Voyage en Indonésie
(indo-nusus / îles indiennes)
Ceci est le
récit de mon voyage en Indonésie, les îles Java et Bali, une
aventure enrichissante et bourrée danecdotes.
Souvent je prends notes lors de mes voyages, les plus intéressants du moins, mais c'est seulement la deuxième fois que j'écris un récit.
J'ai tenté d'apporter un maximum d'informations utiles, à tous ceux qui désireraient s'aventurer dans ce merveilleux pays, un empire.
Ce site web est constitué de 4 pages web, chacune retrace une partie de mon parcours, respectivement : Jakarta ; Java (Yogja et Bromo) ; Bali ; et Java ouest. A noter que les belles histoires commencent à la 2è page.
Je serais ravi également de connaître les expériences d'autres routards ou de recueillir des opinions.
Introduction
Je décide de consacrer un mois pour faire un voyage en Indonésie, seul.
Mon programme est le meilleur quil soit : aucun.
Mon paquetage : une synthèse de toute la documentation sur le pays que jai recueillis via Internet et que jai étudié depuis un mois, deux appareils photos, et mon cher sac au dos qui maccompagne dans mes pérégrinations depuis 12 ans.
Je tiens à remercier également mon ami de l'ambassade d'Indonésie pour ses précieuses orientations.
Turkish Arlines offre les meilleurs tarifs pour Jakarta depuis Alger, léquivalent denvirons 1.000 , bien que javais acheté mon billet davion 1 jours après laugmentation de 10%, le 15 août, sur ses tarifs. Heureusement que je ne suis pas superstitieux !
16 septembre 2004 : le départ
Départ dAlger vers 13h. Mon voyage comprend 3 escales : Istanbul, Bangkok, et Singapour.
Malgré limpolitesse de lhôtesse de lair et le mauvais service de Turkish Airlines, le voyage était agréable grâce à la compagnie de la plus charmante fille parmi les voyageurs de ce vol qui comme par hasard avait sa place à côtés de moi (et vis vers ça!).
Je suis en salle dembarcation dans laéroport Ataturk, je fume un maximum de cigarettes, un long vol non-fumeur mattend à 23h00. Japprécie la séance de gymnastique, et de massage de la tête et des épaules, dun groupe dasiatiques dans la salle.
17 septembre 2004 : Arrivée à Jakarta
00h20 heure Turquie (GMT+3), direction Singapour escale Bangkok, dans un A340 avec des 950 Km/h.
Vol agréable quand même, grâce à la ravissante Taiwanaise assise à côté de moi, une pharmacienne de profession. Presque pendant tout le vol elle croise ses mains pour éviter de me déranger avec ses coudes. Une politesse à faire fondre, un style de conduite extraordinaire. On peut dire quelle ma bien mis sur le parfum, lorsque ses cheveux soyeux ont chatouillé mon nez, par accident (la première fois seulement), pendant quelle dormait.
Ce que je ne comprends pas, entre autres, elle na pratiquement rien mangé des 3 repas servit durant le vol. Je donnerais cher pour connaître son secret.
Avec des toilettes derrière mon siège, ce nest quau bout de plusieurs heures que jai compris lorigine du bruit bizarroïde que jentends chaque 10 à 20 mn, quand je suis parti moi-même aux toilettes et tiré la chasse.
Arrivé à Singapour Airport, gigantesque, après 14 heures passées dans l'avion, impossible de trouver la terre promise : « la salle fumeur ». Trouvée 20 mn avant mon vol, je me gave de 2 cigarettes sans même mon filtre, écervelé je cours à Gate E34, à 1 Km, jy arrive 5 mn avant lheure de décollage, de justesse.
Singapour Airlines, grand
standing. Boeing 777,
serviette chaude, repas avec assiette en céramique et un vrai verre,
jen passe, et je ne parlerais pas des toilettes. Seul
reproche, pas de pain à bord.
Jakarta, Soekarno Hatta Airport, 20h. Étonnant de voir que Jakarta a un décalage dune heure de plus que Singapour bien quelle soit plus à lEst.
Direction ladresse de mon hôtel, que jai noté d'Internet, dans lagglomération de « Lebak-Bulus », un bus climatisé, 10.000 Rps (presque 1), 10 à 15 fois fois moins cher quun taxi. De « Lebak-Bulus » Bus Terminal, le taxi que je prends trouve difficilement mon hôtel. Surprise, ce n'est pas les mêmes tarifs affichés sur Internet, négociation. Quand je me suis engagé à rester plus de trois jours jai eu un bon tarif, 150.000 Rps/nuit : appartement climatisée, salle de bain, frigo, TV, dîner et petit déj.
Le « Taksi » arrondi à 30.000 Rps le chiffre 26.000 de son compteur. Dailleurs les premiers temps je ne verrais jamais la petite monnaie de chez un chauffeur de taxi. 1ère leçon, toujours garder de la petite monnaie sur soi.
Japprendrais par la suite quil est très préférable de prendre des taxis de la compagnie Blue-Bird, leurs chauffeurs sont très corrects, ils savent quà la moindre plainte dun client cest le licenciement sans discussion.
