COYOTE UGLY
Cast: Piper Perabo, Maria Bello, Tyra Banks, Bridget Moynahan, Izabella Miko, John Goodman
Année: 2000
Studio: Touchstone
Longueur: 110 Minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Au moment même où j'ai aperçu le nom de Jerry Bruckheimer comme producteur pour Coyote Ugly (même titre en v.f.), une petite comédie sotte, je savais que quelque chose clochait sérieusement. C'est que Bruckheimer est en fait ce même multi-millionnaire nous ayant apporter The Rock, Con Air, Armageddon, Enemy of the State et Gone in 60 Seconds. Un petit projet léger comme celui-ci me semblait donc personnellement plutôt étrange. Je ne dis pas que je suis contre les changements ou les plusieurs orientations de carrière. J'ai été parmi les premiers à acclamer Jim Carrey pour son virage ambulatoire dans The Truman Show en 1998 et sa performance tout aussi juste dans Man on the Moon l'an dernier, faisaint tellement changement des stupidités du genre de Dumb and Dumber qu'il nous avait offert. Mais pour le producteur Bruckheimer, c'est une toute autre histoire.

Il finance donc ce script et le développement de ce dernier ayant comme base l'histoire désespérée d'une jeune Texane nommée Violet Sanford (Pipper Perabo) qui, après avoir emménagée de son état natal à New York, décroche un boulot dans un bar. Et s'en suit après tout ce que l'on a pu voir par les multiples publicités agressives du film: danses des "barwomen" sur les tables tout en arrosant d'alcool leurs vêtements évidemment taillés aussi courts et à la mode que possibles. Et pour que le récit n'aye pas l'air si vide, on tente avec échec lamentable d'introduire le cas de la carrière potentielle de chanteuse de la héroïne.

Les personnages sont tous si vides (à une exception: John Goodman, dans le rôle du père de Violet) que l'on a tôt fait de décrocher assez vite merci. La nouvelle-venue Pipper Perabo montre qu'elle pourrait clairement faire du travail intéresssant avec du bon matériel. Ce n'est malheureusement pas le cas ici, mais vraiment pas. Le reste des filles complète le groupe cliché féministe par excellence, avec Goodman provoquant quant à lui opposément les quelques rares réussites du film.

Mais franchement, que de surprises dans Coyote Ugly! (sarcasme). Que d'intérêt! (autre sarcasme). Mais ce qu'il y a sérieusement vraiment en bonne quantité est cette dose de ridicule à laquelle Bruckheimer nous a si bien déjà habitué (spécialement avec son autre flop de l'été, Gone in 60 Seconds). Et dans Coyote Ugly, les exemples ressortent à tout bout de champ. Le principe basique même de ce bar et de sa phénoménale réussite ne fait pas le moindre sens! Je veux dire, comment serait-ce possible que toutes ces dizaines de New-Yorkais se rassemblent pendant toutes ces soirées dans un bar où il se fait pratiquement impossible de respirer tellement l'espace à saturé de débiles en sueur, où il semble interdit de fumer, et où le "trip" est de se faire asperger de boisson dans un chaos total dépourvu du moindre sens?!? --RJ

 

Cote: D+

Retour

 

Hosted by www.Geocities.ws

1