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| CAST AWAY |
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| Cast: Tom Hanks, Helen Hunt, "Wilson" |
| Année:
2000 |
| Studio: 20th Century Fox |
| Longueur: 142 minutes |
| Classé Général |
Tom Hanks possède un don. Cela, j'imagine, semble évident pour toute personne contemplant le travail méthodique et pratiquement toujours juste de l'acteur tout en admirant son accumulation phénoménale de succès commerciaux et de nominations. S'il a saisi l'attention de tous en 1993 avec son interprétation surprenante d'un homosexuel mourant atteint du SIDA dans Philadelphia, Hanks n'a pas tardé à prouver au monde entier qu'il constituait tout sauf un feu de paille, remportant un deuxième Oscar en autant d'années grâce à Forrest Gump, et enchaînant cela de productions à gigantesque réussite comme Apollo 13, Saving Private Ryan, You've Got Mail et The Green Mile, en plus de fournir la voix principale des deux premiers épisodes de Toy Story. On pourrait probablement avancer que même s'il avait pris sa retraite avant le début du nouveau millénaire, Tom Hanks aurait sans doute été immortalisé comme meilleur acteur de sa génération. Ah oui, et il ne faudrait tout de même pas oublier de mentionner le fait que depuis '93, ses films ont ammassé en moyenne plus de 160 millions$ au box-office domestique.
Idée de continuer dans la seule vaine qu'il connait apparemment, celle du succès automatique, Tom Hanks y va d'une nouvelle performance extraordinaire dans Cast Away (Seul au Monde en v.f.). Il y incarne Chuck Noland, employé modèle de FedEx qui, lors d'un voyage de travail, voit le petit avion à bord du quel il est transporté s'écraser en plein océan, le laissant comme seul survivant...sur une île déserte au milieu de nulpart. Cast Away relate l'aventure fantastique de Chuck abandonné pendant plus de quatre ans.
Certains pourraient dire que le film de Robert Zemeckis, qui a justement dirigé Hanks dans Forrest Gump, emprunte sur du déjà-vu comme Robin Sucroé. Je le concède, le principe de base ne possède peut-être rien de particulièrement original. Cependant, Cast Away se fait remarquer par le traitement de cette même idée. Zemeckis utilise entre autre comme moyen pour montrer la solitude du héros un segment de plus d'une heure vers le milieu du récit sans la moindre musique et de très courts dialogues. Parlant de dialogues, ces derniers interviennent uniquement grâce à une trouvaille géniale, celle d'un simple ballon de volleyball trouvé par Chuck sur l'île. Baptisé "Wilson" par le héros (à cause bien sûr de la marque), l'objet s'avère d'une aussi utile qu'il peut sembler anodin, nous faisant rire au début alors que le personnage principal commence à lui converser, jusqu'à nous émouvoir profondément lorsqu'au bout de quatre ans, le pauvre homme est rendu totalement dépendant affectivement de Wilson. Et c'est surtout lors de ces moments que l'on peut admirer jusqu'où Hanks et Zemeckis ont la capacité de repousser les limites.
Cast Away constitue bien plus que la simple histoire d'un homme seul sur un bout de terre, des brillantes idées qu'il a afin d'assurer sa vie, ou de sa relation intense avec un vulgaire ballon de volleyball. C'est plutôt en fait un conte fantastique sur l'âme humaine profonde, l'instinct à l'intérieur de nous, la solitude, l'amour, et la persévérance. Mais c'est avant tout un autre tour-de-force de l'un des plus grands acteurs que l'univers du cinéma n'ait jamais connu. --RJ
Cote: A-
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