18 septembre : limmersion, le grand parc de « Taman mini indah »
Après une discussion hier soir avec la charmante patronne de lhôtel, Pressilia, ancienne mannequin, elle me recommande daller à Taman mini, préliminaire incontesté pour un débutant. Elle me glisse tôt le matin un papier pour dire de demander à son employée Hérou de me conduire à « Cinere » (tchinéré), la plus proche bourgade, me montrer le Book-store pour acheter de la doc touristique, puis morienter vers Taman mini.
Hérou ne m'amène pas au Book-store mais tout prés de Cinere, chez une autre personne pour que lui m'y conduit avec sa moto. C'est quoi cette histoire ! mais nous étions en taxi !! Je crois en une façon de faire profiter d'autres de pourboire. Je me passe de lui, sans regret.
Après mêtre bien armé au Book-store de cartes et de guides touristiques, de Java et de Bali essentiellement, je demande à des jeunes comment aller à Taman mini, ils me dressent un journal de correspondances à prendre tellement compliqué ! je ne men sortirais jamais ! Finalement, cest un jeune en moto qui my conduit, sans trop savoir dailleurs où cest exactement. Cest plus rapide et ça me coûtera 5 fois moins cher quun taxi.
A noter qu'à Jakarta, il est très économique de faire les longues distances en bus au lieu de taxi, quand on est seul ou à deux, compte tenu de l'immensité des territoires et des embouteillages incommensurables. Jakarta (jayakarta) nest pas une ville mais des territoires spéciaux très étendus et surpeuplés, qui nappartiennent à aucune province.
Cest
marrant de voir tout ce monde qui monte et descend dans le bus
tout au long du trajet pendant les encombrements,
particulièrement les vendeurs de gadgets et cookies. Ils
distribuent leurs articles à tous les passagers, font une
présentation du produit, puis repassent pour soit récupérer le
produit ou bien largent.
Un « mi rebus » comme déjeuné, genre de pâtes, avec un Pocari (soda local à base de citron et de pomme). Je suis à Taman mini indah (jardin mini joli), un immense parc qui regroupe des architectures et des expositions, illustrant les cultures indonésiennes, innombrables. Plusieurs jours sont nécessaires pour bien visiter les pavillons les plus intéressants, la plupart sont également des centres dinformation touristique. Le parc comprend aussi des musées et plein dattractions.
A lentrée, je trouve le centre dinformation vides, pénible. Jai limpression dêtre le seul étranger dans ce parc. Certains pavillons et attractions sont déserts sinon fermés.
Jai compris après mon voyage que les touristes en fait vont plutôt dans des endroits bien ciblés. LIndonésie est le plus grand archipel au monde, un formidable réservoir naturel et culturel, donnant sur deux océans avec ses trois fuseaux horaires, et est découpé en 27 provinces. Les plus ciblées : les provinces de Sumatra, celles de Sulawesi (îles Célèbes), Bali, les îles de la Sonde, également les 3 provinces de Java, sans parler dautres régions qui ne sont pas moins fascinantes, Kalimantan (Bornéo), Iryan Jaya (Papouasie Nouvelle-Guinée), Malaka (les Moluques), et je ne rentre pas les détails.
Tard le soir, à la sortie de
Taman mini, trois taxis guettent les clients. Jusquà mon
hôtel le tarif est une fortune, non négociable. Je dis non, je ne suis
pas pressé et préfère prendre mon temps pour découvrir. A peine après la sortie
du parc un Blue-Bird (taxi compteur) me prend.
19 septembre : Taman mini, cest n'est pas fini
Retour à Taman mini. Direction les
pavillons de lîle de Java, arrêt au centre d'information
de Jakarta. Je sympathise avec lagent, on échange des
cigarettes, et grâce à sa gentillesse jai de quoi
compiler mon programme pour Jakarta.
Je suis déçu par le jardin botanique, laquarium et linsectarium, intéressant plutôt pour les spécialistes. En revanche, très impressionné par les pavillons de Sumatra, ceux de Sulawesi surtout, et de Java, admirables.
Je reste très admiratif de
linspiration et de la finesse duvre et
douvrage architecturales et artistiques, la richesse et
diversité culturelle, des indonésiens. Très charmante manière
de sallonger sur laire des lieux de culte.
Après un bref passage devant une répétition de pièce théâtrale de jeunes étudiants, je me réquisitionne devant un autre spectacle, plus loin, de répétitions de danse traditionnelle hindouiste. Adorables fillettes, musique fascinante de l'orchestre de percussions, le Gamelan.
La nuit tombe vite dans ce bled, et cest presque à la même heure durant toute lannée, cest ca léquateur. Je prends mon pas pour le retour sans trop savoir quoi faire de ma soirée. Avant la sortie de Taman mini je trouve sur une fête de mariage extraordinaire, dans une salle magistrale appartenant à lancien président Soarto lui-même. Le marié est le fils dun ancien président de la court suprême de Jakarta. Difficilement, on me laisse assister, merci à mon passeport musulman.
