Le temps passe si vite. Cela m'effraie. Parce que je ne le vois pas passer, que je peine � le saisir et qu'un jour, qui sait, je serai peut-�tre en train de regretter tout un tas de choses. Toutes ces opportunit�s que je n'aurai pas saisies. Ces paroles que je n'aurai pas (os�) prononcer. Ou bien j'aurai des remords. Je m'en voudrai peut-�tre de m'�tre trop laiss�e aller � la facilit�, au vice et au mensonge. Ou bien je serai en col�re, tout simplement parce que j'aurai trop cherch� � tout contr�ler. Un peu comme maintenant en fin de compte. Je suis l�, devant mon �cran (et devant ce film), en train de poster un autre monologue (�crit) comme je sais si bien le faire, et de me demander si je suis en train de bien faire. J'ai l'impression que oui, que tout se d�roule tel que je l'ai esp�r� durant toutes ces ann�es. Et en m�me temps je ne cesse de me dire qu'il faut que je me pr�serve de tout cela, un blocage, le putain de pass� (que je finirai par oublier), que je ne cesse de ruminer (sans raison valable ni m�me apparente). Je finirai par me laisser aller un (beau) jour, je finirai par me laisser vivre.
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Admirez ce que donnent nos heures de travail acharn�.
Admirer le monde, les �v�nements, la vie, graviter autour de nous, immobiles.
J'ai peur. Je me pr�serve.
Parce qu'une s�rie d'abrutis auront, � jamais, rendu mon petit coeur meurtri.
Il serait temps que je change de version non ?
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Une part de myst�re et de peur se m�langent � mon �tat d'excitation permanente. Tout me fait agir plus vivement. C'est assez dr�le � vrai dire. Je m'aime bien dans cet �tat l�. Un rien me fait rire!
Et ce barbu de la fnac (il y a 3 jours) qui dansait en �coutant je ne sais trop quel CD (quel d�hanch�! :p) et faisait rire les passants. Moi y compris, qui �tait derri�re lui, en train d'�couter le nouvel album d'Air (auquel je n'ai su resister d'ailleurs).
Je change, je d�couvre, sans cesse. Je tente d'associer � chaque post quelques rayons de soleil. Parce que c'est ainsi que je me sens: brillante!
Je ne contr�le plus rien. J'essaye de ne pas me laisser aller. Il est encore bien t�t. Je refuse toute mauvaise surprise. De ce fait j'anticipe en permanence. C'est pas tr�s reposant, je sais, mais je fais avec.
Et j'ai revu cette femme, cette connaissance, d'un certain �ge. Elle �tait si maigre, avait des joues si creuses. Depuis combien de temps ne l'avais-je pas vu ? Quelques mois ?
A cela s'attachait cette pitoyable expression de tristesse et de m�lancolie sur son visage. Maman m'a dit qu'elle n'allait pas bien du tout (en ce moment). Et quand j'y pense, quel bonheur d'�tre sorti de �a...
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Quand j'y pense, je me demande comment j'ai pu gaspiller tout ce temps et toute cette �nergie. Comment ai-je pu �tre aussi aveugle (amoureuse ?) devant un tel mensonge. Il est loin le temps des complexes, des cheveux dans la gueule et de cet air de pseudorebelle que j'avais coll� � mon visage. Depuis que je me suis tourn�e vers la douceur, la simplicit� et le bonheur. Tout me semble si facile ces temps-ci. La seule difficult� est peut-�tre de d�crocher ce sourire de mon visage. D�s que je suis avec eux/elles, d�s que je suis avec lui. Il se montre si diff�rent par rapport au d�but de l'ann�e scolaire. Pour ne pas dire totalement oppos�. J'ai parfois si peur qu'il d�cide finalement de se vouer enti�rement � ses �tudes, et qu'� nouveau il m'oublie. Les autres me rassurent en affirmant qu'il n'aurait jamais pris une telle d�cision � la l�g�re. Mais qui sont-ils pour faire �a ? Et pr�tendre savoir ce que lui ressent ? Pourtant, rien de plus facile/agr�able que de les croire sur parole. Il me rend encore plus frivole que je ne l'�tais d�j�. Je me sens si l�g�re et pourtant si forte. Capable de porter une jolie robe d'�t� d'un blanc immacul� et de courir dans des champs de bl� (oh le joli clich�), me retourner de temps en temps, en souriant, en rigolant, et repartir vers l'avant, en virevoltant. Il vous serait de toute �vidence impossible de me suivre. Parce que quoiqu'il en soit, je serais plus rapide. Et puis il y aurait ce soleil qui vous aveuglerait. Le temps que s'installe le cr�puscule je serais d�j� si loin de vous. J'aime bien cette id�e. J'aime jouer l'insolante devant ceux qui me d�t�stent (sans m�me me conna�tre). J'aime v�hiculer cette image si aust�re, hautaine et arrogante. J'aime jouer les grandes dames devant ces petites joueuses. Je perds mon temps � me rendre encore plus jolie pendant qu'elles perdent leur temps � me jalouser. Et pour les autres, j'aime �tre la douce (et r�serv�e) petite bulle de savon qu'ils connaissent. J'ai la pr�tention de me prendre pour un paradoxe. Ca aussi j'aime.
