1. Traits generaux

Avec la divulgation de la matière traitée dans cette oeuvre, nous jugeons bon de souligner quelques concepts spiritualistes d'auteurs qui se sont imposés à l’admiration du monde par les extraordinaires ressources d'intelligence et de sagesse dont ils étaient dotés.

De tels concepts, comme on le verra, ont été appuyés, depuis les temps les plus éloignés, par de grandes valeurs humaines, sérieusement préoccupées de l’état général retardataire de l’humanité.

Quelques-uns, d'évolution avancée, ont réincarné pour les semences de la doctrine que le Rationalisme Chrétien explique aujourd'hui, doctrine destinée à l’éclaircissement et à la spiritualisation conséquente des habitants de cette planète. De toutes parts, aujourd'hui encore, règne une déplorable ignorance au sujet des choses spirituelles, et il n'y a pas de doute que l’humanité a été, consciemment ou inconsciemment, la grande victime de cette ignorance.

Ils sont nombreux les malins qui en ont tiré profit, en tous temps. L'être humain a besoin pour cela d'être éveillé à la lumière, à la connaissance de soi, à la compréhension rationnelle de la vie, afin de pouvoir accomplir, avec plus d'efficacité, sa tâche terrestre.

D'éminents spiritualistes clament depuis longtemps l’erreur séculaire de cacher à l’humanité la vérité, et de la garder dans la plus grande ignorance des principes qui expliquent sa propre existence.

"L'ignorance de la Vérité est un des plus grands maux qui affligent le monde" affirmait Platon.

Jésus l’a renforcé quand il a dit "que seule la Vérité pourra libérer l’humanité des griffes de l’ignorance et la préparer à l’accomplissement du devoir."

On observe la magnifique leçon que Descartes donnait plus tard sur la Vérité: "Distinguer le faux du vrai est le seux moyen de voir clairement les actions et de cheminer, avec assurance, dans cette vie. Une parfaite connaissance de toutes les choses que l’homme peut avoir est aussi nécessaire pour régler nos coutumes que l’usage des yeux pour guider nos pas. Travailler pour bien penser, voilá le principe de la morale."

Le principe de la morale à laquelle faisait référence Descartes, est résumé dans ces belles et judicieuses paroles de Cicéron, sur l’homme de bien:

"Observer, ponctuellement, toutes les règles qui peuvent constituer l’homme honorable, c'est la même chose que de satisfaire toutes les obligations et accomplir tous les documents qui ont rapport à toutes les parties et toutes les actions de la vie; ainsi seulement on pourra devenir l’homme honorable, à mesure que l’on observera ces régles.

Tout ce qui peut s'appeler honorable, se réduit à quatre principes: la premiér consiste en la perspicacité de l’esprit qui nous oblige à chercher et à découvrir la vérité. Celui-là est appelé Pondération.

Le second est celui qui tend à garder les lois de la société humaine. C'est la foi des contrats, qui donne à chacun ce qui est à lui. Celui-là nous l’appelons Justice.

Le troisiéme se synthétise dans la grandeur de l’esprit qui ne nous laisse pas abattre et nous rend capables de plus grandes oeuvres et nous assure de la fermeté contre les plus terribles accidents. Celui-là est appelé Courage.

Le quatriéme se résume dans l’ordre et les mesures justes et exactes que nous devons garder dans toutes nos actions et tous nos mots. Celui-là, nous l’appelons Modération."

Pour Horace, un homme honorable est celui qui réussit à se vaincre lui-même, celui à qui la mort, la pauvreté et le travail ne font pas peur et qui, sanchant réprimer ses désirs intempérés, méprise les honneurs.

Aujourd'hui comme autrefois, ceux qui étudient les problémes et les conflits humains – et entre ces studieux on trouve principalement les pratiquants du Rationalisme Chrétien – savent que c'est seulement par l’éducation spirituelle que l’on pourra faire de chaque créature un être pacifique et vraiment honorable.

C'est pour cela cependant qu'il faut balayer du sens commun le monde de mensonges dont on peint la vie.

Il est indispensable de défaire les idées et les enseignements non véridiques sur l’existence humaine qui a produit tant de confusion dans l’esprit de ceux qui cherchent la Vérité.

Seuls les êtres qui sont rigoureusement vrais seront en conditions d'atteindre l’idéal de la pleine honorabilité.

Par hasard seront-ils vrais ceux qui ignorent, ceux qui méconnaissent, ceux qui ne savent rien au sujet de la Vérité, de ce que nous sommes spirituellement et de ce que nous faisons dans ce monde? Bien sûr que non.

Aucune illustration n'est complete si elle ne transmet pas à l’être humain la connaissance de soi. Cette connaissance devrait constituer l’ABC de la vie.

Eh bien, l’ABC – pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture – est administré aux enfants dès qu'ils entrent au jardin d'enfance ou dans les écoles primaires.

Et l’ABC pour la connaissance de ce qui est encore plus important et fondamental, le MOI lui-même – passé, présent et futur – dont dépendent la santé, le bien-être et le bonheur (et avec cela un monde moins agressif, moins intolérant et plus juste et compréhensif), cet ABC n'a jamais été enseigné explicitement à l’humanité !

