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I N D E X ] |
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"Le blocus économique contre Cuba, que les Etats-Unis ont imposé depuis trois décennies, est un crime contre l'humanité. On ne peut interdire nourriture et médicaments à un pays pour des raisons idéologiques, raciales ou religieuses." |
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la necessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba
Les séances à l'Assemblée Générale des Nations-Unies se suivent et se ressemblent : pour la septième année consécutive, le blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis plus de 35 ans a été condamné. Il ne s'est trouvé que 2 états membres à voter contre : les Etats-Unis, bien sûr, et Israël. Et, comme d'habitude, le représentant des Etats-Unis aux Nations-Unies déclara que son pays ne se plierait pas aux injonctions de l'ONU... Que l'auto-proclamé Gendarme du Monde se retrouve en si maigre compagnie a de quoi faire réfléchir. Que celui-ci se retrouve, une fois de plus, pris la main dans le sac d'une « tentative de crime humanitaire » a de quoi faire réagir. Déjà renforcé en 1992 par la loi Toriccelli, le blocus atteint une nouvelle dimension par l'adoption de la loi Helms-Burton en mars 1996, quelques mois seulement après 3ème vote des Nations-Unies. Cette loi menace désormais de représailles toute personne, physique ou morale, qui entretiendrait des relations financières ou commerciales avec Cuba. Différentes entreprises dans le monde ont déjà reçu un courrier de l'administration américaine (en recommandé avec accusé de réception ?) annonçant l'imminence des mesures de rétorsion. Les justifications avancées par les Etats-Unis pour imposer le blocus à Cuba ont varié selon les époques et se sont adaptés à une situation donnée comme à son contraire. Il serait donc hasardeux, et surtout vain, d'en avancer une seule au risque de se voir démenti peu après par une autre... Ce qui est certain, c'est qu'au delà des nombreuses idées reçues sur la question cubaine, le cas de Cuba est dérangeant : un pays du Tiers-Monde qui se hisse, en une seule génération, à un niveau de santé et d'éducation comparable au pays les plus riches, cela ne fait pas partie des schémas habituels. S'agissant d'un pays se proclamant du Socialisme, cela devient inconcevable. Pour Cuba, comme d'ailleurs pour le Nicaragua ou le Chili, l'administration américaine n'a jamais caché que, pour elle, « l'exemple d'un gouvernement marxiste en Amérique Latine est inacceptable ». Alors, bien sûr, le blocus devient une évidente nécessité. Alors, bien sûr, ceux-là mêmes qui défendent les « lois du marché » et la libre circulation des biens et des idées interdisent la vente de médicaments à Cuba. D'un côté, on inonde en coopérants et « soutien économique » des régimes qui ne peuvent même plus cacher la situation catastrophique dans laquelle ils ont plongé leurs pays, de l'autre on impose un blocus à un pays qui a donné le taux de mortalité infantile et d'analphabétisme le plus bas du continent et l'espérance de vie la plus élevée. A l'heure où l'action humanitaire devient un fonds de commerce politicien, est-il concevable de laisser ruiner méthodiquement un pays ayant déjà vaincu les fléaux de maladie, de faim, d'analphabétisme ? Le tout justifié par des arguments qui ne sont jamais avancés quant il s'agit de pays « amis ». Le blocus a été imposé par les Etats-Unis au nom de « la Démocratie et du Monde Libre ». Mais en quoi le fait d'arracher un cahier des mains d'un enfant cubain rend-il le monde plus démocratique ? Le monde est-il plus libre depuis que les médecins cubains opèrent sans anesthésie ? Et quelle exemple de liberté et de démocratie peut-on offrir dans ces conditions quand on entend dans la bouche d'un médecin cubain « même à nos pires ennemis, nous n'aurions jamais fait ça ». Et, enfin, qui nous convaincra que le peuple cubain mérite de mourir ainsi sur l'autel des intérêts nord-américains dans l'indifférence du reste du monde ? FRANCE-AMERIQUE LATINE Comité Départemental du Rhône |