B E R G A M E
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Reviendra-t-il un jour ce temps de liesse O� r�vant sans fin, l'�me pleine d'ivresse Je faisais de Bergame, ville enchanteresse Ma douce compagne, ma belle ma�tresse? Au temps de mes premi�res amours Tout �tait si beau sous le ciel d'azur. On s'aimait jour et nuit, nuit et jour Et nos amours �taient si chastes, si pures. Que mon coeur s'attriste, loin de Bergame! Qu'y puis-je maintenant si ce n'est de r�ver Et me bercer au souvenir d'une grande dame Qui m'apprit � tant sourire, � tant aimer. Comment oublier sa tendre voix de sir�ne Les nuits langoureuses de la belle Lombardie De ces chansons si r�chauffantes et si sereines Qu'elle fredonnait tout bas avant minuit! Bergame, � ville princi�re aux mille attraits Tu as attis� en moi des d�sirs intarissables Toi qui me fis conna�tre tant de beaut� Et fut pour moi source de r�ves insatiables! Pourrais-je un jour du haut de la colline Revoir les murs qui parlent de ton pass�? Passer a San Virgilio des heures c�lines Et revivre ces joies divines, ces beaux �t�s? Le jour s'attriste et tristement je me fais nuit La chair, h�las! est d�j� lasse de cette vie. Pourrions-nous enfin dans le temps qui fuit Semer une graine dans ce vaste champ d'ennui? Claudio Wye le 18 f�vrier 1998