Une autre année scolaire qui vient de prendre son envol. Je ne sais pas vraiment ce que j'attends de celle-ci, mais je l'espérais mieux que la dernière. Malheureusement, j'ai toujours cette désagréable impression que mes collègues de classe sont meilleures que moi et que je ne mérite aucune attention. Je croyais que l'été allait me donner la chance d'oublier un peu les vieilles rancunes et comment je voulais les étriper à la fin de l'année dernière, mais non. Je suis toujours aussi fatiguée d'entendre parler de vêtements et de coupe de cheveux, d'esthéticienne et de mascara. Peut-être ne suis-je pas assez féminine et superficielle, mais je ne cadre pas du tout dans ce genre de conversation. Plus j'y songe, plus je réalise que des vrais amis, j'en ai peu.
C'est idiot. Je me sens tellement étrangère à tout ce monde que je n'arrive même plus à ouvrir mon coeur à celui que je prenais pour mon meilleur ami. Ce n'est pas qu'il ait vraiment changé, c'est seulement que je garde tout en dedans. Je ne sais trop si c'est la gêne ou si c'est la peur d'être jugée qui me retient, mais je n'ose tout simplement pas lui parler. Il faut dire que je ne suis pas vraiment à l'aise avec cette histoire moi-même alors en parler à quelqu'un d'autre me semble très difficile. Pourtant, je suis convaincue que ça me ferait un bien énorme. Il faut peut-être que je me donne du temps...
À tout hasard, je lance ces quelques mots sur cette page, me demandant bien s'ils sont lus et s'ils intéressent qui que ce soit. Peu m'importe, en bout de ligne, j'ai l'impression que quelqu'un m'écoute et ça me fait du bien.
***
-Tu me fais sentir comme si j'étais de trop, comme si tu n'appréciais pas ma présence. Tu me dis des choses méchantes, peut-être à la blague, juste pour rigoler, mais à la longue, ça finit par faire mal. Tu ne me dis plus rien de gentil, seulement des choses pour que je perde confiance en moi, des choses pour que j'aie l'impression que tu me détestes. Et je finis par y croire. J'aurais besoin que tu me dises ou que tu me montres que tu tiens un tant soit peu à moi. Je t'en prie, cesse de poignarder mon coeur de tes mots méchants...
-...
Le 22 août 1999 Le 13 septembre 1999 Retour