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Islam Chinois
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Avant propos |
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L’islâm en Chine a eu un épanouissement extraordinaire depuis le début des années 80. Partie intégrante de la réalité chinoise, l’islâm a subi les aléas imposés par le régime communiste en matière de religion : la tolérance initiale, puis l’interdiction dès les années cinquante jusqu’aux années soixante-dix. Avec le rétablissement des structures de l’islâm chinois, l’Association islamique de Chine (AIC.), sous la tutelle du pouvoir, a encadré la reconstruction de lieux de culte, la mise en place d’un enseignement confessionnel, et la reprise des contacts avec le monde musulman. Dans les années quatre-vingt-dix, la vitalité des mouvements de l’islâm chinois s’affirme, reflétant les débats qui agitent l’ensemble du monde musulman, mais dans le contexte particulier des relations avec le pouvoir communiste. La littérature apologétique ou les études scientifiques de musulmans témoignent du renouveau intellectuel. Jusque dans la grande littérature chinoise, des écrivains célèbres se sont affirmés musulmans. L’État a laissé échapper une partie de son contrôle au profit d’initiatives privées : à l’intérieur, avec la création de filières d’enseignement confessionnel ; vers l’extérieur, pour le pèlerinage, les études, l’accueil des prêcheurs étrangers. Ce bouillonnement, à l’instar de celui des autres religions et sectes en Chine, préoccupe les autorités. La pluralité de l’islâm est une réalité en Chine, il n’y a pas un islâm mais plusieurs islâms qui partagent tous le même message initial du Prophète. |
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Résumé de l’article
d’Élisabeth ALLÈS, Leïla CHEBBI et Constance-Hélène HALFON |
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