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| BRIDGET JONES' DIARY |
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| Cast: Renée Zellwegger, Colin Firth, Hugh Grant |
| Année:
2001 |
| Studio: Miramax |
| Longueur: 97 minutes |
| Classé Général - Déconseillé aux jeunes enfants |
Rarement-a-t'on vu, de récente mémoire, un personnage fictif aussi populaire que celui de Bridget Jones, l'héroïne Britannique du best-seller de Helen Fielding, qui boit comme un trou, fume comme une cheminée, affiche plusieurs livres en trop et se trouve en quête de l'amour parfait. Une des raisons de cette fulgurante popularité réside probablement justement dans le fait que ce personnage ne se trouve pas si loin de la réalité, au contraire. Et lorsque l'on a appris que le studio Miramax, qui avait acheté les droits du livre, préférait Renée Zellwegger, une Texane élancée, blonde et non-fumeuse pour le rôle devant de favorites locales comme Kate Winslet et Helena Bonham Carter, les remous se sont fait sentir en Angleterre. Et pour cause.
Zellwegger est une actrice complètement charmante; elle se fait toujours si adorable que l'on a misère à s'imaginer s'il pourra jouer une seule fois dans sa vie une mauvaise personne. Et dans la peau de Bridget Jones, elle brille, je lui concède. À un point tel qu'il n'est pas trop tôt pour elle pour rêver à une nomination aux prochains Oscars, spécialement après avoir été littéralement volée l'an dernier pour son travail magnifique dans Nurse Betty. Elle exerce tout son charme, et des millions de femmes autour du monde vont se voir à travers elle dans ce film. Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'imaginer comment Bridget Jones' Diary aurait probablement été meilleur avec Winslet ou Bonham Carter, pas nécessairement à cause de grosses failles de la part de l'actrice américaine, davantage à cause de nombreux petits éléments venant miner la crédibilité du personnage à certains endroits.
Mais le reproche vraiment important que je tiens à faire à Bridget Jones' Diary n'a rien à voir avec Zellwegger qui, comprenez-moi bien, s'avère tout de même très bonne. Il réside plutôt dans la sous-utilisation de Hugh Grant aux profits de Colin Firth, un acteur bien loin du charme et du divertissement automatique qu'emmène le premier. La première heure est fort agréable, alors que l'on a droit à plusieurs moments humoristiques, prenants et attachants. Grant et Zellwegger excellent ensemble, et on croit se diriger vers une douce petite comédie romantique de la trempe de Notting Hill et Four Weddings and a Funeral, les antécédents remarquables de Grant. Malheureusement, le récit préfère abandonner son délicieux parcours pour tomber maladroitement dans une romance forcée, ennuyante et décevante entre Bridget et un dénommé Marc Darcy (Firth). Et lorsque l'on voit, après les trente dernières minutes qui viennent grandement amputer le film, que la fin laisse présager une suite, on ne peut que souhaiter que l'équipe de Bridget Jones' Diary ne répète pas les mêmes erreurs deux fois, et parviennent ainsi à atteindre le sommum de la comédie romantique.
Cote: B
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