Et
qui viendra nous dire
Et qui viendra
nous dire
Ce qu'on espère
tant,
au delà
des "souffrir"
et au delà
du vent…
Par dessus tous
les murs
Nos regards se
baladent
Oubliant les
brûlures
Le rêve
qu'on s'évade
A travers le
grillage
Brisant les palissades
Portés
par cette rage
De ces gens qui
paradent
Les rêves
a l'envers
Comme privés
de droit
Abandonnés
à l'air
Au vide quelque
fois
Quelque fois
nous emmène
Nous et notre
chemin
Quelques pas
de bohème
Nous et notre
destin
Cette putain
d'impatience
Quand on va s'envoler
Cette putain
de souffrance
On va dégringoler
A croire de bonne
fois
Et la confiance
aveugle
La main tendue
cette fois
La voix, pas
celle qui gueule
Elles n'avait
pas l'odeur
D'une mince liberté
Ni même
la chaleur
D'une simple
vérité
Et alors à
quoi bon
Combien de fois
encore
Dans un sommeil
profond
Attendre cette
aurore
Et traverser le
sol
Pervers et trop
fragile
Ouvrir dans l'envole
Nos deux bras
malhabiles
Et puis s'élancer
comme
Le corps d'un
oiseau
Eh! Mais quand
on est homme
On tombe de très
haut
Et le temps du
voyage
Les souvenirs
qu'on emporte
Enfermés
dans leur cage
Refermeront la
porte
Nous sortirons
du noir
A coup de cœur
et d'âme
Nous fuirons
le couloir
Qui conduit à
la trappe
Et on tendra
la main
Vers la clef
de l'aurore
Pour ouvrir un
demain
A ceux qui suivent
encore
On coupera les
racines
On portera le
fer
Vers la fleur
qui fascine
Mais qui fait
fondre la chair