capturé par la police et inconscient depuis quelques heures seulement. Rendue à l'intérieur, elle a comme tâche de trouver de l'information lui permettant de découvrir où se trouve la dernière victime du meurtrier, toujours vivante mais gardée captive quelque part. Et ce, elle doit le faire dans les plus brefs délais, puisque la jeune femme va périr dans les prochaines 72 heures si elle n'est pas sauvée à temps.
Comme je l'ai mentionné au tout début de ma critique, The Cell assome, et je le dis comme grand compliment. Ou, plutôt, ça électrifie à un niveau rarement vu dans la dernière dizaine de mois. Ça peut sembler ridicule, mais le maquillage, les costumes et spécialement la direction artistique valent à eux seuls pratiquement le prix d'admission. Parlant de direction artistique, et même de conception visuelle, voilà deux domaines malheureusement grandement sous-évalués, et The Cell le démontre assez clairement merci. Les décors et les accoutrements somptueux apportés par la fantastique équipe technique réussit à elle seule à amplement nous saisir et nous faire vivre littéralement dans un autre monde, en y croyant même. Les personnages se font tous intéressants même si on les met souvent en second plan, et pour cause (le charisme de Vince Vaughn, notamment, dans le rôle d'un officier du FBI, soutient toutes ses scènes). Et, en plus, lorsqu'on ajoute à cela de nombreuses prises de vues carrément hallucinatoires du réalisateur Tarsem (et toutes autres simplement parfaitement justes) et la tension qu'il construit d'un bout à l'autre, on ne peut que se trouver presqu'en état de choc devant la magie cinématographique à laquelle on a le privilège d'assister.
Bien sûr, The Cell a inévitablement été comparée à The Silence of the Lambs; certains l'ont même décrite comme une nouvelle version du 21ème siècle. Et je dois l'avouer, ça se comprend amplement. Les ressemblances de base du récit se font indéniables, et on est parfois déçus que ce même récit n'aye pas encore plus loin, de peur de rester dans du cliché, ou, du moins, dans un manque d'originalité - seulement dans le scénario, comprenez-moi bien. Et pour cela, il y avait à mon avis une solution, et c'était d'allonger le film, qui aurait pu s'avérer à mon avis, avec un traitement égal au reste, un meilleur produit à 120 minutes qu'à 105.
Cela dit, The Cell perd ses points en très petite quantité à cause d'un script qui aurait pu se faire quelque peu améliorer sur certains aspects spécifiques. Mais franchement, que peux-t-on possiblement reprocher de plus à un bijou comme celui-ci??? Du pur "thrill", il y en a à souhait: je n'étais même pas certain, pour la première fois en bien du temps, comment toute cette aventure allait vraiment se terminer. Des trouvailles, surtout visuelles, le film en regorge à tous les raccoins. Et des façons pour impressionner à tout bout de champ, Tarsem semble en avoir infinement. Ah! Un petit moment de paradis cinématographique après un été infernal... --RJ
Cote: A-
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