Au bonheur du jour




Retour Page d'Accueil

Après

Archives

 

Le mois de mai

Jeudi, le 23 mai

Voilà, ma page est en ligne. Grâce à une fée de l'informatique venue de bien loin jusqu'à mon coin de ce grand pays. Petit coup de baguette magique et l'ignare de la technologie a accès au vaste espace.

Au-delà de l'aspect technique, réussirai-je à utiliser cette page comme je le souhaiterais, comme il le faudrait pour en faire cet instrument de réflexion que je me souhaite depuis si longtemps? On verra bien...

Vendredi, le 24 mai

C'est la deuxième journée de mon site et j'avance sur la pointe des pieds. Je viens de terminer une agréable, chaleureuse et détendue conversation internet avec un de mes diaristes préférés. En ce moment, les seules idées qui me viennent sont très factuelles et très concrètes. Or, quand je rêvais de ce site, je voulais en faire un lieu de voyage à l'intérieur de moi-même, un moyen d'enrichissement de la vie intérieure. Et là je pense aux courses que je dois aller faire, à la visite à ma mère dans sa résidence pour personnes âgées en perte d'autonomie et je me sens pressée par le temps. Je n'ai pas encore trouvé ni cherché d'ailleurs de moment propice à l'écriture, ni de rite facilitateur de l'inspiration. Ma fée de l'informatique, elle, exigeait une immense tasse de café... Je sais déjà que cela me prendra de la musique, comme en ce moment alors que Ferré me chante Verlaine et Rimbaud. (Il chante inlassablement depuis quelques heures déjà, vu que j'ai cliqué sur le "repeat"... :-) Quand j'ai une fixation, j'ai une fixation...

Samedi, le 25 mai

Nous voici samedi et il fait très beau, enfin!
Je suis surprise de ma réaction face à ce site. Dire que je l'ai tant souhaité et puis maintenant qu'il est là, on dirait que je ne sais pas trop quoi en faire. Mes idées se bousculent, surtout celles concernant l'espèce d'introduction que je voudrais faire pour ce journal. Moi si volubile dans la vie réelle, me voici presque silencieuse, ou du moins ma pensée a de la misère à s'organiser. En fait, je ne suis pas certaine que je publiciserai ce site, c'est-à-dire que je le soumettrai à un regroupement comme la CEV. Pas que je craigne d'être lue sur le net, mais surtout parce que je pense que ce journal pourrait s'avérer n'être qu'un instrument tout à fait personnel et il pourrait ne pas revêtir beaucoup d'intérêt pour d'autres personnes. Même si j'écris un français correct, mon style est plus qu'ordinaire, je dirais qu'il est utilitaire. Je ne pense donc pas retenir l'intérêt par la beauté du texte et mes réflexions pourraient n'être valables que pour moi, notamment en raison de mon âge qui, j'en suis persuadée, est plus élevé que celui de la moyenne des diaristes et des lecteurs. Certains journaux que je prends plaisir à lire ont un style littéraire très beau ou leur approche est très originale et j'attends souvent avec impatience leurs mises à jour. Ce ne serait définitivement pas le cas du mien.

Au cas où finalement je choisirais de le mettre en ligne (et puisque je me donne dès maintenant comme règle de conduite de ne jamais revenir corriger un texte parce que je ne finirais jamais...:-) je dirai aux éventuels lecteurs que mon expérience préalable avec un journal se limite à une très brève aventure de quelques jours, alors que j'avais 14 ou 15 ans, et qu'un de mes frères, très taquin, était arrivé triomphant au repas familial avec mon petit cahier habituellement fermé à clé et qu'il en avait fait lecture à voix haute. J'en avais été très blessée à l'époque et cela avait mis un terme à mes velléités d'épanchement sur papier... :-)

Plusieurs décennies plus tard, voilà que j'ai le goût de remettre cela. Pourquoi? Parce que depuis l'été 1999, je suis une très intéressée et très assidue lectrice des journaux en ligne. L'humain me fascine, j'aime l'humain, comme il est, avec le pire et le meilleur. Je cite souvent cette phrase de Térence : "Je suis humain et rien de ce qui est humain ne m'est étranger". Je sais maintenant qu'on n'a jamais fini d'apprendre à vivre et qu'il est très enrichissant de voir comment d'autres humains s'y prennent pour parvenir à être heureux, le genre de réflexions qu'ils se font, les efforts qu'ils consentent pour réussir leur vie. Je trouve cela inspirant pour la conduite de ma propre vie. Dans la vie réelle, j'aime les livres portant sur la correspondance et les journaux intimes d'écrivains et autres personnages importants. Et les journaux en ligne m'apportent, eux, les expériences et réflexions de gens ordinaires qui consentent à faire partager leur vécu.

