Il
y a les vues de la mer...
Ses
couleurs se marient, nue ou soleil
Abri
aux incalculables merveilles
Parfois
noire de la bêtise humaine
Voyons-nous
de notre mât de misaine ?
Il
y a les sons de la mer...
Le
chant de la vie des vagues vibrantes
Bruissantes
même en ses coquilles vides
Tête
dans l'eau, résonance battante
Est-ce
bien notre cœur, de vie, avide ?
Il
y a toute cette mer...
Mais
si, au-delà de la mer...?
Force
d’infini spatio-temporel
Matrice
d’une sagesse éternelle
Je
tente de saisir à vous sonder
À
vos sons doux, j’essaie de m’émonder
Et
je voudrais tant... Puis-je, mer ?
Cuire
au sel ma cécité haïssable
Essorer
mes soupçons dans vos rouleaux
Poncer
mes angles carrés dans vos sables
Et,
fouetté d'algues, redresser le dos
Mais
j'ai une peur bleue de mer !
À l’œil et à l’oreille, une
amertume
Déferle sur ce fantasme de brume
Je
dois m'accrocher, réel établi,
Pour
ne pas sombrer dans mon propre oubli
Patrick
Packwood
-
29 mai 2002 -
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