ABEILLE (suite)

 

UNE VIE SOCIALE TRÈS ORGANISÉE

Les abeille ne vivent qu’en groupe, c’est impossible de vivre seule pour une abeille.

Une colonie d’abeille est composée d’ouvrières qui sont les plus nombreuses et qui se chargent de toutes les tâches inhérentes au bon fonctionnement de la ruche. Les abeilles exercent toutes leurs tâches successivement, au cours d’une vie qui en moyenne ne dure que quelques semaines (environ 45 jours). Les faux bourdons sont les seuls mâles de la colonie. Ils vivent au sein de la ruche en tant que fécondeur de la reine. Ils vivent au printemps et en été. Ils ne sont pas capables de se nourrir seuls, alors les ouvrières s’en chargent. N’ayant pas de dard, ils ne peuvent assurer la protection de la colonie. Ils ont surtout pour mission essentielle de féconder la reine. Une fois accomplie leur mission de reproduction, ils meurent éventrés par la reine. Ils ne peut y avoir qu’une reine par colonie. Celle-ci, née dans une cellule royale (alvéole plus gros que les autres). Il est construit spécialement pour y abriter des larves royales. A peine née, la première reine a pour mission de tuer toutes les autres larves royales, car elle doit régner sans partage sur la colonie. Si deux reines naissent en même temps, alors elles se livrent à un combat sans merci et la reine victorieuse prendra le commandement de la ruche. Trois à six jours après sa naissance, la reine s’envole pour unir cinq ou six fois de faux bourdons. Ce vol peut se renouveler jusqu’à ce que la spermathèque sois remplie de spermatozoïdes. Une fois fécondée, elle rentre à la ruche où commence sa vie de pondeuse. Elle ne sortira plus de sa ruche pendant les quatre ou cinq ans qui suivront et ne feront que pondre (2000 oeufs /jour soit 1 oeuf /minute).Elles sera nourrie par les ouvrières qui prendront soin d’elle car les ouvrières sont stériles et que sans reine, la ruche n’existerait pas.

.                                            UNE MORPHOLOGIE ADAPTÉE

Ses yeux très perfectionnés, lui permettent de voir partout, même derrière elle. Ses antennes perçées de trous minuscules, lui servent de « nez ». Elle est très sensible aux odeurs. Sa bouche comprend deux mandibules qui lui servent à faire toutes sortes de travaux et grâce à sa trompe, elle peut pomper au plus profond des fleurs.

Ses pattes antérieures, munies de petites ventouses lui permettent de saisir le pollen, de s’accrocher à tout support, de nettoyer ses antennes. Les pattes postérieures poilues et creusées comme des cuillers, sont dotées de sacs à pollen, où elle charge et amasse son précieux butin, ainsi que de crochets qui permettent de se pendre les unes aux autres pour former un essaim ou une chaîne crinière. L’abdomen contient le jabot, sorte de réservoir où l’abeille accumule le nectar, le miel, le miellat, l’eau, qu’elle peut ensuite rejeter au fur et à mesure de ses besoins. Ses deux paires d’ailes membraneuses offrent une moindre résistance à l’air, lui permettent de voler dans tous les sens, en avant, en arrière et sur le côté, d’être de puissants ventilateurs et de produire des sons particuliers servant de moyen de communication. L’abeille, comme la guêpe, possède un dard, mais elle ne pique qu’une seule fois, en cas d’urgence, pour défendre son territoire et ses réserves:son aiguillon planté arrache une partie de l’abdomen et elle meurt rapidement.

LE LANGAGE DES ABEILLES

Les phéromones sont des substances messagères qui circulent de l’une à l’autre par la bouche et les antennes et dans lesquelles elles puisent toutes les informations.

Les abeilles possèdent entre elles un langage codé d’une extrême précision, celui de la danse: cette danse, exécutée par les abeilles éclaireuses revenues à la ruche, renseigne les autres sur le lieu et la distance d’une source d’approvisionnement.

