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partie
2: Le repas est servit |
page 2
[Lapierre ouvrit un pot remplit de ce qui avait tout
l'air de langues de porc. Une forte odeur de vinaigre remplit la
pièce, ce qui donna un haut le coeur à Bob. Le directeur offrit une
langue à Bob, qui refusa, puis à tous les gardes présents, qui eux
ne se gênèrent pas. Ils avaient l'air de vautours autour d'un corps
mort. L'un des gardes repassa même une quatrième fois en se lichant
les babines de bonheur.]
John:
Toujours aussi excellentes vos langues de porc, patron !
Lapierre: Je sais... je sais... Bon, je dois retourner à mon bureau
maintenant. J'ai pas encore fini de calculer tous les profits de
cette prison au cours du troisième trimestre. Veuillez garder l'oeil
sur le détenu Brochu. Son procès est pour bientôt. Je salive déjà à
l'idée de ce que le juge Garon va bien pouvoir lui donner comme
sentence cruelle lorsque les détails méticuleux de ses crimes
crapuleux auront été dévoilés au grand jour.
Bob :
Comment ça des profits ? Depuis quand est-ce qu'une prison est
supposée faire des profits ? C'est quoi cette histoire ?
[Au
signal du directeur, John asséna un violent coup de ses bottes à cap
directement dans le cul de Bob – qui en lâcha un gros pet de
surprise et de douleur.]
Lapierre : Brochu ! Je me ferai moi-même le plaisir de tout vous
dévoiler dans le creux de l'oreille le jour où vous serez assis sur
la chaise électrique à quelques secondes de griller comme une
tranche de pain aux raisins dans un four industriel. Ah ! Ah ! Ah !
[Le
directeur s'en alla en continuant à rire aux éclats et en écrasant
les rats qui tournaient autour de lui sous ses souliers. Juste avant
de disparaître complètement, il s'arrêta devant la cellule de Pipo
Sanchez.]
Lapierre : Tu vois ce pot, sale chien Mexicain. Regarde le comme il
faut parce que bientôt ta langue bien pendue de demeuré risque fort
d'y trouver son dernier repos. Ah ! Ah ! Ah !
Pipo
: Moi penser que monsieur directeur a de bien jolis souliers.
Lapierre : Tu trouves ?! Regarde bien leur dessous. Ils sont
vraiment exceptionnels.
[Le
Mexicain se pencha pour mieux apprécier la qualité des semelles des
souliers du directeur quand il reçut en plein visage un violent coup
de pied de la part de ce dernier. Pipo se releva, avec deux dents en
moins, et hurla à pleins poumons.]
Pipo
: MOI PENSER QUE MONSIEUR DIRECTEUR EST MÉCHANT. MOI PENSER QUE
MONSIEUR DIRECTEUR EST HOMOSEXUEL. MOI PENSER QUE MONSIEUR DIRECTEUR
PREND DU VIAGRA. MOI PENSER...
[Pipo
ne termina jamais sa dernière insulte. Tout ce que Bob entendit à ce
moment fut le bruit d'un son sourd suivit de celui d'un corps
s'écrasant au sol et que l'on traîne par la suite. Mais il ne put en
voir davantage car les gardes, qui arboraient des airs apeurés,
projetèrent Brochu au fond de sa cellule et l'enchaînèrent à un gros
rat qui pataugeait dans le fond de sa toilette. Quelques heures plus
tard, quand on vint le détacher pour l'emmener à la cafétéria pour
le souper, Brochu remarqua que la cellule de Pipo était souillée de
sang à la grandeur. Brochu avait un mauvais pressentiment concernant
le souper en question. Mais il espérait fortement en apprendre plus
sur le fonctionnement des cuisines de la prison via son bon ami Mike
Goulet, sa taupe. Mais lorsqu'il arriva enfin dans l'immense
cafétéria de la prison, les premiers détenus qu'il croisa sur son
chemin le regardèrent avec un air terrifié. Ils le pointèrent en
l'accusant.]
