entendre le son tintamarre
au repos
les yeux perdus endormis
autre part
penser n'a pas de sens
le béton recule
pourtant
mes pas vers là-bas
n'ont trouvé preneur
j'habite un pays seul
dedans
comme dehors
tu savais plus
y'avait que le sol pour te répondre
et encore
ce jour-là passerait
ça tu savais
lentement ton temps passait
lentement comme ton pas
on n'est pas tout seul
sauf que
y'a de ces jours
et puis je te jure
que les mots valent pas la peine
à tout ça
aussi seuls, eux aussi
pour te raconter mille fois
ta même solitude
la tuer pour une bonne fois
je ne ferai rien
resterai là comme une chaise
au berceau de mon attente
plus tard
positions révisées
je me lèverai peut-être
inquiet de mourir
je ferai un pas
au nom des assis
puis je risquerai par devant
la course est toujours traître
méfie-toi
sous l'insistance de l'oppression
j'arrêterai pour voir
ceux qui m'épient sans bouger
inconscients du crime
qu'ils auront commis
j'écouterai
longtemps j'écouterai
tout autour de moi
des silences rancuniers
à vous rasseoir un homme
sur sa chaise
on ronge ton restant de moelle
le peu de vent qu’il te reste
cette éternité qui s’en va
les nouvelles ont du venin
de plus en plus
tu t’acharnes tu luttes
ce cri d’aplomb sur ta fatigue
en rentrant ta gueule habituée
chez elle
tous ces calculs sont à vomir
le coeur et l’étincelle
téléphone pour du nouveau
du beau
ces signaux-tumultes
sur ton cadran
tu pleures pas
les sanglots d’aile
circulent ailleurs
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Je t’écrirai un roman, promis
avec tout ce qu’il y a de trop dans ma vie
des poésies désuètes
des rangées de néants planants
je prendrai encore l’autobus
cette fois j’écrirai tout:
le métal et la chair
le quotidien circulant
et je te donnerai les yeux des autres
un pauvre homme tout seul oui
et son "plus rien d’autre" à donner
la chaise berçante toute seule
on coin de mon foyer parti
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je te l’avais dit
cela ne veut plus dire la même chose
quand la musique commence
comme une hypnose du coeur
un glissement vers les pleurs
presque
toutes ces affiches sont tristes
maintenant que l’accord chante
je ne voudrais pas que tu meures
je sais c’est idiot la vie
idiot autant que tout ce qui bat
au gré des douleurs
on te l’a dit
tu rentreras chez toi
éteindras ta lampe
et là tu seras vraiment seul
avec ton vertige
alité
faudra éteindre aussi la chanson
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pas d’empathie
quelques neurones sensitifs
à peine capables de lire
le parterre
mêmes les yeux chauds
sont esquivés
le froid souvent
fait ses constats
presque inutiles
la nature inertie
désapprendre l’humain
je n'irai pas loin
[une chance que ces enfants ont leur mère]
peut-être que je ne sais rien de rien
tout seul comme ça
au fond rien ne sert de courir
la nature finit toujours par nous galoper
bonne ou mauvaise
retourné à mes idées mon écart
je rumine quelques heures à déblatérer
assis dans le temps
bientôt on m'insufflera des intentions
de par ici d'ailleurs des impressions de peut-être
parfois le coeur voudrait se taire
et ça se rallume
au fil imprévu de s'abstenir
trop longuement