Il est triste et regrettable qu'une telle chose soit arrivée, car l’homme, en possession de connaissances si utiles, si nécessaires, si valables et indispensables, ne serait pas obligé, depuis si longtemps, de mendier la protection et l’appui de supposés dieux paternels, car il aurait appris à se faire confiance et à chercher protection et appui dans le pouvoir immense de sa volonté et dans la force invincible des pensées.

La loi de la réincarnation – que les organisations religieuses veulent cacher à leurs adeptes, dans un déplorable attentat contre une vérité si élémentaire qu'est l’évolution – est ici amplement et minutieusement expliquée.

Mais ne pensez pas que le Rationalisme Chrétien fait, par cette divulgation, une révélation inédite.

Trois mille ans avant le Christ, Krishna avait déjà proclamé, en Inde, l’existence de l’Intelligence Universelle, soutenant l’immortalité de l’âme et son évolution, à travers multiples réincarnations.

Et le grand penseur éclairait: "Le corps est fini, cependant l’âme qui l’habite est invisible, impondérable et éternelle."

Traitant de la réincarnation, il faisait observer: "Quand le corps meurt, si l’être a été éclairé, l’âme monte vers les régions des êtres purs qui possèdent la connaissance de la vie. Mais si l’âme, quand elle était incarnée, s'est laissée dominer par les passions, par les désirs intempérants, elle est alors obligée de revenir sur la Terre, pour récupérer le temps perdu."

Dans cet ordre d'idées, il poursuivait:

"Vous autres et moi avons eu de multiples réincarnations.

Les miennes sont de moi connues, alors que vous ne connaissez même pas les vôtres.

Les maux dont nous tourmentons nos prochains nous poursuivent comme l’ombre suit le corps. Les trauvaux dont le motif est l'amour du prochain doivent avoir pour ambition le juste, parce qu'ils participent à l’évolution spirituelle. L'homme vertueux ressemble aux arbres de nos forêts, dont l’ombre bienfaisante donne aux plantes qui l’entourent la fraícheur de la vie."

Hermès affirmait dans la Haute-Egypte, bien des millénaires avant l’ère chrétienne:

a) "que l’Intelligence universelle est l'unique Force Créatrice de tout ce qui existe dans l’Univers."

b) "que ses attributs sont l’immensité, l’éternité, l’indépendance, la volonté toute-puissante et la bonté sans limités."

Au sujet de l’âme, de son immortalité et de la réincarnation, il exposait:

"L'esprit de l’homme a deux phases: prisonnière de la matière, et l’ascension vers la lumière.

Pendant l’incarnation, il perd le souvenir de son origine.

Prisonnier de la matière, enivré par les plaisirs malsains de la vie, il se précipite, comme pluie de feu, avec des sensations voluptueuses, à travers les régions de la souffrance, de l’amour et de la mort, où la vie réelle semble un rêve.

Les âmes peu évoluées restent liées à la Terre par de multiples renaissances. Les âmes vertueses, cependant, s'élèvent vers des sphères supérieures où elles s'impregnent de la lumière de la conscience, illuminée par la douleur, avec l’énergie de la volonté acquise dans la lutte.

Elles deviennent lumineuses, car elles possèdent la lumière en elles-mêmes et irradient cette lumière par leurs actes."

Plus tard vinrent les grecs Pythagore, Socrate et Platon qui ont également fait d'intéressantes dissertations au sujet de l’immortalité de l’âme et de sa réincarnation.

* * *

Ces vérités, connues des prêtrés des temples égyptiens, ont été par eux soigneusement cachées à leurs fidèles.

Le spiritisme scientifique est, depuis longtemps, objet de préoccupation de grands intellectuels qui trouvent dans son étude d'importants et d'indispensables subsides pour augmenter leur culture. Dans L’évolution de l’âme, Gabriel Delanne, se fondant sur de patientes recherches, affirme:

"Avec la certitude des vies successives et la responsabilité des actes de chacun, beacoup de questions se présenteront sous d'autres aspects. Les luttes sociales qui prenent, à notre époque, un caractère terrible, pourront être amorties par la conviction que la durée d'une existence n'est qu'un moment à peine dans l’éternelle évolution. Avec moins d'orgueil dans la classe la plus haute et moins d'envie dans les basses couches sociales, une solidarité effective naîtra."

Pour que le lecteur puisse évaluer l’effort développé par quelques hommes de science désireux de mettre l’humanité au courant de la Vérité au sujet de la vié spirituelle – quand le Rationalisme Chrétien n'était pas encore codifié – nous transcrivons plus loin quelques extraits d'un essai philosophique de médecin Antonio Pinheiro Guedes ou, critiquant le matérialisme dominant, il presente de convainquants arguments sur l’existence de l’âme.

Voyons initialement ce que disait le Dr. Pinheiro Guedes sur le sommeil:

"Le sommeil, soit naturel, soit provoqué par l’hypnose ou par les anesthésiques, ainsi que les rêves et les allucinations, ne peut pas être expliqué de façon compréhensible, rationnelle et satisfaisante par les procédés communs et ordinaires de l’école organiciste ou matérialiste.

