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Répétition comme effacement -
4ème séance Sublimation et répétition Dans la dernière séance je vous ai parlé de
l’usage de la répétition dans deux œuvres plastiques : Warhol et Arman.
J’essayé de vous souligner l’existence d’au moins deux régimes de répétitions
en opération à l’intérieur de ces expériences esthétiques. L’une répétition
servait à renforcer l’aura fétichiste des objets présentes, l’autre qui visait
à effacer le cadre responsable pour la production des effets de sens qui
déterminent les coordonnés de signification de l’objet. L’une est proche de ce
que l’on peut appeler dans la clinique analytique de répétition du fantasme.
Ici, l’objet apparaît comme support d’un processus fantasmatique de
répétition. L’autre nous donne de figures pour réflechir
sur une répétition pulsionnelle, pour autant que ce régime de répétition
nous permet d’avoir l’expérience d’un objet dépourvue de cadre imaginaire de
saisie. Un objet qui, chez Arman, apparaît comme ces ruines qui restent lorsque
le désir a opéré sa consommation et qui, chez Warhol, apparaît comme
l’étrangeté de ce qui est réduit à son caractère chosifié. Aujourd'hui, je voudrais
continuer cette fois afin de vous donner une figure esthétique capable
d'exposer un rapport, établit par Lacan, entre sublimation et répétition. Un
rapport qui dévient nécessaire lorsqu’on accepte que « toute pulsion est
virtuellement pulsion de mort »[1]. Car, si la sublimation est une forme de satisfaction de la pulsion sans
refoulement, alors elle peut nous expliquer comment on peut produire un
objet qui puisse satisfaire la la négativité de
la pulsion de mort. C’est surtout la répétition qui nous donne les cordonnés de
ce processus de production. Ce que nous explique pourquoi Lacan parlera de
"La sublimation comme le lieu qui (...) est pourtant celui qui va nous
permettre de comprendre de quoi il s'agit dans cette satisfaction fondamentale, qui est celle que Freud
articule comme une opacité subjective, comme la satisfaction de la répétition"[2]. Rappelons ce que je dis à la dernière
séance : la répétition doit être
comprise comme un mouvement de constitution des objets de l’expérience à
travers l’effacement de ce qui leur soumet à la généralité d’une certaine
notion de concept. Mon exemple viendra de l'oeuvre de Steve Reich: un musicien considéré, avec Terry Riley, Phillip Glass, John
Adams e La Motte Young, comme représentant majeur de la première génération de
l'esthétique minimaliste en musique. On accepte généralement
que le précurseur du minimalisme en musique serait La Motte Young. Le même qui
a définit le minimalisme comme : « ce qui est crée avec le minimum de
ressources »[3].
Mais, s’il faut trouver une source, je crois qu’il faut retourner d’abord à
Webern avec son processus de réduction de la musique au jeu de répétition
sérielle et surtout à Erik Satie : le premier musicien à avoir réduit sa
grammaire musicale à la stricte répétition des séquences, à la pulsation
régulière, à la variations minimale des paramètres harmoniques, dynamiques,
mélodiques et à l’usage exclusive des harmonies non-fonctionnelles avec des
modulations des motifs mélodiques dérivés des arpeggios. Afin de commencer à
parler de Reich, disons que son oeuvre nous fournit des coordonnés privilégiés
pour comprendre la sublimation, pour autant qu'elle nous permet de repenser les
bases pulsionnelles de la répétition à l'intérieur de l'événement musical. Il
est vrai que, dans un certain sens, toute
musique est répétitive, puisque toute structure musicale est fondée sur des
mouvements de retour à des matériaux harmoniques, mélodiques, sériels ou même timbristiques déjà exposés. Tous les plusieurs niveaux de
l'écriture musicale comportent des phénomènes de répétition. Mais le
