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| BLESS THE CHILD |
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| Cast:
Kim Basinger, Rufus Sewell, Holliston Coleman, Jimmy Smits, Angela Bettis, Ian Holm, Christina Ricci |
| Année:
2000 |
| Studio: Paramount |
| Longueur: 110 minutes |
| Classé 13 ans+ - Violence |
Hollywood est à court d'idées. Ça, c'est normal, compte tenu du nombre faramineux de productions. Mais ça paraît aussi bien trop. Et lorsque sort un film comme Bless the Child (Béni Soit l'Enfant en v.f.), ça ne peut qu'empirer l'image de la capitale du cinéma et mettre clairement dans le visage de tout le monde d'éveillé qu'elle tuerait pour de la créativité. Quand, en plus, on a droit à des actrices et des cinéastes qui n'ont pas connu le succès depuis belle lurette, le mélange tombe de haut.
C'est exactement le cas de Bless the Child, un mixe raté et affreusement évident de thrillers bibliques, sataniques, apocalyptiques (et tout le tralala) racontant ici l'histoire de Maggie (Kim Basinger, qui tuerait aussi pour un succès) à qui est un jour confié la garde de Cody, une jeune fille de moins d'un an que sa soeur junkie Jenna (Angela Bettis) ne veut pas garder. Maggie, par bonne volonté, accepte donc, et élève Cody du mieux qu'elle le peut jusqu'à ce que la petite ait six ans. Mais rendue à cet âge-là, sa vraie mère revient pour la chercher, et cette fois en compagnie du mystérieux Eric Stark (Rufus Sewell, de Dark City), fondateur d'une société secrète pour le moins douteuse. Maggie perd donc immédiatement la garde de Cody, mais ne l'accepte pas, et pour cause. Et les choses empirent encore plus lorsque Maggie découvre que Cody a été choisie pour des événements surnaturels...
Comme je le disais, les ramassis d'autres films commencent sérieusement à faire monnaie courante de nos jours, et Bless the Child n'a pas peur d'utiliser ça. Il me semble que l'on avait eu assez pour un bon millénaire de films du genre ne serait-ce qu'avec End of Days l'an dernier. Eh bien le réalisateur Chuck Russell (qui nous a pourtant donné The Mask en '94) en a décidé autrement, offrant cliché après cliché, faiblesses évidente après faiblesse encore plus évidente. Sans compter son usage désagréablement abusif et et spécialement injustifié de ralentis et de "fades" à tout bout de champ. Ce gars-là n'est certainement pas fait pour les thrillers, tombant dans pratiquement toutes les erreures de débutant. Autre exemple: puisque le début du film se fait lent (il a au moins eu l'air de s'apercevoir de ça), Russell, pour donner à l'audience dequoi à se divertir, fabrique un cauchemar horrible et non nécessaire que fait Maggie, qui n'apporte rien sauf de l'horreur et du dégoût. Malgré les quelques (rares) très bonnes frousses, Russell devra aussi repasser pour les moments de suspense (la confrontation finale entre Stark et sa bande et Maggie, entre autres, frôle l'excécrable).
À la défense du pauvre réalisateur, je dois toutefois noter qu'il est loin d'être le seul responsable, ou même le plus important. Le scénario, tiré du roman de Cathy Cash Spellman, comporte presque plus de failles que de forces, nous offrant des personnages bien trop sous-développés ou carricaturés. Basinger, qui n'a rien fait qui vaille de pratiquement des dix dernières années (à part L.A. Confidential, où même encore là elle ne méritait pas l'Oscar selon moi) n'apporte encore rien de spécial à son personnage, un dont on peut parfois douter - elle tient à se confronter absolument seule contre une organisation nationale!, et le reste du cast ne possède rien de trop spécial non plus (sans compter que l'on voit le "méchant", Stark, bien trop souvent). La petite Holliston Coleman qui incarne brillament Cody nous donne au moins un peu de répit, mais son personnage de fait tellement pas de sens qu'il se fait très souvemt difficile d'y croire vraiment - il me semble, par notions assez élémentaires, qu'une gamine de son âge qui vit dans l'enfer que Cody doit endurer heure après heure une fois après son enlèvement n'est pas le genre de qui va encore pouvoir arborer de beaux sourires, des élans de courage et d'humanisme comme elle le fait en toute circonstance! Et finalement, lorsqu'on voit une méchante vieillarde dans les quatre-vingts ans qui s'amuse à planter des seringues dans les yeux d'un pauvre homme, je ne vois pas qu'est-ce que ça peut faire sauf choquer, surtout à une période où la violence (et spécialement envers les enfants) n'est spécialement pas désirée.
Mais, attendez, allais-je vraiment oublier la chose qui m'a mis le plus en furie dans Bless the Child, l'ereur immense et impardonnable que le film ose comettre?! Comment oublier les cinq minutes étirées de Christina Ricci(que je voudrais baiser)!!! Je dois avoir manqué un épisode à Hollywood, parce que selon ce que je sais, Christina Ricci constitue l'une des actrices les plus talentueuses, jolies, et même prouvées de Hollywood, spécialement à son âge. Et lorsqu'en plus on a pour elle un des rares personnages très intéressants du récit, je ne vois pas le point, le but, la quelconque raison de lui donner MOINS DE TROIS SCÈNES!!! Et de donner, en contre-partie, à Kim Basinger, une actrice finie qui ne fait qu'accumuler flop après flop, la grosse partie du gâteau! Bien que ce soit moins choquant, on ose faire le même truc avec l'aussi talenteux Ian Holm. Et une fois que l'on a tout vu ça, que l'on s'arrête et on réfléchit à tout ce qu'il y a de détestable et de facilement reprochable à Bless the Child, la plus grand peut que l'on peut en ressortir et celle de retourner au cinéma. --RJ
Cote: D
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