HOMMAGE À GUY WILLIAMS

 

C’est possiblement un des lutteurs les plus intrépides que la NCW a connu. Et pourtant cela ne paraît pas, car cela fait près de 11 ans qu’il lutte pour cette organisation, et cela depuis les tout débuts…

 

Évidemment, on parle ici de Guy Williams, qui prendra sa retraite du ring après toute une carrière mouvementée qui l’a évidemment mené aux multiples honneurs dans la NCW, que ce soit en individuel (TV ou Inter-Cités) ou en équipe (Stéphane Bélanger, le Géant Golem ou Cobra..)

 

D’après une entrevue récente qu’il a fait à Chantal Bailly de CatchExpress, Guy Williams n’avait aucune idée de devenir lutteur en 1989. Puis un ami venant de Berthierville (sa ville de résidence…) lui a dit qu’il avait un physique de lutteur. Une visite à l’école de lutte de Phil Bélanger et Frank Blues de Joliette, une initiation à l’entraînement, et la piqûre est venue… Guy Trahan (son vrai nom) ne savait pas qu’il allait devenir une légende de la lutte Québécoise…

 

Il n’a pas lutté sous le nom que l’on connaît en ce moment : il a débuté sous le nom du Général, puis du Rebel, un repos d’un an suite à une blessure à une épaule, et il revient avec un autre nom… Comme il voulait un nom bilingue, il adopte le nom de famille Williams suite à un ami qui était dans la fédération. Guy Williams était de la partie… Sans compter qu’il a aussi œuvré sous le nom de Crazy Eddy, un lutteur masqué qui a fait la pluie et le beau temps. Il avait dit que Crazy Eddy était son côté vengeur et qu’il avait causé toute une surprise au Black Bear à la fin de leur rivalité de 8 mois en 1993.

 

Ses premiers championnats furent en équipe avec Stéphane Bélanger. Puis il se joint avec l’écurie du Caméléon, puis de Naja Viper, ayant dans sa gang le Géant Golem et Phil Bélanger entre autres. Autant mieux vous dire que comme Guy a connu les deux extrêmes des lutteurs, je crois deviner qu’il excellait en tant que vilain. Puis un jeune loup, Cobra, vient se joindre au groupe. Guy avait disparu de la circulation un bout, puis revenu masqué avec son personnage de  Crazy Eddy. Ce fût ce personnage, avec Cobra à ses côtés, qui allait marquer les débuts de Deadly Venumm, une des équipes les plus explosives de la NCW…

 

Il garda le masque un bout, puis revient à son ancienne identité de Guy Williams. Ce dernier et Cobra en ont fait voir de toutes les couleurs aux équipes comme Wild Thing, Accès/Interdit, Dream Warriors (le match hardcore de Challengemania 7, un classique !) et autres. Sans compter qu’après quelques années de « loyaux » services, ils claquent la porte à Naja Viper. Cette dernière ne l’a pas digéré. C’est alors que Deadly Venumm allait dans sa quête de popularité…

 

Il est évident que les discours de Guy Williams au micro sont des classiques instantanés. Il ne se gêne pas au micro pour se moquer de ses adversaires et embarquer le public avec ses expressions célèbres : ON A DEUX MOTS À DIRE : FERME TA GUEULE ET MANGE DE LA M**** et l’appel au party après la victoire : TOUT L’MONDE TOUT NU, DEUX HEURES DE CUL !!!! Sans compter qu’après la victoire, ils faisaient tout un strip-tease qui pâmait toutes les filles présentes. Et Guy est aussi toute une personnalité qui passe bien à la télé. On l’a surnommé successivement Mr TQS, Mr Musique Plus, Mr TVA et plus récemment Mr. PWI vu un article décrivant la gimmick de Deadly Venumm. Sans compter qu’il a fait partie du classement du PWI 500 avec plusieurs lutteurs de la NCW…

 

Faut bien dire que Guy Williams est tout un lutteur intense qui n’a pas froid aux yeux. Malgré sa petite taille (5 pieds 7), il ne s’est jamais compté pour battu et il ne fallait pas le sous-estimer outre mesure. Je me rappelle de ce 15 minutes d’enfer qu’il a dû subir par la Mafia du Booker lors de Challengemania 8 et qu’il s’est repris plus tard. Et cela ne l’a pas empêché de faire son spectacle  après le combat que lui et Cobra ont gagné… Et ses mouvements et ses prises de finition (comme son Deadly Sleeper…) en font un lutteur qui mérite ses galons amplement dans le monde de la lutte québécoise.

 

La seule ceinture qu’il n’a jamais gagnée, c’est la ceinture Québécoise. Dernièrement, une autre blessure à l’épaule (sa onzième) lui annonce son chant du cygne. Malgré une prothèse qu’il porte durant ses combats, Guy sait que le poids des années commence à se faire sentir. À son regret, il doit prendre sa retraite du ring, mais grâce à Piranah, pour une dernière fois, il s’essaiera de s’approprier la ceinture Québécoise contre le champion Franky The Mobster, une dernière fois le 10 mars prochain au Centre NCW de Montréal. Ce sera sa chance unique de se retirer en champion, comme il le mérite après 11 ans de loyaux services à la fédération qu’il a représentée, la NCW.

 

Mon meilleur souvenir : celui où Guy m’avait interpellé un soir de gala en février 2000 en disant de l’avoir oublié au profit d’Yvan l’Imitateur comme un des meilleurs lutteurs québécois lors d’une chronique du Poing Final du Grand Duc. Un oubli qui a été réparé, et bien justifié, car Guy Williams est vraiment un vétéran aguerri, et lors de cette dernière année, j’ai eu la chance de le voir plusieurs fois et constater son grand talent….

 

Guy, j’ai rien qu’un mot pour toi : MERCI !!!!!

 

NDLR : J’ai écrit cet article la veille de son combat le 10 mars 2001, dans laquelle j’officiais comme arbitre suppléant à Bertrand Hébert lors de son combat de championnat québécois contre Franky The Mobster. Évidemment, Guy a gagné ce combat (grâce à moi !) et a pu continuer un bon bout jusqu’à Challengemania 9 en tant que champion québécois de la NCW (le premier a avoir fait le quadruplé des championnats de la NCW : TV, Inter-Cités, Équipe et Québécois) dans laquelle il a perdu dans un triple menace contre ce même Franky et Piranah. Surprenant tout le monde, il continua pendant une autre année jusqu’à Challengemania X, dans laquelle il s’est blessé gravement lors d’un combat de tables contre Dream Killer (c’était son dernier Challengemania). Lorsque rétabli, Guy n’avait pas d’autre choix que d’annoncer sa retraite forcée en automne 2002 au Centre NCW, le cœur gros, mais avec le devoir accompli. De nos jours, Guy est papa, mais aussi participe quelques fois dans les galas en tant que « commissaire » spécial ou arbitre invité. Espérons une entrée dans le Temple de la Renommée de la NCW pour ce grand lutteur qui a impressionné plus d’un malgré sa petite taille.

 

Et personnellement, Guy m’a fait part de ses compliments sur le texte, très reconnaissant de sa part !

 

Claude Leduc

LUTTE PRO QUÉBEC

 


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