English To help young sea anglers / Aider les jeunes pêcheurs / Ayudar los jovenes que se interesan al surfcasting Espaņol
surf casting


Surf Casting

Aquarium
_Maman : Anne, as-tu changé l'eau du poisson rouge ?
_Anne : Ben non, il n'a pas encore fini celle du mois dernier...
_...?!@!!!...


Ah bon..
_Quand vous prenez un bar, avez-vous remarqué quel côté comporte le plus d'écailles ?
_Non ?
_Le côté extérieur.


Pollution
Tous les pêcheurs savent que, à l'embouchure de la Seine, les poissons sont chargés en métaux lourds.
Certains croient avoir trouvé une parade : Une fois pêchés, ils suspendent les poissons par la queue sur une corde à linge. Les mercure, plomb et autres cadmiums descendent dans la tête.
Ils coupent ensuite la tête et mangent le reste du poisson !

Bon appétit...


Qu'est-ce qu'on mange ?
_Chéri où vas-tu ?
_A la pêche à la mouche !
_Ah bon...euh.. Je te préviens, je ne sais pas les préparer.


Qu'est-ce qu'un bon coin de pêche ?
C'est un endroit où les poissons ont réussi à rassembler beaucoup de pêcheurs...



Vitesse...
A quelle vitesse faut-il nager quand vous êtes poursuivi par un requin ?
Plus vite que votre collègue...

Légal ?
Dans un aber breton, un vieux pêcheur ramenait toujours du poisson alors que personne ne pêchait plus rien depuis un mois. Au garde maritime qui lui posait la question, il répondit : "Viens avec moi samedi et je te montrerai". Ce qui fut dit fut fait.
Le samedi suivant, le garde embarquait dans le canot du retraité.
Après 1 mille de route, le vieux sortit un bâton de dynamite de son sac et l'alluma. Le garde le regardai les yeux écarquillés alors qu'il lançait la dynamite à 20 brasses.
"C'est interdit !" s'exclama le garde en regardant le pêcheur ramasser ses poissons avec une épuisette.
"T'as jamais pêché comme ça ?" demanda le vieux.
"Heureusement, jamais !" s'étonna le garde.
Notre pêcheur allume un second bâton de dynamite et le met dans les mains du garde.
"Maintenant, dis-moi que tu ne vas pas pêcher à la dynamite !"...


En hiver
Un hiver près de Dunkerque, Jean-Louis et Pascal, deux amis font une sortie de surfcasting à la morue. Température -5°C, vent de N.O, vêtements chauds et thermos de café les aideront à passer la nuit.
Comme d'hab, ils s'installent à quelque distance l'un de l'autre.
Après que Jean-Louis ait halé deux morues au sec, Pascal lui demande :
"Avec quoi tu pêches ?"
"Aee ee aeeiiooee oo" répond Jean-Louis.
??? Pascal n'insiste pas, mettant l'incompréhension sur le compte du froid et du vent. Une troisième morue échouée (de belle taille celle-là) mis le doute dans l'esprit de Pascal..
"Avec quoi tu pêches Jean-Louis ?"
"Aee ee aeeiiooee oo" répond Jean-Louis.
Cette fois Pascal sentit le doute l'envahir..il insista :
"J'ai rien compris, Jean-Louis; avec quoi ?"
Jean-Louis, rageur, crache dans ses mains et dit :
"Avec des arénicoles chaudes !"..


Douce nuit ?
Une nuit de juin 2000, je traquais, solitaire, le bar Normand sur une plage de galets. La lune, quoique blafarde cette nuit là, éclairait suffisamment la paysage d'un contraste bleuté pour que je n'éprouve pas le besoin d'allumer ma frontale.

Les mains au fond des poches, je savourais la douceur de l'air pendant les trois minutes qui séparent le lancer de l'apparition des premières touches. Les prises de tacauds se succédaient, sans qu'il me fut donné la chance d'apercevoir la queue d'un maître Labrax.. Pour la énième fois je regardais la Polaire disparaître au grés des lambeaux nuageux.

