À propos de l’article Science Presse Québec écrit par Marie-Sandrine Auger sur le Chindaï Régénération (Réponse envoyée au directeur de Science Presse Québec Pascal Lapointe) |
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En 2005, Science Presse Québec a diffusé un article injustifié et non fondé sur la pratique du Chindaï régénération, notamment auprès de personnes ayant un diagnostic psychotique.
Monsieur Lapointe, directeur de Science Presse Québec n’a cessé d’appuyer l’article de sa journaliste Marie-Sandrine Auger et a toujours refusé de diffuser cette réponse dans le courrier des lecteurs… Veuillez noter qu’en date du 8 octobre 2008, l’activité est offerte depuis 5 ans auprès de personnes hébergées avec un diagnostic de schizophrénie dans le réseau de la santé.
De : Grégory Ardiet, Responsable Chindaï régénération, Montréal
À : Monsieur Pascal Lapointe Directeur de Science Presse Québec Agence Science Presse, Montréal
Le 21 avril 2005,
Monsieur,
A la suite de la lecture le 18 avril 2005 de l’article ci-joint en date du 15 février 2005, paru dans le site internet de Science Presse Québec sur le Chindaï régénération, je ne peux que constater le manque de rigueur professionnel, d’éthique, de jugement et de discernement dans l’exercice de la fonction de journaliste de madame Marie-Sandrine Auger. De plus, je conteste ses propos arbitraires et diffamatoires.
Je m’explique :
- Tout d’abord, lors de ses nombreux appels téléphoniques au cours de l’automne, madame Marie-Sandrine Auger s’est montrée très inquiète, voir nerveuse en posant sans arrêt les mêmes questions portant sur le « corps énergétique ». A chaque fois, j’ai admis que l’approche du Chindaï n’était pas encore prouvée scientifiquement mais que des nombreux professionnels de la santé reconnaissaient sur le terrain certains bienfaits. De plus, je lui ai précisé que je restais ouvert à des projets de recherche. Mais il semble que madame Marie-Sandrine Auger a bien pris bien soin de ne pas mentionner cet aspect-là dans son article, et qu’elle a préféré interroger des professionnels d’association qui ne connaissent absolument pas l’approche Chindaï, ses fondements, et ses applications sur le terrain. Il est normal alors que ces personnes aient assimilé l’approche à d’autres techniques, ou n’aient pas fait pas de distinction entre cette approche et d’autres.
- Il est surprenant que madame Marie-Sandrine Auger n’ait pas eu le jugement de se poser la question (alors qu’elle était en possession du dossier avec références en main) pourquoi une nouvelle approche était enseignée dans le milieu de la santé institutionnel depuis 5 ans, auprès des diverses clientèles fragiles dans le cadre d’équipes interdisciplinaires. Madame Marie-Sandrine Auger semble sous-estimer les capacités de jugement et de discernement des professionnels de la santé avec lesquels je travaille depuis maintenant 5 ans : infirmières chef, psychologues, responsables de programmes, responsables de centre de jour, chefs d’unité, techniciennes en loisirs, infirmières, éducateur(e)s, physiothérapeutes. Pouvez -vous penser un seul instant que ces spécialistes de la santé m’auraient permis de travailler avec des clientèles fragiles et difficiles sans reconnaître un seul instant la pertinence de l’approche, ainsi que mes qualités humaines et professionnelles ?
- De plus, madame Marie-Sandrine Auger s’est bien abstenue de remarquer et de souligner que j’ai une formation universitaire en santé mentale de l’université de Montréal, et que je suis sur le point d’achever un baccalauréat en sciences humaines, formation pertinente, en relation avec mes interventions dans le réseau de la santé. De plus, j’ai plusieurs années d’expérience bénévole en milieu communautaire auprès des personnes âgées, et en milieu hospitalier autant auprès de personnes en soins palliatifs qu’avec des enfants malades.
- Les commentaires désobligeants sur le coût de 80$ dont fait mention madame Marie-Sandrine Auger ne sont absolument pas fondés. C’est encore sous estimer les capacités de discernement des gestionnaires du réseau de la santé… Le taux horaire de 80 $ est un taux régulier pour un professionnel qui intervient à contrat, comme pour un(e) musicothérapeute ou zoothérapeutes, dans des conditions comparables. D’ailleurs, ce coût comprend même le déplacement avec le matériel, la préparation de la salle et les consignes avec l’intervenant, l’activité d’une heure et le suivi et retour sur l’activité (sur la participation des bénéficiaires) avec le ou la professionnel(le) responsable dans le cadre d’une équipe interdisciplinaire. Loin de prendre en considération les aspects mentionnés, madame Marie-Sandrine Auger préfère laisser entendre que les professionnels et gestionnaires sur le terrain du réseau de la santé dépensent allègrement, sans compter et sans jugement les deniers de l’état. Si madame Marie-Sandrine Auger s’était déplacée, elle se serait rendue compte que l’activité Chindaï est même subventionnée par des bingo Chindaï dans certains établissements dans le but de l’offrir à leur clientèle avec des troubles cognitifs sévères. Mais madame Marie-Sandrine Auger ne s’est pas déplacée pour assister à un cours et rencontrer les professionnels. Elle n’a pas approfondi ses recherches, ni pris en considération que les activités dans les établissements font l’objet d’une évaluation permanente auprès de la clientèle, dans le cadre d’équipe interdisciplinaire. Elle s’est contentée de faire des commentaires non justifiés sur le prix de l’activité et l’aspect « non reconnu scientifiquement » de l’approche, tout en recopiant l’information que j’ai gracieusement mise à sa disposition.
- Concernant la pertinence de l’approche Chindaï auprès de personnes psychotiques à l’hôpital Fleury, il est vrai que lors de la première rencontre interdisciplinaire, l’activité offerte nouvellement offerte à une clientèle psychotique a été adaptée dans le but de respecter certaines caractéristiques propres à ce diagnostic, notamment le risque de perte avec la réalité. Ces adaptations ont d’ailleurs été prises en considération puisque je continue à travailler avec cette clientèle dans divers centres en prenant bien soin d’amener les techniques Chindaï en relation avec la réalité (les éléments de la nature). Ainsi, je donne l’activité depuis plus d’un an dans un centre auprès d’une clientèle psychotique avec une bonne participation et des bienfaits observables. Les intervenants n’ont pas remarqué de risques de « dangers ou de frousses », bien au contraire. Madame Marie-Sandrine Auger, journaliste professionnelle à Science Presse Québec a-t-elle pris en considération toutes ces variables pour rédiger son article ? Je doute sérieusement de son éthique professionnelle et de sa rigueur d’analyse et de recherche.
- De plus, je tiens à préciser que l’approche Chindaï ne prétend en aucun cas guérir les personnes souffrantes. En revanche, on observe des bienfaits au niveau du moral, du sommeil, du bien être général, et de la vitalité. Où se trouve donc la vison globale et la rigueur journalistique que l’on attend d’une professionnelle de la presse ?
- Je vous rappelle à nouveau que madame Auget, qui ne s’est jamais déplacée dans un établissement où je travaille pour assister, ne serait-ce qu’à une seule séance, ne peut se permettre d’émettre une opinion lapidaire sur un sujet qu’elle ne connaît pas.
Finalement, je tiens à vous faire savoir que vous êtes invité en tout temps à venir assister à une séance de Chindaï régénération dans un des centres du réseau régional de la santé. Je reste à votre disposition pour plus de détails.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Grégory Ardiet Responsable Chindaï régénération au Canada
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