Comment crée-t-on un OGM?
Qu’est-ce qu’un
OGM (ou introduction, à votre choix)
Au sens propre de la
définition, le terme OGM signifie « Organisme
Génétiquement Modifié» (autrement dit un
organisme dont on aurait modifié les gènes) ce qui n’aide
pas du tout à faire comprendre toute l’ampleur du sujet au
commun des mortels. J’ai donc approfondi le sujet pour finalement me
rendre compte de la difficulté de l’entreprise, qui était
en somme presque insurmontable. J’ai tout de même concocté
un texte censé résumer le sujet adapté aux jeunes
et moins jeunes oreilles. Commençons par vous parler de la
cellule, qui est à la base de ma recherche.
La cellule
Tout organisme vivant est
composé de plusieurs milliards de cellules qui forment chaque
élément du corps. La cellule est entourée par une
membrane protectrice qui ne laisse entrer que quelques molécules
spécialement sélectionnées (comme les chips
LAYS™). Au centre de la cellule se trouve un noyau qui contient les
chromosomes, eux-même refermant de l’ADN.
L’ADN
L’ADN (de son nom
scientifique et compliqué acide
désoxyribonucléique) est constitué d’un ensemble
de molécules formant une sorte d’échelle à
colimaçon servant de charpente aux gènes (voir plus bas).
Fait intéressant : une cellule mesurant entre 0,005 et
0,01 mm contient en moyenne jusqu’à 2 m d’ADN (wow !)!!!
Les gènes
Les gènes sont des
fragments d’ADN et sont en fait les barreaux de l’échelle
à colimaçon citée plus haut. Chaque gène
est constitué de composés chimiques (sucres, amidon,
etc.) dont l’ordre définit un code lu par la machinerie
cellulaire (je sais que vous êtes confus; regardez la note en bas
de page). La décryption de ce code aboutit à la
création d’une protéine essentielle à l’organisme.
Elle détermine par exemple la couleur d’un chou-fleur ou la
longévité d’un épis de blé.
Comment modifier un
patrimoine génétique?
Avant de me lancer dans des
explications compliquées (c’est le moment de souffler un peu),
j’aimerais vous rappeler le but premier des pionniers de la
biotechnologie : modifier des plantes pour améliorer leur
goût et leur apparence.
La base
Pour transférer des
gènes d’un corps à l’autre, il faut tout d’abord se
procurer un plasmide, que l’on peut trouver dans plusieurs
bactéries. Il s’agit de fragments d’ADN circulaires pouvant
facilement transporter des gènes sans modifier ceux-ci. Ils sont
utilisés en génétique sous le nom de vecteurs. On
introduit le gène désiré dans le vecteur en le
coupant en deux. Il modifie alors totalement le patrimoine
génétique du plasmide.
Méthode #1
On introduit les
bactéries portant les vecteurs dans l’organisme que l’on veut
modifier : celles-ci se chargent ensuite d’«infecter» les
cellules et de s’introduire dans le noyau. Le plasmide deviendra ainsi
un chromosome.
Méthode #2
À l’aide d’une
minuscule seringue, on introduit directement les gènes(sans le
plasmide) dans les noyaux sélectionnés.
Méthode #3
On bombarde l’organisme avec
des microbilles d’or contenant plusieurs plasmides qui vont s’infiltrer
dans les cellules.
Il faut introduire plusieurs
milliers de gènes dans un organisme pour que les changements
apparaissent. En conséquence, les méthodes #1 et #3 me
paraissent plus rapides et plus profitables pour l’avenir de la
biotechnologie.
Exemples d’OGM
1.On a introduit un gène de scorpion dans une
variété de maïs pour augmenter sa résistance
aux insectes.
2. Des gènes de
poulet(!?!) et de pétunias ont été respectivement
disséminés dans des pommes de terre et des concombres
pour augmenter leur résistance aux maladies.
3. Des gènes de
poissons (des carrelets plus précisément) ont
été injectés dans une sorte de tomate pour
diminuer les dégâts causés par le gel.
4. Sans oublier les
gènes d’humain insérés dans les loches (un poisson)
pour favoriser la croissance
de celles-ci.
Conclusion du texte
Le long procédé
de création d’un OGM est le fruit de plusieurs laborieuse
années de recherche et de travail. Mais cela en vaut-il la peine?
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