Le sommeil est la suppression des fonctions de relation; c'est la suspension de l’activité psychique, presque la cessation de la vie animale.

Pendant le sommeil, le corps repose et l’âme se retempère. Le sommeil, comme l’état de veille, est une façon d'être du vivant, tous deux affirmant l’existence en antithèse: car la vie est double – végétative ou organique, animale ou de relation.

Les Ecoles matérialistes essaient d'expliquer le sommeil, soit naturel, soit artificiel, provoqué ou morbide, par une espèce de paralysie du cerveau due à sa compression, soit par manque, soit par surabondance de sang.

Incontestablement, tant l’anémie que la congestion l’accompagnent ou se présentent pendant le sommeil; en cas de sommeil naturel, provoque ou morbide, l’appareil céphalique se trouve dans l’un de ces états; mais indiquer l’état ou la condition d'un organe ou appareil dans la réalisation d'un phénoméne ou d'une fonction, expliquer son mécanisme ou la manière de s'effectuer, n'est pas déterminer sa cause. Ce sont des faits différents qui ne doivent pas être confondus.

L'observation permet de remarquer que la perte de sang en quantité excessive et quelquefois même d'une petite portion, mène conséquemment au sommeil, au déliquius, à la syncope ou au vertige, et même à la mort qui est un sommeil dont on ne se réveille pas.

D'autres manoeuvres provoquent encore le sommeil: l’hinalation d'anesthésiques, les passes magnétiques, la suggestion, le repos et même le mouvement, quand il est cadencé, un chant monotone et l’absence de lumière. Tout cela, toutes ces manoeuvres sont à peine des conditions pour le sommeil; elles sont à la rigueur des causes qui prédisposent.

La cause du sommeil, la seule véritable, celle qui le determine et l'impose, est la nécessité de la suspension de l’activité psychique, la suppression des fonctions de relation; la paralysation temporaire de la vie animale.

Le sommeil est pour la vie animale ce que la faim et la soif sont pour la vie organique: par la faim et la soif, le corps reclame des aliments, par le sommeil l’âme demande le courage.

Les rêves et les allucinations sont des phénomènes purement psychiques qui ne peuvent pas être expliques physiologiquement; c'est pourquoi les théories que la science matérialiste a créé pour les expliquer sont fausses et même dérisoires.

Selon elles, les rêves sont produits par des troubles du système digestif!

Ce sont les produits d'une activité inconsciente!

Ce sont les fruits de la surexcitation de certains groupes de cellules cérébrales, quand d'autres centres sont en repos, d'où leur incohérence!

Les créateurs de telles théories absurdes ne se rappellent pas qu'il y a des rêves enregistrés, authentiques, qui ont été de véritables prophéties.

Il se passe dans le rêve ce qui arrive dans le somnambulisme lucide: l’âme du magnétisé voit et entend ce qui se produit à des centaines de lieues, lit dans le passe, le présent ou le futur.

Des faits qui illustrent cela ne manquent pas: on les trouve dans les livres religieux et profanes; dans les romans et dans les pages d'histoire.

Les allucinations sont dans le même cas et ne peuvent pas être expliquées physiologiquement parce que ce sont des faits spirites et non psychiques.

La prétention de la science matérialiste de les expliquer est simplement ridicule.

On ne peut pas accepter sérieusement, comme pervesion des sens, l’allucination, l’audition de mots, phrases et dissertation dans une langue que l’auditeur ne connait pas et qu'il répète avec difficulté, ou même l’audition d'une pièce de musique.

De la même manière, la description exacte de la figure d'un individu décédé ou absent, que le voyant n'avait jamais vu auparavant, la description minutieuse de son allure, de ses traits, de ses attitudes et gestes habituels, ce qui révèle la réalité et prouve l’identité de la personne, bien qu'elle ne soit visible que pour lui.

Ce sont des faits nombreux de cette nature que l’on remarque dans la littérature de médecine, dramatique ou autres.

Par conséquent, les théories inventées par les matérialistes pour expliquer le comment et le pourquoi des rêves et des allucinations sont fausses et ne sont que de simples hypothèses sans fondement.

Des phénomènes purement psychiques et des faits spirites, comme certaines allucinations, véritables cas de médiumnité, n'obéissent pas à des lois organiques.

Les névroses et, entre elles, principalement, le somnambulisme, la catalepsie et la folie, n'ont pas d'explication satisfaisante et rationnelle hors des théories, des principes et des lois provenant de l'étude des phénomènes spirites.

Les phénomènes aujord'hui étudiés et divulgués sous le nom d'Hypnotisme et connus depuis longtemps par Mesmer, Puysegur, Dupotet et beaucoup d'autres, avant et après eux; la dite transposition des sens, la pénétration ou la lecture de pensée et la transmission, ainsi que l’extériorisation de la sensibilité et d'autres, ne peuvent pas avoir d'explication plausible, rationnelle, scientifique, sinon dans l’existence du corps astral, corps animique ou périsprit, qui est constitué du fluide éthéré ou fluide universel dont l’existence a été, il y a peu de temps, démontrée expérimentalement."