Détenus : C'est lui. Le monstre de la prison. C'est lui l'assassin
de Pipo. C'est lui l'assassin de Mike Goulet.
[En
apprenant que Goulet était mort, Brochu fut dévasté comme une
toilette publique prise d'assaut par un gros tas de 350 livres ayant
la diarrhée. Il était découragé au possible car il venait de perdre
son contact dans les cuisines. Comment allait-il faire pour enquêter
sur ce qui s'y tramait ? Il n'en avait aucune idée. On assit Bob à
une table isolée des autres détenus qui le dévorait des yeux. Un des
cuistots prit le haut-parleur pour annoncer le menu.]
Cuistot : CE SOIR MA GANG DE CHAROGNARDS, C'EST DU MEXICAIN. J'ESPÈRE
QUE VOUS AVEZ LE COEUR SOLIDE !
Couillard : Hum, du mexicain ! Ça va nous changer du putain de steak
haché !
Bob:
Merde mais c'est pas vrai ?! Du Mexicain...? Pipo...!? Est-ce une
coïncidence vraiment ??? C'est presque impossible !
[Bob
regarda d'un air terrifié les autres détenus se faire servir et
manger comme des cochons comme s'il n'y avait pas de lendemain. Il
regarda son assiette et le coeur lui leva juste à penser à la
provenance probable de ce menu typiquement mexicain.]
Bob :
Euh, cuistot...
Cuistot: Kossé ?
Bob:
Je suis désolé, mais je suis extrêmement allergique à la bouffe
mexicaine. Ça me donne des nausées, mais surtout une forte
propension à faire des énormes boutons dans le cul.
Cuistot: Bah, on a un menu de remplacement pour les allergiques
justement, c'est pas tous les rats de la place qui digère ce qu'on
fait...
[Le
cuistot alla à la cuisine aussi rapidement que ses 323 livres de
graisses le lui permettait. Il revint quelques instants plus tard,
le tablier maculé de rouge, avec une assiette bien remplit. Il
laissa l'assiette sur la table en face de Bob et prit un air
moqueur.]
Cuistot: MONsieur est servit. Est-ce que MONsieur est satisfait ?
Bob:
C'est quoi ce truc ? Ça l’air dégueulasse !
Cuistot: C'est du ragoût de boulet ! Tu t'attendais à quoi assassin,
à du filet mignon peut-être ?
Bob:
Hein ? Du ragoût de boulet ?
Cuistot : Euh ! Je veux dire du ragoût de boulettes. Boulettes pas
boulet.
[Bob
regardait le cuistot avec un air soupçonneux.]
Cuistot: Qu'est-ce que t'as à me dévisager comme ça ? Y a une boîte
à suggestions à la sortie si t'es pas content.
Bob:
La boite toute rouillée avec le cadenas là-bas ?
Cuistot: Oui.
Bob:
Est-ce que quelqu'un lit ce qu'il y a là-dedans au moins ?
Cuistot: Le jour où on va retrouver la clé on va sûrement s'y
mettre...
[Le
cuistot partit en riant.]
Bob:
Bon, faudrait bien que je reprenne des forces un peu, mangeons.
[Bob
regarda son assiette et ce qu'il vit le figea net. Il se leva et se
mit les mains devant la bouche car il sentait qu'il allait être
véritablement malade. Les gardes s'approchèrent comme l'action
n'était pas conforme.]
Garde: Brochu ! Assis et mange !
Bob:
Je... je vais être malade ! Vite les toilettes !!!
[John
qui était d'office ce midi s'approcha de la scène.]
John:
Brochu, tu es bien pâle ! Que ce passe-t-il ? On dirait que tu as vu
un revenant dans ton assiette...
[Sur
ces paroles, Bob ne put retenir la montée volcanique provenant de
son estomac et régurgita un beau jet bien droit et puissant
directement sur John. Fou de colère, celui-ci le matraqua
généreusement. Bob s'évanouit sous les coups.]
[À suivre lors de la prochaine mise à jour...]
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