STRATEGIE ET TACTIQUE DE COMBATS
L'ARMÉE EN MARCHE :
Lorsque l'armée guerganienne fait mouvement assez loin de l'ennemi, il y a un ordre de marche à peu près immuable. En pays ennemi, quand une attaque est possible, l'armée avance. Le légionnaire en marche est lourdement chargé (environ 35kg). Son sac comporte gamelle, effets personnels, outils pour le camp, et 17 jours de vivres. Parfois, lors de certaines expéditions, on allège le bagage du soldat. L'étape est d'environ 25 Km, mais il y a souvent des marches forcées. Le porte-enseigne est en tête de colonne, et c'est à lui que les commandements d'arrêt ou de marche sont transmis.
LE CAMP, UN BIVOUAC FORTIFIE :
Le camp est construit chaque soir. Il est plus soigneusement organisé lorsque l'armée y passe tout l'hiver. Le camp peut même devenir permanent, en fonction des événements. Les caractéristiques du camp restent toujours les mêmes. Il est en hauteur, à proximité d'un point d'eau, de fourrages et de prairies. Les hauts gradés choisissent d'abord l'emplacement, d'après les indications du consul. Ensuite, tous les soldats, sont alignés côte à côte sur les limites extérieures du camp. Ils creusent un fossé en rejetant la terre pour former un talus d'une hauteur égale à la profondeur du fossé. Sur ce rempart est disposée une palissade de pieux ou de claies tressées. Les 2 grandes lignes aboutissent à 4 portes: la porte du côté de l'ennemi; la porte à l'opposé; à droite et à gauche. Non loin de la porte du côté de l'ennemi était placé la tente des hauts gradés, devant laquelle les boucliers guerganiens étaient fichées en terre. Les hauts gradés disposent, pour eux et pour leurs serviteurs d'une habitation de plusieurs pièces. Autour, la place de rassemblement, trésor et magasin. Derrière se trouvaient les tentes des légionnaires qui campent alignés en six rangs perpendiculaires à la voie principale, qui méne de la porte de droite à la porte de gauche. Les légionnaires se partagent à 8 des chambres de 30 à 35 m2 comportant autant de couchettes que d'occupants, une table et un foyer. La place de rassemblement, trésor et magasin sont toujours rigoureusement installés à la même place, afin de permettre l'organisation rapide du camp à chaque étape. Un camp de légion occupe 45 hectares (environ 550 m par 800 m). Tout autour du camp, entre le retranchement et les tentes des troupes, est laissé un vaste espace libre mettant les tentes à l'abri des traits ennemis et permettant une circulation sur les quatre faces en cas d'attaque. En dehors de chacune des quatre portes, des corps de gardes assurent la surveillance et la protection du camp. Telle est la disposition générale du camp guerganien, qui doit constituer à la fois un refuge sûr en cas d'attaque ennemie et une base solide pour une offensive, ou pour une retraite. Les familles des légionnaires peuvent y habiter, et les habitants de la région viennent souvent s'installer à proximité pour faire du commerce ou chercher protection.
photo d'un haut gradés

Tente d'un soldat

Tente d'un général

Tente d'un officier
LA BATAILLE :
L'armée de l'empereur Vincent qui est sous le contrôle de Nicolas le terrible se présente en phalange massive, sur 6 rangs de profondeur. La bataille se livre sur de petits fronts, les légionnaires sont rangés au coude à coude, guerganiennes, la cavalerie aux 2 ailes. Chaque légion en ordre de bataille se présente sur 3 lignes en quinconce. Ils sont séparés les uns des autres par des intervalles égaux à leurs fronts, de sorte que chacun puisse effectuer un repli sans affecter l'ensemble du dispositif. Le signal donné, les légionnaires lancent le javelot, puis on en vient au corps à corps. Les vétérans, en nombre 2 fois moins important que chacune des 2 lignes d'assaut, sont en position d'attente le genou à terre. Ils ne sont engagés que si les 2 premières lignes ont été repoussées. Parfois, l'armée doit recourir à des formations savantes (les soldats font le cercle pour résister de tous les cotés).
LE SIÈGE :
En face de la ville assiégée est tracée une levée de terre. Sur cette levée de terre sont disposées des tours plus hautes que les remparts assiégés, ainsi que des machines dont le principe moteur est fourni par la torsion d'un faisceau de fibres, comme la baliste, qui est une sorte d'arbalète à tir courbe, la catapulte qui est une arbalète à tir tendu, envoyant de gros projectiles, l'onagre ou scorpion, qui est une fronde mécanique. Pour ouvrir une brèche, les soldats disposent d'un bélier de fer poussé par des hommes abrités, de tours mobiles chargées d'hommes et de machines, d'abris blindés sur 2 roues, et de galeries de bois recouvertes de peaux fraîches contre les produits incendiaires. Les guerganiens savent creuser de longs couloirs de mines pour aller jusqu'à la ville assiégée. Pour donner l'assaut, la formation prise est la tortue, les soldats formant de leurs boucliers réunis une véritable carapace blindée.