* * *

Ce même studieux médecin spiritualiste, prévoyant le développement des connaissances psychiques de l'époque, a prédit que sa démarche serait faite dans le domaine de la science, s'extériorisant ainsi:

"La science est la connaissance des choses, des faits et des phénomènes en eux-mêmes, dans leur nature et dans leurs relations entre eux et avec tout ce qui les entoure: le milieu et l’ambiance.

Cette connaissance ne s'obtient que par l’étude méthodique, l’observation attentive et l’analyse minutieuse.

La science est donc fruit de notre intelligence, résultat de notre travail; elle vise un but, satisfait une nécessité de notre esprit.

L'esprit sent, sans cesse, le besoin de faire des recherches; il est avide de connaissances, il veut la lumière, de la lumière, encore de la lumière!

L'Univers est infini; l’avidité de lumière insatiable; la matière d'étude inépuisable.

La Science Spirite a pour but de nous éclairer sur les autres mondes, sur la vie d'outre-tombe, et de prouver l’existence de l’âme, sa pré-existence et survie au corps, en satisfaisant ainsi une nécessité évidente de notre âme, l’aspiration incessante de notre moi.

Elle étudie les faits extraordinaires, mais nombreux, très nombreux, qui constituent un ordre de phénomènes, jusqu'à il y a encore peu de temps réputés surnaturels, et relégués pour cela, considérés inobservables, indignes d'étude, lesquels, toutefois, convenablement analysés, prouvent l’existence de l’esprit, et nous éclairent sur la Vie, offrant à nos yeux émerveillés, stupéfaits, un autre monde.

Les faits qui constituent l’objet de la Science Spirite ne sont pas surnaturels, ni même extraordinaires, sauf-quand ils échappent à l'observation de ceux qui ne savent pas les voir; ils sont naturels, comme tout ce qui existe dans l’Univers; ils sont communs, ordinaires et mêmes fréquents.

Mais pour les voir, les observer, apprendre à les noter et à les reconnaître, n'importe quand et n'importe où, il faut découvrir l’instrument capable de les enregistrer, les rendant évidents et palpables.

Cet instrument, c'est le médium.

Une fois l’instrument trouvé, et ses aptitudes étudiées, les faits ont commencé à être observés, au début les spontanés, et plus tard les provoqués, dans le but de reconnaître la nature de la cause productrice de tels phénomènes.

Comme résultat des études spirites, l’immortalité de l’âme est statuée en principe parfaitement déterminé par des preuves irréfutables.

La succession des existences ou multiplicité de vies corporelles d'une individualité consciente, l’esprit humain, dénommée réincarnation, constitue une loi à laquelle sont sujets tous les esprits, et elle est la condition essentielle de leur progrès.

Ainsi donc, la Science Spirite vise un but, étudie un ordre de faits, utilise des méthodes, processus et instruments exclusivement personnels; elle satisfait et remplit ainsi les conditions exigées par les milieux scientifiques.

Les Spiritisme est par conséquent, sans le moindre doute, une science. Science vaste, profonde, éclectique, qui construit la synthèse de la vie humaine, embrasse le cycle des évolutions de l’esprit, du début à l’infini.

Ses principes, ses lois, ont une application universelle; c'est comme un phare au milieu des ténèbres qui nous entourent, sur la mer tempêtueuse de la vie.

C'est un phare sur mer tempêtueuse de la vie parce qu'il fait voir un port de salut, un abri au calme, dans la résignation, dans la patience; des refuges sûrs contre les tempêtes morales, conséquence de nos vices et erreurs; fruits de notre retard, de notre orgueil.

C'est comme un phare au milieu des ténèbres qui nous entourent, parce que, dévoilant le mystère de comment s'effectue notre progrès moral et intellectuel par le processus de réincarnation ou de succession des vies corporelles, et démontrant la préexistence et la survie de l’âme humaine, il allège, il soulève le voile qui cache à notre vue une série de vies, chacune moins lumineuse, moins propre d'erreurs, de fautes, de vices et de crimes, ce qui nous fait comprendre pourquoi le monde est une école où nous devons apprendre à aimer le prochain comme nous-mêmes, et comment la réincarnation est une nécessité, étant donné que la vie corporelle est un moyen de réparation, rapprochant l’un de l’autre, l’offensé et l’offenseur, ou réunissant, en une seule famille, sous le voile de la matière et grâce à l’oubli du passé, la victime et son bourreau!

Nous avons donc prouvé, et nous l’avons fait par démostration analytique, que le Spiritisme est science, science d'observation, dans laquelle on a également recours à la méthode expérimentale!"

* * *

Continuant dans les démonstrations scientifiques de la vie spirituelle, Antonio Pinheiro Guedes approfóndit l’examen de science psychique, établit des associations avec la science médicale, concluant que celle-ci a besoin d'être étudiée avec celle-là, quand il dit:

"Une fois prouvée l’existence de l’âme, personne ne mettra en doute que c'est elle qui dirige le corps, qui l’anime et le domine: elle va être le transmisseur, le véhicule des tics et des coutumes, ainsi que des maladies.