Musique dorchestre, accueil
protocolaire des invités, entrée des mariés en défilé
traditionnel spectaculaire, buffets irréprochables, danse
traditionnelle théâtrale, la totale, le tout dans un décor
grandiose.
Je reste stupéfié de voir la file dattente pour féliciter les mariés, qui diminue à peine depuis 2 heures. Dailleurs, les retardataires vont manger dabord, papotent bien, puis rejoignent la file.
Je suis très touché par la gentillesse des indonésiens, le contact est facile et agréable, je commence à me sentir un peu chez moi, de moins en moins dépaysé et pourtant, et ce nest pas uniquement grâce aux personnes avec qui jai discuté lors de cette soirée !
20 septembre : Jakarta, le zoo puis lun des centres de la ville, Block M.
Grâce matinée soignée, aujourdhui cest les élections présidentielles, je doute de louverture des lieux commerciaux, du moins la matinée.
Après déjeuné, je demande à Hérou comment aller au Zoo. Du coup, elle téléphone à sa patronne (Pressilia) pendant que moi je m'impatiente, puis me la passe. Pressilia me fait toute une analyse et dit quelle va demander au mari de Hérou de maccompagner, gêné je refuse. Ca sera le Boy à tout faire de lhôtel qui maccompagnera en voiture jusquà lentrée du Zoo, en refusant tout pourboire. Je ny comprends rien !
Dans ce zoo, ce n'est pas un appareil photo qu'il fallait apporter mais un Dictaphone, on entend des bruits d'animaux sans pouvoir savoir d'où ca vient. Un petit tour sur un éléphant, une rencontre avec le tigre blanc et le Komodo (lézard géant, le plus grand au monde), des spectacles d'animaux, et j'en passe.
Taman Safari est plus intéressant que ce zoo d'après les guides, mais il nécessite toute une journée, au moins, en plus il est loin et pas facile d'y aller.
Toujours au zoo, j'entre dans un parc consacré aux singes. Je cherche l'orang-outan depuis plus d'une heure, je les aurais tous vus sauf lui. Ce parc est un vrai labyrinthe, plus de chemins que de plaques indicatrices, écrites en indonésien en plus, je tourne en rond. J'abandonne, en plus on nous a confisqué les cigarettes. Va te faire voir Monsieur l'orang-outan, et les cacahouètes, je les garderais pour moi, c'est toi le perdant.
Je sors du zoo pour aller à Ancol, un complexe de parc de loisirs face à la mer, je fais escale à Block M. Je suis probablement dans le Bus Terminal le plus grand et le plus dense de Jakarta, tout autour une multitude de centres commerciaux en plus d'un grand complexe commerciale souterrain. J'y passe le reste de la journée.
Déjà la nuit, metro-mini (minibus) n°619 pour aller de Block M à Cinere. Arrivé, j'entre dans une grande surface. Je n'en ai jamais vu : ufs verts, pastèque jaune de l'intérieur, etc. Je découvre aussi que j'achetais toujours ma bouteille d'eau presque deux fois plus cher. D'ailleurs, du magasin à côté de mon hôtel, j'achetais à chaque fois ma bouteille d'eau à un prix différent de la fois précédente, tout dépendait de celui qui tient la boutique à ce moment. C'est ce qu'on appel les tarifs touriste.
Je cherche un taxi pour retourner à mon hôtel, deux filles me saluent et tentent de faire la conversation, je continu mon chemin. Je monte dans un taxi, elles passent devant moi, me saluent et lune me fait signe « on se téléphone » avec un grand sourire délirant. Je réalise que jai bien fais de ne rien tenter, ca peut être dangereux dans cette ville.
21 septembre : Ce qui reste à voir à Jakarta
Jai demandé à Pressilia hier soir sil y a une China Town, elle me parle de Glodok, pas loin de Ancol. Aussi, pas loin se trouve un grand centre commercial de lélectronique, et sur la route, le World Trade Center Mangga Dua (WTC).
Jatterris à Block M pour une correspondance vers Glodok, je laisse tomber ce dernier pour sillonner le centre commercial souterrain de Block M. Je me fais inviter à la table de deux ravissantes filles. En suivant les conseils de Safa je commande un plat chinois, le « kuitiwan goreng », gravement pimenté. Cest dangereux leur bouffe !!
Je change des devises et achete un billet davion pour Yogja (yogyakarta), pour demain. Je réalise que jai eu un très mauvais taux de change à laéroport.
Direction Kato, puis Ancol, un grand parc de loisirs comprenant aussi des hôtels et un port maritime, doù on peut visiter des milliers dîles paradisiaques toutes près. Les excursions à ces îles coûtent relativement cher. Cest plus pour les hommes d'affaires qui veulent une détente en restant près de Jakarta.
Visite de laquarium (Sea world) à Ancol : tortues et poissons géants, superbes.
Au retour je fais un crochet au WTC Mangga dua, complexe commercial titanesque, on trouve tous les choix, mais relativement plus chers quailleurs. Retour à lhôtel. 1 heure pour arriver à Block M, puis 1 heure pour Cinere, lembouteillage et tel que parfois on décent du bus pour continuer à pied.