Les semaines � suivrent s'annoncent dures. Pas moins de 3 semi-partiels � venir. Je vais enchainer les samedis matins � la fac (oh joie!), les soir�es pench�e sur mes cours. Ca faisait si longtemps. Je suis presque excit�e grace � cette id�e l�. M�me si je peux d�j� pr�voir les cernes et ce caract�re � fleur de peau. Tous deux me vont si mal!
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On est parti, insouciants, au soleil. Lui et moi. O� aller ? Surprise, j'avais tout pr�vu (merci Lait Abricot pour l'id�e).
Parler, parler, parler... Et encore parler. Photographier (un peu). La photo c'est pas son truc. Alors apr�s 2 polaroids rat�s nous nous sommes r�sign�s � jouer les artistes et avons ferm� les yeux. Dormir fut sa suggestion. Pourquoi pas ? Sous ce soleil si lumineux mais pas assomant. Finalement j'ai ouvert les miens, je l'ai regard�, j'ai souri. Evidemment qu'il ne dormait pas non plus. Alors que faire ? Se relever, partir, marcher ? ou bien rester (encore un peu) ? Nous avons tranch�, d�cid� de rester et... commenc� une esp�ce de dialogue bidon en anglais. Puis silence. Ma t�te sur son �paule, je le regarde et lui demande � quoi il pense, l�, tout de suite, maintenant... Il me r�pond rien de sp�cial et me renvoit ma question. Je lui r�ponds la m�me chose. Silence. Il r�prend : "peut-�tre que je pensais � �a" et d�pose un bisous sur ma joue. Je n'ai pas envie de raconter la suite parce que de toute �vidence vous l'aurez devin�. Et d�j� un amas de questions se bousculent dans ma t�te. La peur d'�tre d��ue � nouveau ressurgit. Toutefois elle reste minime. Je ne dirai pas que je suis confiante. J'ai en revanche confiance en ce que je suis, je sais ce dont j'ai envie, ce que j'aime et ce que je n'aime pas. Pourrait-on (enfin) dire que je suis une fille �quilibr�e ?
Les quelques photos de la journ�e sont ici (St Jean Cap Ferrat).
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Au fond ce que j'attends ? Je ne le sais m�me pas. Mais ce sont ces seuls mots que j'arrive � exprimer devant les autres. Moi ? J'attends... Tout simpelement. Je tire presque une certaine fiert�e de la sagesse dont je fais preuve en disant cela. Parce que personne n'est capable de m'imiter. Que tout le monde me regarde, abasourdi, perdu entre l'admiration et le sentiment que je ne suis qu'une pauvre tar�e, d�gout�e � jamais � causes des quelques piteuses exp�riences que j'ai v�cu au court de ma (courte) vie. Pas que cela soit enti�rement faux. Quelque part ce trop plein de frustration, de d�ceptions auxquelles j'ai eu droit m'a d�finitivement mis en t�te l'id�e qu'il ne faut pas s'emballer trop vite, et m'a enlev� aussi une part de r�ve, j'avoue... Mais il y autre chose aussi. Je ne saurais vraiment dire quoi d'ailleurs. Si ce n'est qu'apparaitre heureuse est de rigueur pour tenir sur le long terme. Ceci �tant dit �a fonctionne. C'est une amie (proche) qui m'avait dit �a un soir. Je crois que j'ai bien fait de l'�couter.
En attendant me voil� toujours seule, du haut d'une forteresse ou plus grand chose ne peut m'atteindre. A attendre, � tr�pigner par moments, indiff�rente le reste du temps. A r�ver ? Oui �a peut m'arriver aussi des fois, m�me si c'est plus rare. J'aurais au moins r�ussi � effacer l'amertume d'avant, ainsi que les larmes. Bien que j'ai regard� Orgueil et pr�jug�s hier (et aujourd'hui aussi h�h�). