Accueil
Me Contacter
Mon blog
Mon livre d'or
Mon Album Photo
Mon CV

Mugunda Gratien
BASHONGA




Mes expéditions scientifiques

Mes  Publications

Mes souvenirs

Mes sites préférés






















Ressources fauniques, végétales, géologiques et touristiques du mont Hoyo




Le Mont Hoyo est constitué des 26 grottes réparties en 12 groupes. Ces  grottes constituaient, dans le temps,  le refuge temporaire d’animaux tels que l’okapi, le phacochère, le porc-épic, le pangolin, la chauve-souris, le chimpanzé,etc...

On observait également des Eléphants et bien d’autres grands mammifères dans ce massif. 
Des visiteurs en ont décrit, avec un enthousiasme justifié, la beauté grandiose qui dépasserait celle des sites de Han et de Remouchamps en Belgique, lesquels provoquent cependant un incessant mouvement de tourisme.

Pour le moment, la plupart de ces animaux dont les éléphants et les Okapis auraient disparus suite à la présence des milices « Ngiti » de FRPI et des éléments de APC/RCD-KML qui ont successivement occupé cette forêt. A cela s’ajoute la chasse, le piégeage par les Pygmées et les Lesse.

Les indigènes, toujours impressionnés par les grands phénomènes de la nature, racontent des choses fantastiques au sujet de certains génies et animaux qui les hanteraient. Leur présence supposée suscite chez les indigènes une véritable terreur qui se traduit par un refus formel d’assistance au voyageur.

Le « Grand Homa » leur a servi de refuge pendant les razzias des Arabes. Mais ils ont toujours caché l’existence de ces cavernes. Les ouvertures  en étant la plupart du temps obstruées par des éboulis, une végétation très dense et un enchevêtrement de lianes, il n’est pas étonnant que ces grottes soient restées si longtemps inexplorées.

Le Mont Hoyo ou Mont des Homas est classé comme réserve géologique et forestière. 

Voici les notes empruntées à Monsieur Ruscart au sujet des douze groupes de grottes.

  1. Matelu (alt. 1280 m) grotte « Ecurie », Abondance d’excréments d’Okapis. Pas de circulation d’eau à l’intérieur. Couloirs obstrués par des couches de guano de chauve-souris.
  2. Buhova (alt. 1200 m) ou grotte « Ossuaire d’okapis ». Puis vertical dangereux au bout de l’allée principale : rivière dans le fond ; circulation d’eau souterraine.
  1. Bertha-Kilongi-Lisette-Yvonne.
  1. Bertha (alt. 1150 m) de toute beauté quoique petite ; possibilité d’un étage inférieur à 1130 m. Habitat de l’okapi. Splendides stalagmites et stalactites (baldaquins, draperies, jeux d’orgue, fils de plafons, chaire de vérité,etc.)
  2. Ikolongi (alt. 1215 m). Gros monolithes de blocs erratiques ; descente dans la caverne obstruée ; hauteur probable 85 m. 
  1. Lisette et Yvonne (alt. 1170 m) grosses masses peu homogènes ; éboulis partout. 

4. Atshobaki et Isaka (alt. 1135 et 1140 m). Atshobaki ou Grand Homa, huit entrées dont 3 puits. Un menu filet d’eau le traverse partiellement ; passages souterrains, cours et halls se succédant ; sortie imposante sur dôme. Au fond, autel, belles colonnettes, statuettes. Phénomènes de résurgence au fond d’un grand portique. Repaire des chimpanzés. 

5.   Marie-thèrese-Marie-José-Renée. 

Massif très important au niveau 1130 m.
La salle de 74, 50 m de long, la plus grande découverte de 1944, est d’une saisissante simplicité ; deux colonnes toutes blanches finement ciselées (Adam et Eve) en sont les seuls ornements. Au Nord-est, à côté d’une fissure, grande oubliette. Les bouveaux de jonction ont établi une circulation d’aire très appréciable. Près du dôme ouest, vue superbe sur la grande forêt de l’Ituri ; gisements de guano très importants.