minimalisme (au moins dans ses meilleurs moments) nous présente une répétition
d'un ordre nouveau dans l'histoire de la musique. Un ordre dont je vais essayer
de vous montrer comment il nous ouvre la promesse d'une jouissance au-delà du
principe du plaisir. Trois répétitions Ici, il faut opérer une
distinction à l'intérieur du concept de répétition. Car nous pouvons affirmer
qu'il y en a, au moins, trois régimes différents de répétition en musique. D'abord, si nous pensons
à la répétition propre à la pratique traditionnelle de la musique tonale, il
est possible d'affirmer que nous sommes ici devant une répétition qui produit
des effet de sens à partir des mécanismes de remémoration. Nous devons comprendre la remémoration tel que Freud
nous l'a défini, c'est-à-dire, comme l'acte de: "reconnaître dans ce qui
apparaît comme réalité le reflet renouvelé d'un passé oublié"[4]. Une reconnaissance qui est auto-appréhension réflexive du passé capable
de donner du sens à ce qui était jusqu'à là opaque. Ce qui nous permet
d'affirmer que la répétition propre à la remémoration est finaliste et téléologique,
pour autant qu'elle donne une directions aux événements passés en posant une
résolution qui les synthétise au présent. Pensons,
par exemple, aux opérations des répétitions des phrases et des motifs
mélodiques présents dans la forme-sonate traditionnel. C'est à travers ces
opérations de répétition que le sens du matériau musical est décidé. La
répétition de l'événement musical permet le déploiement des possibilités qui
étaient laissés en état de latence dans la première présentation du matériau. D'autre
part, elle permet la synthèse des mouvements qui semblaient mettre en danger
l'univocité de l'oeuvre. En ce sens, la répétition
est un dispositif majeur dans la construction de l'organicité
fonctionnel de l'oeuvre. Nous
voyons ici clairement comment l'écoute de la musique tonale traditionnelle
présuppose la mémoire en tant qu'opération de synthèse et d'identification.
Nous avons trouvé cette même présupposition dans l'idée freudienne de la cure
des symptômes à travers la remémoration. La mémoire peut apparaître autant
comme le pharmakos de la vie mutilée par des événements
traumatiques que comme l'élément capable de garantir la rationalité du fait
musical tonal à travers une totalisation possible. Mais
ce régime de répétition comme remémoration n'est pas présente dans
l’intégralité de l'oeuvre de Steve Reich. Ce qui ne
veut pas dire que nous sommes ici devant une répétition propre, par exemple,
aux musiques modales (comme le chant grégorien, les musiques des rituels des
sociétés pré-modernes etc.). Souvenons que la répétition dans la musique modal
(le déuximème mode de répétition dans la musique) est
de nature archétypique et
foncièrement liée à la notion de temps mythique. La transe qu'une telle
répétition provoque est en fonction directe avec l'actualisation d'un mythe
cosmogonique partagé socialement. Tous les processus propres à la structure de
la musique modale, répétition incluse, ne sont lisibles qu'à partir de la
subordination du modalisme à sa fonction rituelle
socialement reconnue. J'insiste
sur ce point parce qu'il est indéniable que le minimalisme semble avoir
toujours flirté avec une certaine dérive mystique. Il suffit de penser au
transcendantalisme de Adams (El niño- La natividad), à l'orientalisme new-age de Glass (Koyanisqatsi et Powaqqatsi) et, peut-être, à
l'intérêt de Reich pour la mystique juive (qui a donné Tehilleem, musique fondée sur
l’usage de la chantinelle juive). À mon avis,
cela indique une difficulté interne au projet de repenser le rôle de la
répétition dans une musique privée de fonctions et des représentations, tel que
la musique moderne. Dans ce cas, il y a
toujours deux issues possibles. Nous pouvons essayer d'opérer un retour à la
