Note sur Norman Spector

Notons toutefois, malgré ces remarques désobligeantes à l'égard de M. Michaud, que M. Spector se montre tout de même nuancé sur toute la question entourant la dite "affaire Michaud": en effet, il rappelle à Lucien Bouchard  le travestissement du travail des fonctionnaires qui surveillent l'application de la loi 101 par "une fronde anglophone qui évoque les SS", "cette déclaration, indigne, de la ministre fédérale Elinor Caplan pendant la campagne électorale, à l'effet que Ernst Zundel et Stockwell Day se ressemblent comme deux gouttes d'eau", qu'il ne se rappelle pas "qu'il y ait eu beaucoup de remous, incluant parmi les représentants de la communauté juive qui l'accompagnaient, quand M. Chrétien a évoqué l'énormité de l'Holocauste pour justifier les politiques qu'il a poursuivies dans sa carrière politique", pas plus qu'il ne se rappelle que le B'nai Brith n'ait jamais condamné "cette tactique inacceptable qui consiste à diaboliser un concurrent politique", et - tenez-vous bien - qu' "on peut comprendre que M. Michaudd ait pu en venir à la conclusion que le B'nai Brith, en dépit de son excellent travail, soit devenu anti-francophone et anti-souverainiste." (Ce n'est pas un "Québécois dit pure laine" qui parle, ici, c'est un "Juif né et élevé au Québec", comme il se définit lui-même!) De plus, dans cette lettre au premier ministre du Québec, M. Spector admet qu' "une vraie discussion devrait reconnaître que M. Michaud a utilisé des arguments valides lors de la polémique maintenant célèbre qui l'a opposé au sénateur Kolber" et relève le fait suivant: "Alors que le sénateur Kolber rejette la comparaison (des souffrances historiques de certains peuples), il est intéressant de constater que son fils israélien indique que, eut-il été Québécois francophone, il aurait été probablement un souverainiste"!!! Il remet aussi discrètement et subtilement à l'ordre notre cher Premier Ministre en lui signalant "qu'il n'est pas en soi raciste de constater que dans certaines boites de scrutins dans Côte Saint-Luc, il n'y avait pas même une voix en 1995 pour le OUI".

Ce message-là, M. Bouchard, c'est évident, ne l'a pas compris, trop possédé qu'il était et a toujours été par ses émotions incontrôlées. Après "la nuit du boudin" qu'il a fait subir aux congressistes du PQ qui lui avaient accordé un vote de confiance dans les 75%, il a fait connaître à toute la population du Québec ce qu'il conviendrait d'appeler désormais"le mois du brouillon"!
 
 

Hosted by www.Geocities.ws

1