6. Manzenzele-Kikwassa (alt. 1130 m)

 Une forêt de monolithes et d’éboulis sépare le VI du V. Le « Homa » de Manzenzele comprend le lit chaotique, la grande grotte où circula jadis un bras de la rivière Manzenzele, une série de trois grottes où passe actuellement le suisseau sauvage. Chapelles, draperies, grosses stalagmites, colonnettes, gouffres frangés et stalactites. Ensemble fort beau et impressionnant.

7. Sagasaga (1160 m)-Talatala(1170 m)-Matetu(1160 m) et Matata (1160 m)

A Sagasaga l’eau de la petite rivière Saga tombe de près de 25 m de haut, au fond d’une salle saccagée et disaparaît pour ne paraître nulle part. Plusieurs galeries. Beaux cristaux de calcite ; souterrains reconnus sur 134 m.

 8. Yolohafiri (1030 m)

Bloc compact sauvage, de toute beauté. Le gisement (d’amont vers l’aval) débute par un banc dolomitique traversant la rivière Isehe d’où l’eau tombe verticalement d’une hauteur de 25 m, au milieu d’un décor impressionnant. Au fond : véritable cirque entouré de murs presque verticaux, gros éboulis partout : la rivière se fraie un chemin à gauche et à droite et disparaît brusquement ; l’ensemble constitue le puits du diable des « Walese ».

Une nouvelle dénivellation de 15 m nous amène à l’orifice sud de la grotte où l’eau arrive de 2 ou 3 directions à la fois. La rivière se reconstitue sur quelques mètres mais plonge brusquement dans un puits vertical pour ne plus apparaître qu’à la sortie, à la limite nord. Trois grandes salles, récemment découvertes, appelées les « Suzanne », d’une vision dantesque ; stalagmite géante de 12 m de haut à base érodée. Yolohafiri est un des joyaux de l’ensemble.

9. Matupi (alt. 1200 m)-La reine des Homas.

L’ensemble comporte six entrées par lesquelles pénètrent les okapis à la recherche d’un gîte. Véritable labyrinthe ; trois galeries de toute beauté ; on a l’impression que quelqu’un a présidé à la conservation de ces joyaux architecturaux. Les grès et les schistes de recouvrement sont passés à travers la toiture de la grande salle qui exhibe une série de colonnes d’un galbe et d’une finesse remarquables.
Stalactites et stalagmites géantes (dont plusieurs de 30 tonnes et plus), superbes colonnes, jeux d’orgues, guirlandes, alcôves, franges, etc.. le tout d’une pureté absolue.

10. Tsebahu-Kabambi-Kwama Kwama (1200, 1260 et 1230m)

On peut y suivre la rivière Tsebahu sur une distance de 1500 m. Genre tout à fait spécial, parc de merveilles, mais accès difficile : une série de travaux s’impose.

11. Makwaha-Andemoni(1345 et 1365 m) développement intérieur 150 m ; sans aucune ventilation

12. Lipanga-Uselosa (1300 et 1350 m).
Lipanga est à la source de la rivière de ce nom. Grotte basse s’allongeant sur 225 m.
Uselosa : énigme. Un ruisseau invisisble y chante à 25 m de profondeur.
Les grottes du Mont Hoyo deviendront, à l’avenir, un centre touristique des plus imports. La forêt de l’Ituri, habitat des pygmées et des Walese, constituait déjà une attraction. Dans un pareil cadre l’existence de ces grottes ne peut qu’inciter les voyageurs à s’y arrêter.

 


Escalier de venus

Escalier de venus au mont Hoyo, RD Congo. Les grottes se retrouvent en profondeur.



















Photo Gratien à l'escalier de Venus


          Visite de Gratien à l'Escalier de venus au               mont Hoyo, RD Congo













                                                 Mon blog c'est ici

   © 2007  MG BASH
1
Hosted by www.Geocities.ws

1