fonction rituelle de la musique afin de pouvoir jouir de la promesse
d'immanence avec le temps mythique. Cette répétition archétypique permet ainsi
la reconstruction des expériences de sens à travers la suspension de la
linéarité du temps prosaïque. Mais nous pouvons aussi soutenir le caractère non
finaliste et dépourvu de fonction rituelle de la répétition. Philip Glass
parlait d’une musique non intentionnelle (intentionless
music). Et c'est dans cette voie qu'il est possible de commencer à
comprendre l’intérêt du cas de Steve Reich, C’est un conclusion à qui certains
musicologues sont arrivé en affirmant que : « Alors que dans
certaines traditions extra-européennes auxquelles il [le processus de
répétition] est fait référence, le processus paraît indissociable des corps
sonores qui l’actualisent et qui le rendent vivant, dans les cas des musiques
dites répétitives les système semble fait pour fonctionner coûte que coûte, les
principes mis en œuvre suffisant à créer l’effet que l’on attend d’eux »[5]. Ici, je voudrais me
servir de la psychanalyse pour affirmer que, si la répétition chez les œuvres
plus intéressantes de Steve Reich n'est ni remémoration, ni répétition des
archétypes, c'est parce qu'elle est répétition liée à l'automatisme de la
pulsion de mort, au moins dans le sens dont Lacan le conçoit. La répétition de Lacan Disons que Lacan reconnaît
une répétition liée à la pulsion de mort mais il ne s'agit pas seulement de la
répétition compulsive des expériences traumatiques qui n'ont jamais produits du
plaisir (tel qu'on voit, par exemple, dans des névroses de guerre etc.). Freud
lui-même expose la difficulté en affirmer que cette répétition compulsive se
situe vraiment au-delà du principe du plaisir, pour autant qu'il peut toujours
obéir à des fantasmes masochistes. À travers les fantasmes masochistes, le
déplaisir se renverse en plaisir, ce que nous montre comment « même
l’autodestruction de la personne ne peut se produire sans satisfaction
libidinale »[6]. Cette autodestruction n'est pas ouverture au non-identique, mais
conformation du sujet au fantasme masochiste originaire. Pour Lacan, s'il y a une
répétition propre à la pulsion (et non pas répétition du fantasme) elle doit
être la formalisation d'une expérience radicale de non-identité (et non pas
d'identification avec la pensée fantasmatique). Il arrivera à Lacan de dire que
la répétition est: "ce qui unit en matière de copule l'identique avec le
différent"[7]. À quoi pense-t-il exactement? Posons-nous une
hypothèse: Lacan pense surtout à cette dimension d’effacement propre à la pure
forme de la répétition. Nous répétons un événement pour l’effacer, tel quel le
fameux enfant qui joue le fort-da
pour annuler le trauma du vide laissé par l’absence de la mère. Mais si la
première répétition du jeu est en fait une opération de symbolisation qui vise
effacer le trauma de la perte, la suite sérielle et compulsive des répétitions
devient l’annulation du pouvoir pacificateur de la symbolisation.
Pourquoi ? Parce que cette répétition ne fait que renforcer l’insistance
compulsive d’un au-delà. Elle ne fait qu’inscrire l’absence insurmontable de
cet objet perdu que Lacan appelle la Chose; dont la place est occupée, dans
notre exemple, par le corps de la mère. La répétition devient alors rature du pouvoir pacificateur du symbole.
Au lieu d’être effacement du trauma, la répétition apparaît comme façon de
présenter le trauma de l’effacement de la symbolisation. Si l'on veut comprendre
la fonction de la répétition dans la musique d'aujourd'hui, il faut la penser
comme modalité d'effacement de la symbolisation, ce qui est une façon de
produire une musique du réel, musique
dont le matériau de base est la présence du réel comme traumatique. Effacements Voyons le cas de Reich.