Je m'installais dans une petite routine qui me faisait remonter mes deux lignes tous les quarts d'heure. Pas un bruit, une légère brise de mer me rafraîchissait le visage, tandis que les lumières de pont des fileyeurs et chalutiers clignotaient au petit large. La mer calme, enroulait à mes pieds des vagues discrètes presque silencieuses..

Comme souvent, à l'approche de l'étale, les touches se firent plus rares. J'en profitais pour savourer un café brûlant tout droit versé de ma thermos.. Les appâts déchiquetés révélaient la présence de crabes. J'envisageais de remplacer mes arénicoles par des languettes de seiches. Quand j'en aurai fini avec mon café..

J'étais fatigué de chercher une position horizontale pour mes bottes, sur des galets décidément toujours aussi mal rangés à chaque marée. J'envisageais donc de me déplacer de quelques mètres sur ma gauche où j'avais aperçu un reste de filets ou cul de chalut déchiré ou une bâche que l'éclairage de la lune ne me permettait pas de bien discerner. Mais qui m'apparaissait à priori plus doux que les galets qui me recroquevillaient les orteils au fond de la botte gauche, et me courbaient la voûte plantaire droite.

Pour vérifier que la position visée était confortable, je fis un pas en direction du tas de filets quand une touche me rappela à l'ordre des choses : la pêche d'abord.. Après avoir relâché le vingtième tacaud plus petit qu'une main et reboetté ma ligne, je relançait à l'estime, d'un pendulaire plus rageur qu'efficace. Après avoir retendu, la position d'attente reprit...

J'entendis un bruit de galets qu'on déplace légèrement. Comme cela semblait venir du tas de filets sur ma gauche, je me tournais vers ce qui semblait en être la source : rien. Mon esprit vagabondait..

Le petit bruit de galet se répéta alors que je retournait vers mes cannes... Je décidais d'en avoir le coeur net et fis un pas en direction du filet : rien, un mulot sans doute. (je me rappelais en avoir trouvé sous mon sac de pêche lors de la marée précédente , attiré par les appâts sans doute.)

Cependant que j'envisageais le déplacement des piques support en direction du tas de filet ou je trouverai une assise plus stable; à nouveau, le petit bruit discret d'un galet qu'on frotte me décida d'allumer ma lampe pour en avoir le coeur net. Je portais ma main à l'objectif de la frontale pour lui faire faire le quart de tour habituel qui m'apporterai un supplément de d'éclairage...

Je n'eu pas le temps de voir clair.. ni de faire un pas en arrière.. Une bête du Gévaudan de 60kg me sauta à la figure et me projeta sur le dos dans les galets. Je vis ma mort certaine dans le noir de la grève, égorgé par une réminiscence de mes lectures enfantines ! Pour la seule fois de ma vie j'eu des doutes sur la résistance de mon coeur contenant avec peine des battements explosifs ! Sentant ce souffle court sur mon visage..

Cette frayeur se transforma très vite en chaleur étouffante quand le sang se remit à circuler dans mes veines, activé par le bonheur de me sentir léché le visage par ce qui n'était autre qu'un gros chien de berger trop heureux de trouver un compagnon par cette nuit solitaire ! Toujours allongé sur le dos, j'étouffais sous les coups de langue du gros toutou, visiblement inoffensif et joueur, je peinais à me relever sur des jambes encore branlantes.

Et dire que je devisais depuis vingt bonnes minutes à propos de ce tas de filets ! Qui, lui-même, devait bien se demander quand j'allais me décider à jouer avec lui ! J'ôtais mes lunettes toutes léchouillées pour les "rincer" à l'eau de mer, et fourrais une main encore tremblante dans son poil épais pour me rassurer..

La nuit passait, et je conservais un oeil inquiet sur mon nouveau compagnon qui ne me quitta pas d'une semelle. A l'aube, au retour de lancer une ligne, il s'en était allé sans plus de cérémonie. Inutile de vous dire que je ne rappelle plus très bien si j'ai pris beaucoup de poisson cette nuit là...mais j'en garde un souvenir profondément gravé !

 
updated 24-Feb-2005
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