Citons pour exemple les mots d’Einstein:

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’Homme n’aurait plus que 4 années à vivre; plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes.... »


Les abeilles tueuses



  • Les abeilles tueuses ont un comportement qui diffèrent fortement de leurs cousines domestiques européennes.

    Abeilles tropicales, elles ne connaissent pas de période de repos et produisent du miel à longueur d'année. Elles ont aussi des populations beaucoup plus dynamique ce qui entraînent des fréquences d'essaimage beaucoup plus importantes.

    Mais un des points les plus intéressant est la manière dont ces abeilles défendent leur nid. Ces abeilles sont en effet très sensibles aux vibrations et réagissent très rapidement à la moindre stimulation. Elles vont en effet dégager très rapidement une phéromone d'alarme qui va stimuler les abeilles gardiennes, qui vont à leur tour dégager cette phéromone en quantité très importante. Cette stimulation très rapide et très puissante va littéralement transformer le nid en une "masse" d'abeilles hyper réactive qui attaquent tout ce qui passe à leur portée. Ces abeilles peuvent aussi poursuivre un intrus pendant un à deux kilomètres et rester agitées pendant plusieurs jours sans la moindre fatigue. Elles piquent 20 fois plus que les autres abeilles, le venin n'est pas plus fort mais elles sont donc bien plus nombreuses à se jeter sur leur victime et sont bien plus tenaces. Il faut savoir qu'une piqûre représente 0,1mg de venin, une seule piqûre n'est généralement pas très grave. Elle est surtout dangereuse pour une personne allergique, mais 100 piqûres peuvent tuer un homme. Il ne sert à rien de sauter dans l'eau ou dans une mare car les abeilles vont vous attendre à la sortie et là dur, dur !! En cas de piqûre, il convient d'aussitôt enlever le dard avec une lame de rasoir, une lame de couteau par exemple mais ne pas saisir la petite poche à venin car par pression vous allez finir de la vider dans la chair. Peu de choses efficaces pour calmer la très vive douleur, d'aucuns préconisent de tamponner avec de l'ammoniaque, ou d'approcher très prés le bout incandescent d'une cigarette car effectivement la chaleur forte neutralise l'effet du venin. Il existe en pharmacie une seringue aspire venin qui ainsi permet d'aspirer le venin en dehors de la piqûre.

    Pour calmer les abeilles on a recours de la fumée épaisse, froide et blanche. Dés qu'elles ressentent cette fumée, elles se gorgent de miel croyant à un incendie et à la perdition de la colonie, elles deviennent ainsi moins agressives. Cette fumée est générée par un enfumoir dans lequel on fait brûler du carton, pailles ou herbes sèches.

    Le cycle de reproduction de ces abeilles est aussi surprenant: des mâles sont produits en permanence et possèdent des glandes à mucus plus importantes que les mâles européens ce qui serait un atout lors du dépôts du sperme dans les spermathèques des reines. Ces avantages vont permettre aux mâles africains de s'hybrider assez facilement avec les reines européennes. En effet ils sont plus nombreux que ces derniers lors des vols nuptiaux et sont aussi plus résistant. On assiste ainsi à une africanisation des ruches à abeilles européennes...

    Des reines africanisées peuvent aussi s'introduire dans des ruches "européennes" et prendre la place de la reine européenne en la tuant. Les mécanismes de cette intrusion sont encore mal connus. Cependant la première étape de l'invasion consisterait à acquérir l'odeur de la ruche . Ensuite elles pénétreraient avec peu d'opposition dans la ruche puis prendraient possession du nid, y pondant alors abondamment assurant ainsi le remplacement de la souche européenne.

    Un autre point sur lequel il est intéressant de se pencher est l'adaptation de ces abeilles à une prospection de pollen et de nectar quand ceux ci sont rares et que les conditions sont difficiles. En un mot elles sont habituées à vivre "à la dur".

    Ces abeilles prospectent en solitaire durant de nombreuses heures, par temps couvert voire légèrement pluvieux et parfois frais au contraire des abeilles européennes qui travaillent par groupe et par temps ensoleillé.


Fait par Kevin le 6 décembre 2002

  pages 4 

Mis à jour le 13 décembre, 2002

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