Sa première décision esthétique, qui date de 1965, peut être appelé le grand
refus. Elle a consistée dans l’acte de dépouiller la musique de tous ses
plusieurs niveaux d'écriture comme l’harmonie, la mélodie, l’intensité
etc. La musique se transformait dans la répétition d’un fragment de voix ou
d’une petite série mélodique. La particularité de
cette répétition vient du fait qu’elle était construite à partir des phansing. Phase est la conséquence de la juxtaposition du même fragment musical, mais
avec un petite décalage temporel. Le
résultat c’est un phénomène très proche de ce que nous voyons dans l’ancien canon médieval,
où des chanteurs différents chantent la même phrase dans des temps
distincts. Voici la base des ses
premières oeuvres comme Il's gonna rain, Piano Phase, Violin Phase,
Comme out etc. Cette
réduction de la musique à la répétition en phase des fragments produit un double
effacement. D'abord, c'est l'effacement du matériau lui-même, À travers
l'accumulation de la répétition en phase (parfois Reich juxtaposait huit voix
différentes en même temps), il devient presque impossible de reconnaître le
matériau. Au lieu d'aller vers une résolution qui s’inscrit dans un
développement linéaire donateur de sens, la phrase devient jeu de tension
contre lui-même. Une tension qui monte jusqu'à une espèce d'auto-effacement du
matériau en dépit de l'écoute des processus graduels qui soutiennent la
musique. Notons qu’il n’existe pas ici la constitution d’une expérience de
totalité fonctionnelle. Il n’a que l’injection des couches sonores, l’une sur
l’autre. L’audition ne fait plus appel à la mémoire narrative et téléologique,
puisque chaque instant est, d’une certaine façon, une totalité. Reich a conceptualisé le
résultat de cette procédure musicale dans un texte aujourd’hui classique appelé
Music as a gradual process.
Ainsi que Robert Morris et Sol LeWitt dans les
arts plastiques, Reich soutenait une esthétique capable de permettre au sujet
de glisser l’attention du contenu de l’œuvre vers son processus de production[8].
C’est-à-dire, dans son cas, l’auditeur pourrait entendre le processus graduel
de modification du même fragment[9].
C’est une espèce de littéralisation de
la structure faite en dépit de l’effacement du matériau. D'autre côté, il y a
l'effacement de la temporalité. Comme nous souligne Stoianova:
"Transgression de la loi du développement continu, cette répétition des
fragments de l'énoncé introduit une intantanéité
contre l'étendue, un découpage contre la continuité, une stasis
momentanée contre la kinésis prévalente
de l'énonciation"[10]. La temporalité téléologique qui fournit à l'oeuvre
musical son impression de totalité est effacée pour donner de la place à un
temps auto-référentiel qui ne parle que de sa propre façon de décomposer ce
qu'il présente. Pour Reich, le résultat
de ce double effacement était une espèce de destitution subjective à travers
laquelle le développement machinal de la répétition produirait une expérience
de « l’impersonnel ». « It runs by itself”, dira Reich. Produire de la valeur avec ce qu’il n’a pas de la valeur Mais, à partir de Music for 18 musicians,
de 1976, peut-être sa pièce la plus importante, le double effacement sera
accompagné d'un autre processus, également important, mais de fixation. Avec Music for 18 musician,
Reich intègre en définitif l'harmonie, la mélodie et les effets de
contrepoint dans sa grammaire musicale. Une intégration totalement atypique
pour la musique contemporaine, pour autant que les éléments de cette grammaire
sont, principalement, des matériaux dépourvues de la valeur du point de vue de
l'écriture musical. C’est-à-dire, des structures totalement non-conflituelles.
Comme des octaves, des accords parfaits, des arpeggios,
lpulsation regulière,
centre tonal statique et des modulations simples. La musique de Reich se montre
comme fixé à des matériaux apparemment dépourvues de la valeur. Tout se
passe comme si la musique de Reich était le résultat de la fixation à des
résidus et à des déchets du langage musical. On a beaucoup parlé sur le sens du
retour à la tonalité dans la musique contemporaine de ses dernières années.
Reich lui-même raconte une anecdote. Lorsqu’il était élève de Luciano Berio, le compositeur italien avait senti la
malaise de son élève envers des systèmes non tonales. Alors, il lui
demande : « Si tu veut faire de la musique tonale, pour quoi est-ce
que tu ne fait pas de la musique tonale ? ». Mais notons que ce retour
de Reich à la tonalité est absolument particulier. Il ne s’agit pas d’un
mouvement de restauration d’un système d’organisation capable de
garantir la production des expériences de sens à travers des répétitions
finalistes et téléologiques. Il s’agit de retourner à une tonalité qui ne peut
plus faire la fonction qu’elle faisait auparavant : une tonalité réduite à
ruine. Adorno,
dans un article célèbre avait forgé la notion, foncière pour comprendre les
défis de la musique d’aujourd’hui, de fétichisme de la musique. Il
pensait surtout à une régression de l’écoute au XXème
siècle et que consiste, d’abord, à entendre à travers des fixations
métonymiques. Nous pouvons parler de métonymie pour autant que nous sommes
devant un phénomène de déplacement de la perception du Tout vers les parties.