Le corps est pour l’âme ce que les vêtements sont pour le corps: un manteau, un abri contre les intempéries, un voile sur la nudité.

Non seulement le visage que l’on dit être le miroir de l’âme, avec ses traits particuliers, la physionomie, mais le corps tout entier, dans son ensemble, par les proportions de ses formes et par son attitude, nous impressionne; tout le monde l’a déjà senti, et cette impression est agréable, sympathique ou antipathique, mais nous ne l'avons qu'en présence d'un vivant humain ou animal; l’émotion que nous sentons devant le mort, est très différente: c'est plutôt une secousse, un choc, un sentiment de répulsion instinctive.

Ainsi, donc, l’âme domine le corps, l’enveloppe tout entier et se révèle même sous ses plus simples formes physiques.

C'est cependant, sans aucun doute, la tête qui montre le plus et le mieux l’influence de l’âme sur le corps, avec ses bosses et ses protubérances; le visage, siège des muscles de l’expression de nos émotions, si bien étudiées par Darwin et Duchenne de Boulogne; la bouche, large ou étroite, aux lèvres grosses ou fines, aux commissures levées ou rabattues, dont la forme, finalement, traduit, exprime une variété presque infinie de sentiments et d'idées; la bouche forme et émet le mot, stéréotypant ces frémissants états d'âme – le rire et les pleurs !

Et les yeux qui sont, par la lueur et la transparence, comme des globes cristallins où se réflètent, en variantes infinies, les émotions de l’âme ! Et même le nez et les oreilles; finalement, toutes les parties composantes du visage dévoilent les dispositions et les tendances de l’esprit."

Lavater, avec ses très belles études sur la physionomie; auxquelles a collaboré le grand Moreau de la Sarthe et, avant lui, Adamantius, médecin du I’ème siècle; Porta (Gianbattista), célèbre physicien, inventeur de la chambre obscure, qui a publié un traité de La physionomie humaine à Sorrento en 1586; Lachambre, médecin de Louis XIV; le célèbre peintre Lebrun et bien d'autres encore; Gall et Spurzheim, médecins, qui ont créé la phrénclogie, cultivée plus tard par Broussais, F. Combe, Vimont et d'autres; tous ceux-ci sont interprètes de l'action, de l’influence et de la domination de l’âme sur le corps et précurseurs dans l’étude des relations de l’esprit avec le corps.

Le Spiritisme n'a pu rendre complète cette étude qu'en faisant connaître la manière d'établir ces relations et de former ou de créer les liaisons entre l'esprit et son corps, connaissance impossible sans le concours, sans l’aide de l’instrument – le médium.

On sait aujourd'hui que l’esprit n'assiste pas seulement, mais qu'il préside à la formation de son corps, en se fondant, en s'identifiant à lui par le périsprit, corps animique, molécule par moléculè, organe par organe durant la gestation, jusqu'à la complète évolution du foetus; et il en prend totale possession à la naissance, s'emparant alors totalement du bateau qui a apareillé pour naviguer sur la mer tempétueuse de la vie matérielle.

On sait encore, et cela est rationnel, on sent que ce doit être ainsi, que c'est l’esprit lui-même qui choisit, après une longue étude de la vie spirituelle, et cherche, selon les besoins d'ordre moral et intellectuel, le pays, la société, la famille, ses géniteurs, tout enfin ce qui doit et peut accentuer son progrès.

De cette façon, c'est lui le principal, voire l’unique responsable des contingences, des vicissitudes et difficultés qui le dominent la vie corporelle.

Il faut ainsi admettre que l’esprit peut transmettre – on l'accepte parce que c'est compréhensible – qu'il imprime à son corps, également avec le type et la forme, les traits caractéristiques, les tendances morales et intellectuelles, développant soit les centres affectifs, soit ceux qui servent à l’intelligence.

Les esprits, lors de l’incarnation, apportent avec eux toutes leurs vocations, leur plus ou moins grande habilité pour les beaux-arts ou pour les arts mécaniques, et c'est pour cela que l’on dit, et c'est vrai, que la créature nait poète, artiste, commerçant, soldat, musicien ou médecin.

Sont extrémement importants le rôle de la famille dans la société et la responsabilité sociale des parents à qui il revient d'élever les enfants, le but principal de l’éducation étant de réprimer plus ou moins, ou de modifier les tendances pernicieuses des enfants qui se révèlent très tôt, et d'encourager et de développer les tendances bienfaisantes.

Le Spiritisme est un puissant foyer de lumière dont les rayons atteignent les frontières de la sphère intellectuelle et illuminent tout le cycle de la Vie.

Il éciaire et justifie les dites sciences occultes, expliquant rationnellement ses déductions et les pourquoi de la vie astrale et physique.

L'Histoire Universelle, la vie des peuples, leur nature, leur caractère, reçoivent de lui la plus vive lumière, et celle qui se répand sur les sciences médicales illumine tout le vaste territoire, divulguant les plus profondes cachettes de ses domaines.