Mais ce qui me motive surtout dans cette idée d'avoir mon propre journal, c'est qu'au fur et à mesure de ces quelques années, j'ai pu constater chez plusieurs de mes diaristes favoris une belle évolution de leur vie, un approfondissement et un enrichissement de leur personnalité. Je sais bien que la vie elle-même se charge de nous faire évoluer, mais j'en suis venue à envier à ces diaristes ce bel outil qu'ils se sont donné et qui contribue à les rendre de meilleurs êtres humains.

Ce que je voudrais que ce journal m'apporte, que je le garde pour moi ou que j'en donne l'accès aux autres, c'est une pensée plus organisée, des objectifs mieux définis pour ce qu'il me reste à vivre, un moyen additionnel pour mieux voir et mieux savourer encore mon bonheur de vivre.

Mardi, le 28 mai

Bon, on ne peut pas dire que mon entreprise d'écrire ce journal commence bien : déjà deux jours sans entrée... En fait, j'ai été complètement absorbée par des problèmes reliés à ma mère, à sa très difficile adaptation dans cette résidence pour personnes âgées en perte d'autonomie. Ce journal, je le voulais pour moi, pas pour ce genre de considération qui concerne quelqu'un d'autre. Sinon, pour documenter mes propres impressions à ce sujet.

Quand je serai rendue à cette étape de ma vie, celle que ma mère vit en ce moment, j'espère être capable de mieux prendre mes responsabilités à cet égard et mieux assumer les changements nécessaires. Je veux être mieux préparée qu'elle, quand le moment sera venu, pour mieux accepter cette nouvelle étape de la vie, ne serait-ce que pour faciliter la vie de ma propre fille.

Bon, je viens de relire le paragraphe précédent et je suis frappée par le nombre de "mieux" que j'y ai écrit. Je sens que quelque part je suis en train de juger ma mère à ce propos. Oui, c'est vrai, elle me déçoit, comme souvent dans les moments difficiles qu'elle ou que nous avons pû connaitre au cours de notre vie familiale. Oh, rien de bien extraordinaires ou exceptionnels ces moments difficiles, tout simplement les difficultés "normales" d'une vie. Je sens que je porte en ce moment, comme souvent dans ma vie, un poids inutile, celui qui était le sien à porter et qu'elle n'assumait pas. Et cela, tout au cours de notre vie. Je lui en ai longtemps voulu pour cela, mais plus maintenant. On dirait que cela ne peut plus me blesser. Que je suis devenue plus forte qu'elle en raison de ces circonstances. Bon, je ne lui en veux pas, c'est clair, mais cependant, je dois m'en protéger. Tout en l'aidant le mieux possible à passer cette étape, je dois mettre une distance entre ce qu'elle est et mes sentiments. Il y a des choses que je ne puis pas faire pour elle, comme par exemple vivre sa vie. Si je lui tends une bouée de sauvetage, elle devra l'attraper et s'y cramponner. Psychologiquement, je ne me noierai pas avec elle si elle choisit de s'enfoncer. Ouf! que c'est dur à écrire une phrase comme cela et très difficile à relire. Je me sens froide et calculatrice, ce que je ne suis pas dans la réalité.

Ceci dit, je souhaite de tout coeur que la résidence où elle est actuellement en "probation" décide de la garder. C'est un endroit magnifique, le service est très attentionné, et elle dit s'y plaire. Nous sommes persuadés qu'elle pourrait y être très heureuse. Encore faudrait-il qu'elle y mette un peu du sien et qu'elle fasse preuve d'un peu de courage dans les jours qui viennent. Message à moi : Attention, attention, ne te laisse surtout pas aller à la culpabilité si les choses ne vont pas comme elles le devraient.

