Je voudrais tout d'abord vous faire mes plus sincères excuses pour m'être tue aussi longtemps. Je n'ai pas d'excuse, mis à part le fait que ce début de session me demande beaucoup de temps et d'énergies que j'aurais cru. Je sais, ce n'est pas une raison suffisante pour vous négliger aussi longtemps. J'en suis désolée.
Le mois de janvier aura été celui du froid. Je n'ai pas beaucoup sorti, préférant demeurer bien au chaud sous les couvertures que de montrer le bout du nez à l'hiver qui nous enveloppait de son chaleureux -47 degrés Celcius. Nous étions pris en otage par la température. Un bon pyjama, une couverture, un ours en peluche et quelqu'un pour nous réchauffer, voilà ce qu'il faut pour passer au travers de l'hiver Québécois.
Je me ferai peut-être pardonner mon mutisme des dernières semaines en vous racontant quelque chose de positif, pour faire quelque peu changement. :) Dernièrement, j'ai fait le point avec lui, à propos du malaise qui grandissait à chaque fois que je me trouvais en sa présence. J'avais de plus en plus l'impression d'être la personna non grata, celle qui est de trop. Mes craintes ont été infirmées, et j'en suis fort heureuse.
Cet inconfort s'est évanouï et j'ai pu lui parler ouvertement, à nouveau. Ces discussions m'avaient cruellement fait défaut et je suis enchantée de pouvoir les reprendre. Parler pour ne rien dire, et tout dire à la fois; parler pour le simple plaisir de communiquer avec quelqu'un. Et avec lui ça me semblait mieux qu'avec bien d'autres, parce qu'il y a un petit quelque chose d'impalpable qui nous unit. Ça doit être ce que l'on appelle une âme-soeur. Enfin, c'est ainsi que je le ressens, de mon côté. Qu'importe s'il ne ressent pas la même chose? Il m'aime bien, et c'est tout ce que je demande.
Voilà, mon petit bonheur tient dans le creux de ma main, ce n'est rien d'éclatant, mais c'est suffisant pour illuminer mon regard. Les glaces de janvier avaient engourdi mon coeur, mais toute cette glace a fondu d'un seul coup. Et je me sens mieux, je me sens bien.
Changement de sujet... Je n'ai pas l'habitude de sauter du coq à l'âne comme ça, mais vous me permetterez sûrement un petit écart de conduite, si je vous fais la promesse de ne pas en prendre une habitude... Changement de sujet donc, la semaine prochaine, je commence mon troisième stage. Même s'il ne me reste que quelques jours pour m'y préparer, je ne sais toujours pas quoi en penser ni quoi ressentir. J'ai hâte, terriblement hâte, mais j'ai du même coup très peur. Pas que je doute de mon orientation et de mes compétences, loin de là. Je suis certaine de mon choix de carrière et je suis certaine d'avoir ce qu'il me faut pour y arriver, seulement, je suis stressée. Stressée par l'importance que représente cette étape dans mon cheminement scolaire; stressée par l'ampleur de la responsabilité qui me sera confiée... Et puis, je me demande, en regardant quelques unes de m