Et il faut aussi parler de fixation parce
que c'est un travail métonymique qui se bloque dans la fasciation pour les
parties. L'organicité de la totalité fonctionnelle de
l'oeuvre, élément responsable pour la production du
sens, se dissout dans un ensemble des moments partiels autotomisés. Tel quel le
fétichiste qui détruit de façon métonymique la femme pour pouvoir jouir d'un
des traits isolés de son corps, l'auditeur moderne se trouve dans une position
de jouissance fascinante envers les moments partiels, ce que lui désoblige de
reconstruire la totalité. Selon
le philosophe de Frankfurt, si cet auditeur peut savourer une jouissance
métonymique, c'est parce qu'il trouve des oeuvres musicales permissives à une
telle jouissance. Il trouve des oeuvres qui effacent cette tension interne
entre le développement autonome des motifs isolés et la synthèse dans la
totalité auparavant aisément perçue dans la forme-sonate et qui, selon Adorno,
faisait la grandeur de Beethoven[11]. Au lieu de cette dialectique entre le particulier et l'universel projeté
dans la structure de la dynamique musicale, nous avons des oeuvres qui se
transforment: "en un conglomérat d'inspirations (Einfällen) que l'on imprime dans
l'esprit des auditeurs au moyen des techniques comme l'intensification et la
répétition, sans que l'organisation de l'ensemble fasse en revanche la moindre
impression sur ceux-ci"[12]. C’est surtout à cette
tonalité réduite à un conglomérat d’inspirations déjà vues que Steve
Reich retourne. Peut-on dire que nous sommes devant une musique
fétichiste ? Je dirais que tout l’enjeu de sa musique est là. Dans ses
meilleurs moments elle nous fait découvrir, et là avec la psychanalyse, que la
fixation à ce qui a valeur de déchet, à ce qui est mortifié dans notre langage
est condition pour la sublimation, car elle nous ouvre une reconnaissance de
soi dans ce qui est opaque et dans ce qui est réduit à la condition d'objet. Et
donner la vie a ce qui était totalement mort, donner la vie à toutes les représentations
chosifiées de l'imaginaire social c'est peut être le dernier programme
esthétique à notre disposition. [1] LACAN, E., p. 848 [2] LACAN, séance du 22/02/67 [3] En fait, le terme vient des arts plastiques et il semble être utilisés en musique pour la première fois par Michael Nyman, en 1968. [4] FREUD, Rémémoration, répétition, perlaboration, p. [5] BOSSEUR, Révolutions musicales, p. 155 [6] FREUD, Le problème économique du masochisme, 297. [7] LACAN, S XIV, séance dui
15/02/67) [8] “I am interested in perceptible processes. I
want to be ableto hear the processes happening
throughout the sounding music. To facilitate closely detailed listening, a
musical process should happen extremely gradually (…) so slowly that listening
to it resembles watching the minute hand on a watch – you can perceive it
moving after you stay woth a little while”(REICH, Music
as a gradual process) [9] Selon Nyman : “With Reich, as with Young, Riley and Glass
the process is used as the subject rather than the source of the music” (NYMAN,
Experimental music : Cage and beyond, p. 151) [10] STOIANOVA, Musique répétitive, p. 65 [11] "C'est d'ailleurs dans la complète subordination de l'élément mélodique, accidentel et privé, à l'ensemble de la forme que se trahit la grandeur de Beethoven" (ADORNO, Le caractère fétichiste de la musique. p. 175) [12] ADORNO, Le caractère fétichiste de la musique, p. 35 |