En Anthropologie, on distingue: l’Anatomie, science de la structure et conformation des organes; l’Embriologie, science de la formation et développement du foetus; la Tératologie, science des anomalies des individus (les monstres) et des organes (difformités); le Spiritisme, qui révèle, découvre et dévoile à nos yeux le pourquoi de ces phénomènes toujours désagréables, soit surprenants, soit souvent répugnants.

Il nous fait voir et comprendre comment une émotion trouble les fonctions de l'appareil digestif qui, jusqu'à un certain point, c'est-à-dire dans leur mécanisme intime, dans leurs processus physico-chimiques sons indépendantes de la volonté; et celles de l’appareíl circulatoire qui s’effectuent aussi hors de la volonté, et dont le centre, le coeur, a neánmoins le rythme perturbé et peut s'immobiliser, déterminant ainsi l’extinction de la vie, au choc d'une émotion violente et brusque.

Ces fonctions, comme toutes celles qui ont pour but de nourrir, réparer, conserver les organes et sont, pour cela même, dénommées fonctions de la vie végétative, s'exercent et s'opèrent sous l’influx direct et immédiat d'une inervation qui leur est particuliére – le système ganglionnaire, également appelé le grand sympathique – constitué d'une série de ganglions nerveux (réunion, groupe de cellules nerveuses) liés entre eux par des cordons également nerveux, composés de 19 à 25 ganglions de chaque côté, qui se trouvent dans les cavités splanchniques (région cervicale, cage thoraxique et ventre), prés de la colonne vertébrale, depuis l’atlas jusqu'au coccyx, l’entourant comme un collier ou une chaine sans fin.

Puisqu'autonome dans sa fonction particulière, le nerf trisplanchnique ou grand sympathique ne se trouve pas seulement séparé du systéme cérébro-spinal, mais vit sons son influence, est son subalterna, est lié à lui par les nerfs afférents, cordons nerveux qui, partant des nerfs craniens et des rachidiens ou spinaux, pénètrent – un par un – tous les ganglions du grand sympathique, où naissent les si nombreux filets nerveux qui, accompagnant les carraux circulatoires sanguins et lymphatiques et les enveloppant, se dirigent avec eux à tous les organes et tissus du corps humain.

Dans ces conditions, seulement indirectement les organes et appareils de la vie de nutrition reçoivent l’influx du système nerveux cérébro-spinal astreint à la vie de relation; c'est pourquoi, pour expliquer le trouble des fonctions digestivas et circulatoires par traumatisme moral, on sent et on reconnait la nécessité d'un autre agent que les nerfs, capable de faire comprendre les effets d'une action indirecte lointaine et, puisqu'impalpable, si énergique, si terrible, qu'elle peut foudroyer comme un éclair.

Cet autre agent, c'est le périsprit, corps animique, par l’intermédiaire duquel l’esprit se lie, s'identifie, organe par organe, molécule par molécule, à son corps, à l’organisation et à la constitution duquel il assiste, préside, tal le maçon qui fait la préparation de l’argile pour le ciment, choisit et affectionne le matériau avec lequel il fait le mur et construit le bâtiment.

Sous le choc d'une émotion ou passion violente, l’esprit se trouble, s'émeut, s'afflige, faisant de telle sorte que le périsprit se contracte, selon l’intensité du choc, et diminue son influx sur la molécule matérielle, sur la cellule organique, sur l’organe qui, pour cela même, perd chaleur, énergie, activité et même la vie.

On comprend ainsi comment une émotion brusque et violente peut non seulement troubler des fonctions qui ne s'exercent pas sous l’influx des nerfs de la vie de relation, mais aussi anéantir le vivant.

Voilà comment, avec un petit rayon de lumière, le Spiritisme iliumine, éclaircit des points obscurs de l’Anatomie, de la Physiologie, de la Pathogénése et de l’Embriogénie, imperscrutés jusqu'à aujourd'hui et, sans cette lumiére, imperscrutables.

Le lecteur vient de voir comment la lumière qui rayonne des études spirites pénétre dans les plus profonds recoins de sciences positives comme les sciences anthropologiques, permettant de trouver la solution rationnelle aux difficiles problémes de physiologie pathologique et d'embriogénie.

Vous pensez peut-être que s'arréte ici la force iliuminatrice du phare qu'est le Spiritisme?

Si c'est ce que vous pensez, vous vous trompez, comme vous allez de voir, et pour vous convaincre de votre erreur, il suffit d ‘une digression dans le secteur da la Nosologie, où l’on trouve (principalement dans le domaine de l’Etiologie, un des plus scabreux) les plus difficiles problèmes des sciences médicales.

Dans ce cas l’aide de la science spirite est inestimable, par les armes qu'elle donne au médecin pour vaincre les plus fortes difficultés de diagnostic, et les éclaircissements qu'elle lui fournit pour expliquer l'origine de certaines maladies et aussi la résistance admirable de l’organisme aux causes morbigéniques.

