la
télé dit "beau"
mais
mon manteau sent la pluie
météo
de mars
. .
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le
soleil se couche
aussi
rouge de chaleur
que
ma peau brûlée
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les
feuillus nus vivent
mais
les conifères nus
meurent
sans aiguilles
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. . . . .
petit
grain de riz
qui
nourrit un coin de globe
on
en rit ailleurs
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le
printemps fleuri
gai
même dans la grisaille
de
pluie, de nuages
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(si
Gilles Vigneault l'avait écrite sous forme de haïku)
mon
pays n'est point
neige,
glace, vent et froid
mon
pays : l'hiver
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les
pommettes rouges
illuminent
son visage
décorent
l’arbre
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. . . . .
la
chanson gelée
de
l’oiseau sur la ramille
au
printemps tardif
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. . . . .
l'oiseau
de mer vole
le
voilier glisse sur l'eau
union
d'horizon
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tout
froissé avant
tendu
pendant, puis mouillé
c'est
le parapluie
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aaah...
haïku ! haïku !
projète
fort le Poète
ensuite
il se mouche
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. . . . .
les
feuilles d'automne
tapissent
le sol de pas
vers
la renaissance