Bon, je ne sais pas comment indiquer que quelques heures se sont passées depuis le début de cette entrée. Je demanderai à la fée informatique. Je relis ce que j'ai écrit ce matin. J'ai l'air d'une femme malheureuse et aigrie, ce que je ne suis pas. Difficile de colorer les phrases de manière à les lire avec le ton voulu. Il manque les gestes, les intonnations de la voix, les hésitations, les rires, etc. J'ai eu l'occasion dernièrement d'écrire un petit texte pour un petit groupe de personnes chevronnées dans l'écriture (ce que je ne suis absolument pas) dans lequel je demandais comment on faisait pour froncer les sourcils ou mettre un sourire dans un texte écrit ou encore employer un ton doux... Peut-être une certaine pauvreté du vocabulaire chez moi.

Mon petit bonheur du jour? Le soleil! Il est près 14h30 maintenant et il entre à plein dans la maison. Et c'est la première fois cette saison que toutes les fenêtres sont ouvertes et que je vois mes rideaux battre au vent léger. Et puis, il y a eu Léo Ferré chantant Verlaine et Rimbaud et Perahia jouant les concertos 17 et 18 de Mozart et maintenant c'est Brendel avec le 15ème et le 21ème. Et le délicieux saumon et la salade fraîche du dîner.

Est-ce le moment pour citer ce long extrait de "Liberté chérie" de Julien Green, essai offert par un ami très cher? Oui, pourquoi pas, puisque j'en suis pour ainsi dire au début de mon journal et que cet extrait me semble important pour la suite. Bon, je ne sais pas encore comment mettre un texte en italique, mais il faudra faire sans, puisque la fée informatique est en vagabondage pour quelques jours, avant de retrouver ses propres quartiers. D'ici là, je dois me passer de sa science et comme j'ai décidé de ne jamais retoucher un texte une fois qu'il est écrit...

"Comment faire le dosage de ce qu'il faut dire et de ce qu'il vaut mieux suggérer sans tout à fait le dire? Il (l'auteur) aura beau être loyal, il n'en frôlera pas moins le mensonge par omission. Voici un an ou deux, un prélat catholique anglais a écrit ses Mémoires qu'il a intitulées : Pas toute la vérité. Admirons la formule. Elle permet tous les silences et absout toutes les réserves, mêmes les fameuses restrictions mentales qui se voient ipso facto innocentées par cette bonne humeur qui arrange tout. Pour ma part, je préfère cette aimable désinvolture à la solennelle fanfare de Rousseau annonçant qu'il va nous livrer la vérité tout entière pour avouer ensuite le vol d'un ruban couleur feu. Cela dit, la vérité passe à travers ses Confessions comme un torrent, parce qu'il y a dans la vérité une force interne à peu près ingouvernable et qu'en définitive elle a raison de toutes nos prudences et de tous nos artifices. Telle façon de mentir n'est pas autre chose qu'un aveu. Le lecteur attentif de correspondances littéraires, de journaux intimes et même de romans discerne très bien la vérité, qui rend un son inimitable, à la fois clair et profond, alors que le mensonge sonne creux. Là est le point sensible, car si le lecteur se rend compte de ses camouflages, l'auteur sait encore mieux à quel moment il dit vrai et à quel moment il arrange, à quel endroit de telle page il tripatouille la vérité. Cela tient à ce qu'il n'est pas libre. Il a ses interdits personnels et ces interdits lui font peur. Interdits de tout genre : moraux, politiques, religieux même, ou artistiques. S'il en a trop, il ferait mieux de laisser là la plume et son papier et de faire, par exemple, de la peinture abstraite qui, elle, est sans risque."

Bon, incroyable!!! La télépathie, ça marche!!! Je viens tout juste de recevoir un appel téléphonique de la fée informatique! :-) Bon, maintenant je sais!!! j'écris en italique!!! et je puis même écrire en gras!!! mais ce ne fut pas suffisamment rapide pour corriger la citation de Julien Green. À une prochaine pour cela! Mon problème actuel et immédiat?? Mozart! Il ne me prédispose pas du tout, mais pas du tout à l'activité. Or, je dois absolument sortir pour faire quelques courses encore pour ma mère. Mais comment faire quand la musique est si belle et si sereine? Bon, on se secoue, on remet le chat par terre (il était sur mes genoux à ronronner doucement) et on agit. À plus tard peut-être? On verra.

