 |
Marcoeur écrit. Partout,
n'importe quand, avec ce qui lui tombe sous la main, sur n'importe quoi.
Dans Tourmens qui le cerne et le porte, les hommes vivent hors des lignes
de ses Cahiers. Les pages filent. Les hommes trébuchent. Les mots
se dispersent ou se rassemblent. Les hommes hésitent. La plume glisse.
Les hommes changent. Un manuscrit informe prend, jour après jour,
la place de la fuyante pensée. Les hommes crient. Bientôt
il y aura sur le papier quelque chose de ces cris. Les jours passent. Les
enfants jouent. L'air se réchauffe. La mort renverse une ou deux
quilles de sa boule folle. |