Ça fait déjà plusieurs soirs que je noircis le papier à la recherche des mots magiques. Je cherche en vain ce que je devrais t'écrire pour apaiser mon coeur et mes remords. Mais je ne trouve rien à dire. Je ne suis pas capable de justifier mon sentiment à ton égard, pas plus que je ne puis me résoudre à te le confier. Je t'écris ici, en espérant que tu liras ces mots qui sont pour toi, sans être certaine que tu les lis, sans que tu sois certain qu'ils sont pour toi. L'Internet est un médium bien ingrat, mais c'est le seul qui me permette de te rejoindre sans te viser directement.
Je n'ai pas d'idée précise de ce que j'ai envie de te dire, je n'ai aucun plan en tête, alors je m'excuse à l'avance si les propos qui suivront sont décousus. Je perds tous mes moyens lorsque je songe à toi.
J'écoute ta musique, celle que tu aimes. Je voudrais que tu m'invites à danser. Je veux enfouir ma tête dans ton cou pour respirer ton odeur, laisser mon coeur se faire bercer par la musique, et mon corps par le mouvement du tien. J'ai besoin de tendresse. Cette tendresse même que je devine en toi, cette tendresse qui demande juste à s'exprimer. Mais je ne suis pas la personne à qui elle est adressée, malheureusement.
***Je suis sincèrement désolée pour ceux qui me lisent et qui ne se sentent pas très concernés par ce que j'écris en ce moment, mais j'ai vraiment besoin de lui dire tout cela... Ne m'en voulez pas trop de ne pas vous raconter ce que j'ai fait durant le temps des fêtes, j'aime mieux ne pas en parler, et ce ne serait pas très joyeux. Et je me suis promis d'oublier. Et puis lui écrire ces quelques mots me fait tellement de bien...
***
C'est de la folie furieuse que de croire qu'un jour, tu m'accorderas toute l'attention que je rêve de recevoir de ta part. J'en suis bien consciente, et j'imagine que je l'assume. Je suis consciente de la place que je te laisse prendre dans ma vie, sans que tu l'occupes réellement, et il n'en tient qu'à moi de t'en chasser. Mais je m'y refuse, même si je souffre de ton absence quelques fois. J'ai besoin de rêver, j'ai besoin de me fixer un but. Je dois sentir que je vis pour quelque chose. Peu importe que ce quelque chose soit accessible ou non. Alors à défaut de me permettre de toucher ta peau, laisse moi au moins en rêver...
Le 19 décembre 1999 26 janvier 2000 Retour