En général, l’individu qui est méthodique, patient et calme, qui suit une norme de vie régulière et n'est pas bouleversé par l’agitation de la société ni sollicité simultanément par une multiplicité de choses, les plus diverses, celui-là est sain et aura vie longue.

Les statistiques de la mortalité par les professions en sont la meilleure preuve.

Pour eux le vaisseau de la vie cingle en mer sereine.

Ceux-là, cependant, dont l’activité est éveillée et encouragée, presqu'incessamment, par mille objets différents; qui vivent contrariés sous la pression de sentiments; ceux-là sont des malades, leur vie est rarement longue et ils augmentent le taux de mortalité.

Ce sont les pilotes dont les vaisseaux, poursuivis par les tempêtes de la vie, ont souvent coulé au milieu du voyage, parce que les vagues en furie, que sont les passions, ont épuisé leurs forces, ainsi que leur courage, le courage du timonier qui tombe vaincu.

La majorité des maladies est causée par la prédisposition à l’affaiblissement de l’esprit qui, abattu, par son découragement, ne communique, ne transmet plus au corps la vitalité qui nait de l’énergie.

La joie est expansive. Elle revigore la circulation, donne la chaleur au corps, anime et rend robuste l’organisme, maintient la santé et prolonge la vie.

La tristesse, au contraire, est reconcentrée; elle retarde la circulation, refroidit, enlève la chaleur du corps, décourage et affaiblit l’organisme, ruine la santé et abrége la vie.

Mais comme tous les extrèmes se rejoignent et que tout excès est mauvais, si la déprimante tristesse est funeste à l’existence, la joie, quand elle est excessive, ne l’est pas moins, et peut même foudroyer.

Ayant montré et ainsi fait voir que les troubles de l’âme, son abattement et découragement, par les nombreuses et éternelles difficultés qui la dominent quotidiennement, sont les causes qui prédisposent aux maladies somatiques par l’état de langueur et manque d'énergie de l’organisme pour réagir sur ce qui l’entoure; et par cette désignation on comprend tous les agents capables de modifier l’organisme ou d'altérer la santé et de détruire le vivant; soit ceux d'ordre matériel, soit ceux d'ordre moral – les physiques et les sociaux ou sociologiques – on peut montrer, rendre visible, palpable, ce qui est en soi évident, sauf néan – moins pour les organicistes ou matérialistes, c'est-à-dire, que les Névroses sont des maladies dues à des souffrances de l’esprit ou purement et simplement provoqués par des esprits.

On donne le nom de Névroses, en Médecine, à des états morbides qui consistent en troubles fonctionnels sans lésions matérielles ni causes apréciables, qui s'observent principalement non seulement dans la vie de relation, mais aussi dans la vie végétative.

Les Névroses, dont le siège est dans l’appareil digestif, circulatoire et respiratoire, sont rarement impulsives – c'est-à-dire qu'elles sont capables de dominer la volonté: la dyspepsie, l’asthme et l’angor-pectoris; celles-là, cependant qui affectent la vie de relation et sont constituées par altération de motilité, de sensibilité ou de l’intelligence, troublent, suspendent, aliènent la volonté, subjuguent la conscience; elles réduisent presque la créature humaine aux conditions de la brute, de l'animal.

Les premières ont pour cause une altération de la fonction dépendante, ordinairement, de vice diathésique: l’herpès, la syphilis, la scrofulose, etc.

Les deuxièmes, qui affectent la vie animale, n'ont aucune cause organique appréciable.

D'entre elles il y en a quelques-unes, comme la Nostalgie et l’Hypocondrie, qui sont une simple extériorisation de l’état de l’âme; d'autres traduisent un désordre dans les relations de l’âme avec le corps, comme la Catalepsie; d'autres encore, comme l’Hystérie, représentent des états complexes, mélanges de désordres psychiques et intervention d'une volonté ou activité étrange, invisible – un esprit; d'autres enfin, comme la Folie, dans la plupart des cas, sont des phénoménes spirites, des faits de la vie psychique. Le malade, dans ce cas, est simplement un médium obsédé.

Le phénomène de possession, qui signifie la prise de l’esprit incarné par le désincarné qui s'empare de l’organisme brusquement et avec violence, ou lentement et subrepticement, et, d'une façon ou de l’autre, dans l’Hystérie, est celui qui constitue le dit dédoublement de personnalité qui est, avant tout, une duplication de l’individu, parce que l’âme ne peut pas se séparer complètement de son corps, car ce serait la mort; ce qui se produit en fait est la subjugation de l’incarné par le désincarné, la prédominance de celui-ci sur celui-là qui continue cependant lié à son corps, en possession de lui, car contrarié, subjugué.

On comprend que cela soit admissible; alors que le dédoublement de la personnalité, comme le dit l’organiciste, matériáliste déguisé, est inacceptable, car absurde; l’unité est indivisible; l’homme est un, la créature est indivisible.

La Folie est, dans la plupart des cas, une obsession; quelquefois une simple allucination des sens, d'autres fois un désordre de l’intelligence ou perversion du sens moral; parfois encore une dépression, presque l’anéantissement des facultés psychiques, véritable abrutissement.

