D’abord, on ne s’aperçoit
de rien ou peut-être juste des sourires malicieux de ses amis. Ensuite,
on fait semblant de ne rien voir, on se dit que c’est le soleil qui nous
fait cet effet (d’ailleurs, il pourrait bien être complice celui-là…)
Et puis, on prend conscience, au milieu de la rue, qu’on est en train de
sourire, à personne, à tout le monde. Alors, on se reprend,
on essaye de retrouver l’air blasé et fuyant à la mode. Mais
voilà, le sourire s’affiche de nouveau.
On a l’impression que la vie
se penche sur nous, qu’elle nous offre ses plus beaux atouts, qu’elle embellit
ses faiblesses, qu’elle apporte la compassion en réponse à
ses misères.
Alors une blouse blanche vient me visiter, une chanson me remplit la tête, seules preuves tangibles, seule communion certaine avec une personne dont je me suis irrémédiablement attachée au mystère.
Cette fois, on apprivoise cette
présence fugitive. On s’y accoutume, on l’attend, on l’espère,
on la devance. Elle maintient éveillée.
On pose une main sur le téléphone
et on la retire aussitôt. Tentation du risque – peur de l’absence.
Attrait de la réalité – séduction du mystère.
Il est là. Il comble
et ouvre des portes insoupçonnées ou reniées.
Il est là. Et sa présence
résume tout, rassure tout, libère tout.
Je crois qu’il change ma vie…
-Aurore-
|
|
|
|
|
[email protected] |