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| La racialisation de l’école |
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L’échec de l’intégration
républicaine est totale. Dans les collèges et lycées,
les jeunes immigrés affirment avec violence leur différence,
leur nationalisme, souvent leur islamisme et la haine de tout ce qui est
Français ou Européen. En janvier 1999, Le Figaro publiait Le
journal de bord d’un prof de banlieue, un document à l’authenticité
effrayante - qui fut mise en cause par de bons esprit. Le lycée de
la région parisienne était décrit comme une véritable
jungle ethnique, où tout enseignement était devenu impossible
(les élèves font de la présence pour que les familles
touchent les allocations), où le corps enseignant et les lycéens
européens étaient terrorisés, où la violence
et la criminalité étaient quotidiennes. Après s’être
fait gravement agressé par un élève noir à qui
il avait osé faire une remarque, il a brisé la loi du silence
et publié un livre de témoignages concrets. (Nicolas Revol,
sale Prof !, Fixot).
Il écrit notamment : « La population est composée à 50 % de Maghrébins, 20 % de Portugais, de Turcs et 10 % de français « de souche » auxquels on peut ajouter quelques Asiatiques disséminés ici et là ». Sa classe de terminale est « divisée en trois groupes : les Maghrébins, les Africains et, en marge, les Blancs auxquels se sont joints les quelques Asiatiques. Face à moi, au fond de la classe, il y a le petit groupe d’Africains, à ma droite, les Maghrébins et à ma gauche, les autres ». Le rêves officiel du creuset multiracial ne fonctionne évidemment pas. Une séparation raciale - et hostile - s’instaure naturellement. L’auteur cite maints exemples des insultes qu’il recevait quotidiennement et notait ensuite scrupuleusement. Par exemple : « J’te jure sur l’Coran de La Mecque que j’nique ta mère la pute ! » ou « J’te jure sur l’Coran de La Mecque que j’vais t’faire une tête et que tu vas t’en mordre les doigts ! » ou bien : « C’est pas cool et ça s’paye plus tard. Sur l’Coran de La Mecque, ça s’paye ! », ou encore : « J’ai les nerfs graves, je vais vous casser. Vous n’êtes qu’un sale prof. On n’a pas peur de vous. C’est nous les plus forts ». Quand l’auteur du livre fut agressé par l’élève noir (cinq mois d’arrêt de travail), la direction de l’établissement ne l’a pas soutenu, mais enfoncé. C’était lui le salaud, le raciste, qui provoquait ses élèves en essayant de maintenir un semblant de discipline. On n’a pas digéré qu’il porte plainte contre son agresseur. Dans sa « notice de notation annuelle », le proviseur a écrit cette remarque, digne d’être reproduite dans l’anthologie de la lâcheté : « Cette année, la situation personnelle de M. Revol ne lui a pas permis d’aborder avec sérénité sa relation avec ses élèves ». Le creuset de l’École républicaine est aujourd’hui cassé pour une raison que les autorités taisent mais qu’elles connaissent : tant que le brassage était social, l’école publique remplissait son rôle d’intégration. C’est impossible dès lors que le brassage devient ethnique et racial, au delà d’un certain seuil. Dans L’instit et le Mammouth (Ed. Albin Michel), Antoine Charrère, professeur dans une ZEP (zone d’éducation prioritaire), raconte ses désillusions de républicain égalitaire et intégrationniste. Sur une classe de jeunes immigrés de trente élèves, un seul sait ce qu’est La Marseillaise. Il demande aux jeunes d’apprendre l’hymne national, comme jadis les instits dans les colonies. Les familles maghrébines se rebiffent. La sœur d’un élève de réprimande : « Pourquoi tu chantes ça ? C’est pas de notre race ! » Les réactions de rejet sont bel et bien de nature ethnique. Les jeunes d’origine immigrée exigent des papiers français (par intérêt économique), mais ils restent Arabe ou Noirs dans leur tête et se montrent hostiles à tout ce qui est fondamentalement français ou européen. (…) D’ailleurs, comment les Afro-Maghrébins - pourtant de nationalité française - appellent-ils leurs condisciple blancs dans les collèges ? Les Céfrans, verlan de « Français » ; ou, encore plus intéressant, les Gaulois, appelation ethno-historique, qui traduit à leur yeux la dévalorisation de la nationalité française (tout comme celle de la nationalité romaine après les édits de Caracalla) et le refu absolu de s’intégrer et de s’enraciner dans l’« histoire de France » telle que la pense la République. Ils ont du bon sens. Ils parlent aussi de fromages blancs. Antoine Charrère conforte ce constat par maints exemples. Quand il explique la signification du drapeau tricolore, on lui lance agressivement : « Et le drapeau algérien ? » Une fille à laquelle il demande ce que signifie que quelqu’un est « français », lui répond : « Qu’il n’est pas de notre religion ». |