Ce sont des états d'âme dûs à action plus ou moins directe d'esprits désincarnés ou même incarnés, influant les créatures de plusieurs manières: depuis la simple suggestion insistante, éternelle, tenace, jusqu'à l’action directe, énergique, violente, provoquant des attaques.

L'esprit agit mu par l’amour ou par la haine, et sous l’influx d'un de ces sentiments; mais, dominant sa passion, il cherche à capter la confiance de sa victime: son action est intentionnellement lente, mais douce; incessante, mais délicate; si, pourtant, la passion le domine, l'agression est violente et brutale.

On comprend ainsi le pourquoi des formes si variées, presqu'infinies de l’Hystérie, depuis la simple tristesse ou joie sans justification, depuis l’abstraction, le ravissement, l’enlèvement et l’extase, jusqu'à la folie; depuis l’état où la victime chante ou danse, crie ou pleure sans savoir pourquoi, jusqu'à celui où elle déchire furieusement ses vêtements, se débat et tombe par terre, en convulsions, en contorsions horribles, affreuses ou lubriques, qui, pour être expliquées rationnellement et d'une manière satisfaisante, ne peuvent qu'être attribuées à la nature du sentiment qui anime, agite et pousse l’esprit agresseur ou obsesseur.

On explique également ainsi les formes diverses de la folie qui ne peuvent pas être attribuées à des maladies de l’organe de la mentalité; parce que la nécropsie, pratiquée chez des individus décédés à la suite de maladies intercurrentes, tout de suite au début de la folie, n'a jamais révélé la moindre lésion matérielle du cerveau; il est malgré tout certain qu'on trouve de profondes altérations dans les cerveaux de ceux qui succombent après un long temps de souffrance par la folie, ce qui rend bien plus patent que de telles lésions sont l’effet et non la cause des troubles psychiques.

Ces faits peuvent être observés et analysés par n'importe qui.

Et ceux qui le feront sans préjugés, sans être asservis à aucune école ou secte, libres de toute entrave, devront reconnaître leur véracité.

Dans le processas de formation, d'individualisation et de perfectionnement de l’esprit, il y a la raison d'être des règnes de la Nature; ce sont les laboratoires, les bureaux où se réalise le travail brillant et merveilleux de la création humaine.

Chacun des règnes de la nature a des régions différentes, occupées par des états (les espèces) plus ou moins indépendants, (distinctes) liés, hiérarchiquement, des plus simples aux plus complexes.

La hiérarchie dépend du nombre de bureaux; le plus infime en a un seul; le plus élevé les contient tous, chacun occupant une tâche particulière, exécutant la sienne (les plus-petits séparément et successivement) jusqu'à ce que, une fois créés tous les bureaux et constitué le laboratoire, ils commencent à fonctionner simultanément et synergiquement, chacun participant avec son travail et menant ses efforts vers le même but: la création.

Une fois constitué, le laboratoire (le vivant), avec les bureaux nécessaires (les parties composantes du corps), et celux-ci avec leurs mécanismes (organes), entre en activité et fonctionne toujours, sans cesse, tant que les machines fonctionnent régulièrement et jusqu'à ce qu'elles ne soient plus réparables, à moins d'un accident qui vienne interrompre le travail de transmission du mouvement, parce qu'alors le laboratoire devient muet, temporairement ou définitivement.

La reproduction, imitation ou simulacre de la statique (formes, attitudes, traits), est une espèce de mémoire, mémoire physique, retentivité de formes que l’on peut, ou plutôt que l’on doit, considérer comme transformation, ou mieux, vitalisation de la force de cohésion qui est celle qui conserve et rend permanente la configuration des corps: c'est l’atavisme organique, corporel.

Le même phénomène d'ordre dynamique (reproduction du caractère, aptitudes et tendances affectives et intellectuelles) est du domaine psychique, qui doit être considéré comme une espèce de mémoire non matérielle, mais mécanique et, par conséquent, encore retentivité, que j'appellerai périspirituelle, car c'est le corps animique qui conserve les modalités d'existences passées.

Le Dr. Pinheiro Guedes a réfuté, comme on le voit, les théories défendues par les courants matérialistes, même de la médecine, en leur opposant ses connaissances spiritualistes tirées de sources de la plus cristalline essence.

Il l’a fait, avec le sincère désir de servir à la classe des médecins, à laquelle il appartenait, car il n'ignorait pas qu'elle pourrait rendre de meilleurs services encore à l’humanité, s'il ajoutait à ses brillantes études de physiologie, le résultat des recherches, non moins importantes, dans le domaine du spiritisme scientifique.

Le médecin qui pourra administrer le traitement physique, avec la connaissance des causes ou influences psychiques qui incident sur la majorité des maladies, est deux fois médecin.

Faudra-t-il souligner que la présente divulgation est sincèrement inspirée du désir de voir l’humanité se redresser pour entreprendre, sur des chemins sûrs, la marche de son évolution, sachant ce qu'elle fait et pourquoi elle le fait?

2. Force et Matière

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