Jeudi, le 30 mai

Vite, vite, avant que la sensation de merveilleux ne s'estompe... Bonheur du jour? Une belle coïncidence : l'air "Exultavit ut gigas" (absolument sublime), du cd Grands motets de Jean-Baptiste de Mondonville, compositeur français de musique baroque, le cri d'un geai bleu dans mon jardin et l'horloge qui sonne six coups. Le parfum de la fine pluie chaude, le chat qui se lave doucement et ce café particulièrement savoureux. Quand je pensais à avoir un journal, je souhaitais y inscrire ces moments si riches, mais combien fugaces. Je voulais trouver un truc pour les retenir.

Je me souviens d'un autre moment du genre, il y a quelques années. C'était aussi un matin très tôt, en hiver. J'étais à l'ordinateur, dos à la fenêtre. Les grands arbres sans feuille n'avaient pas bloqué le soleil qui était venu animer la petite aquarelle sur le mur. Il avait filtré à travers les branches comme l'eau à travers les doigts et le chat, toujours mon chat, baignait dans ses rayons déposés comme une carpette sur le plancher de bois verni. Ce matin-là, c'était les partitas de Bach que j'entendais. Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais oublié. En cet instant, mon bonheur était palpable. Il m'arrive souvent d'y repenser.

Comme je repense aussi au confort d'être adossée au tronc du grand arbre dans le champs derrière le chalet. Cet arbre se dressait en solitaire et sa forme disait l'énergie déployée pour résister au grands vents. Combien d'heures j'ai passées là, parfois à réfléchir, parfois tout simplement à écouter les bruits de la nature en regardant les nuages ou un coucher de soleil dans les montagnes. C'est là que j'ai le plus rêvé ma vie, c'est là que j'ai vécu mes meilleurs moments spirituels, que je me suis, en fait, forgé une spiritualité personnelle, que j'ai le plus éprouvé le bonheur de la vie, que j'ai aussi, en revanche, le plus pleuré les moments difficiles. C'était ma cathédrale. J'avais peut-être dix ans la première fois que je m'y suis adossée. Et je l'ai fait très régulièrement jusqu'à ce que l'arbre rende son âme. Je devais être dans la quarantaine avancée lorsqu'il fut finalement abattu par le cultivateur qui s'était résigné à sa mort. J'ai encore de nombreuses photos en noir et blanc de cet arbre, que j'avais prises, toute jeune, pour pouvoir le regarder l'hiver quand nous étions retournés en ville et qu'il m'arrivait de me sentir à l'étroit dans ma chambre, dans ma vie. Quand les dimanches soir, je bêchais sur une version latine et que j'appréhendais la semaine qui débutait, quand mes amours d'adolescente me peinaient, je regardais ces photos et j'étais nostalgique de la belle solitude partagée avec "mon" arbre. C'est bizarre que je repense à ces moments. Je pense que c'est le fait d'écrire qui m'a ainsi fait remonter dans mes émotions passées. Peut-être aussi le cri particulièrement déchirant du geai bleu... Cet oiseau est aussi associé à ma jeunesse, parce qu'il y en avait beaucoup au chalet.

Et si j'écrivais quelques mots sur hier. D'abord, branle-bas de combat dans ma maison : je suis passée à l'attaque des centaines de documents de toutes sortes accumulées au cours des années. Documents divers se rapportant principalement à la politique des 30 dernières années de mon pays, allez hop! au recyclage. Pas que je ne sois plus intéressée par la politique, bien au contraire, mais je ne sens plus l'utilité de ces documents passés date qui se rapportent maintenant beaucoup plus à ce qui est devenue l'histoire qu'à l'actualité. Oui, je m'impliquerai encore tout autant, mais je le ferai différemment. Si les circonstances le permettent, je continuerai en ce sens aujourd'hui, en abordant mes notes de cours et travaux divers de mes études en sciences politiques. Non, ce n'est pas fait encore. Mes études sont terminées depuis plus de dix ans (oui, oui, études sur le tard, j'en conviens :-) et je n'ai jamais osé jeter autant d'heures d'ouvrage. Dans ma candeur, je pensais un jour relire tout cela à tête reposée pour mieux emmagasiner et assimiler la science dont j'ai été, pour ainsi dire, gavée. Je sais maintenant que je ne le ferai jamais, parce que mes aspirations sont en avant. Ce sont de nouveaux savoirs dont j'ai maintenant besoin, de ceux qui ont plus trait à l'Homme lui-même, à l'âme de l'humain, et non pas ceux d'une science qui s'adresse aux règles que les hommes se sont données pour apprendre à vivre en société. C'est le bac à recyclage qui sera content mais surtout ma conscience qui sera libérée. :-) Je me donne enfin comme mission de passer à autre chose! :-)

