END OF DAYS
Cast: Arnold Scharzenegger, Gabriel Byrne, Robin Tunney, Kevin Pollack
Année: 1999
Studio: Universal
Longueur: 122 minutes
Classé 16 ans+ - Horreur/Violence

Dans "End of Days" ("La Fin des Temps" en v.f.), Arnold Schwarzenegger nous revient après une absence de deux ans en tant que sauveur du monde.Il doit, en effet, protéger une jeune femme bizarre ayant des visions, nommée Christine York (Robin Tunney) du Diable, s'étant incarné dans un être humain (Gabriel Byrne). C'est que, voyez-vous, le Démon l'a désigné pour être la femme avec qui il donnerait naissance à l'Antéchrist, ce qui détruirait le monde pour les prochains mille ans.

"End of Days" se croit une incroyable fâble religieuse et apocalyptique; le film se prend extrêmement au sérieux même s'il emprunte absolument tout aux vrais bons films apocalyptiques et qu'il n'a trop souvent aucun sens. Par exemple, le Diable nous montre au milieu de l'histoire que les balles ne l'atteignent pas, que rien ne peut le toucher. Pourtant, une trentaine de minutes plus tard, ce dernier revole (et son corps meurt!) lorsqu'il se fait tirer dessus par Arnold! Ce Diable, justement, de Gabriel Byrne n'est qu'une copie ratée de celui d'Al Pacino de "Devil's Advocate". Il l'imite carrément! Mêmes expressions sur le visage, même personnalité (en gros) et il ose même piquer carrément des lignes à Pacino!!! Cela se produit lorsqu'il rentre chez notre Arnold et a un entretient avec lui. Et comment est-ce que notre M. Muscle se débarasse de lui? Il faut le voir! C'est vraiment ridicule; cramponé au bord de sa fenêtre d'appartement à l'extérieur, il est capable de lâcher une de ses mains, rester accroché, et balancer le Diable par la fenêtre. Je veux bien croire que ça se veut un film d'action, mais les limites existent! Et tout le reste est copié; de "Fallen" à "Se7en", en passant par "Rosemary's Baby", "The Exorcist", "Stigmata" et bien sûr "Devil's Advocate". Robin Tunney est très, très loin de la Patricia Arquette de "Stigmata" et ses visions exaspérantes ne font qu'empirer le cas de son personnage déjà très peu intéressant. Et, en parlant du film d'Arquette, ce n'est peut-être pas extrêment brillant de la part de Gabriel Byrne, pourtant bon dans le film du début de l'automne, de choisir d'incarner le Démon moins de trois mois après avoir joué un sauveur du Christianisme.

On doit, toutefois, souligner les effets visuels magnifiquement réussis. Parce qu'à part ça, ça en devient quasiment drôle de voir notre pauvre Arnold se débattre avec toute l'énergie du désespoir dans cette aventure sans queue ni tête. --RJ . --RJ

 

Cote: D+

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