Et puis hier soir, moment charmant avec un copain. D'abord des sushis et du sake dans un resto branché sur une rue branchée. Nous y sommes allés assez tard, donc le resto était plutôt calme, tout à fait à mon goût. Et puis ensuite, promenade sur cette rue branchée que je n'aime pas habituellement. Pas trop pour moi les gens qui circulent en regardant les gens attablés aux terrasses qui eux-mêmes regardent les gens qui circulent... Mais une fois n'est pas coutume. Il y avait un petit peu de magie dans l'air chaud. Une des toutes premières belles soirées douces cette année. Et les gens semblaient plus ivres de beau temps, de chaleur que d'alcool. Il faisait bon. Puis, j'ai pensé à ces milliers d'endroits dans le monde où la réalité est cruelle, à ces millions d'humains qui souffrent et désespèrent et j'ai demandé pourquoi...

Hier aussi, ce mail d'un ami diariste qui sait que je travaille à ce projet de journal. Oh la la, il ne sait pas combien il me donne la frousse. Il me dit : (...) j'ai hâte de lire les débuts de ton Journal, de voir aussi comment tu fais ton entrée, le style de tes pages, la forme d'univers que tu vas imprégner à ton texte. Aussi n'oublie pas de m'envoyer l'url si pour le moment tu restes timide ou réservée (...) Mais c'est que justement je ne sais pas encore comment faire mon entrée. :-) Je n'ai pas encore écrit d'introduction, je n'ai pas encore donné de description me décrivant un tant soit peu, je n'ai pas encore trouvé la couleur du fond, la couleur de l'écriture, j'ai sauté sur une petite photo sur le net, mais suis très loin d'être certaine qu'elle me convienne, et je ne sais absolument pas ni comment, ni où lui chercher un substitut. Je n'ai pas non plus trouvé le style de ce journal, pas plus son allure finale que le contenu et le ton du contenu. La seule et unique chose dont je sois certaine, c'est le titre de mon journal: Au bonheur du jour. Bon, il faudrait une entrée pour l'expliquer aussi... :-)

Aïe, l'heure avance et je n'ai encore rien fait de pratique aujourd'hui. Comme il pleut légèrement, je remets à une autre fois encore la peinture extérieure (lampadaire dans le terrain avant, le balcon et sa rampe de fer forgé, la table de pique-nique et le vieux banc dans le jardin arrière.) Tiens, on dirait une liste que je viendrais cocher au fur et à mesure de son exécution... :-) Alors, si c'est une liste, il me faut ajouter aussi le sarclage des plates-bandes et la préparation des boîtes à fleurs des annuelles. La nature est vraiment en retard cette année, j'espère qu'elle se reprendra. Mon lilas n'a pas encore fleuri, les rosiers qui bordent mon terrain n'ont pas encore de boutons. J'ai été surprise hier cependant de constater combien les plans de muguet s'étaient étendus sous les grands arbres, dans la partie ombragée de mon minuscule jardin, près des fougères. Je les surveillerai attentivement puisque je n'ai pas encore compris le principe de leur floraison. Pourquoi certaines tiges ne produisent-elles pas de fleurs? Du moins, c'était le cas les années passées.

Bon, là je m'en vais à la recherche de documents à recycler... Je me sens d'attaque. Puis j'ai aussi envie de faire du sucre à la crème avec toute cette crème qui reste et aussi avec ces noix. J'en connais qui se régaleront.

 




haut de la page

Hosted by www.Geocities.ws

1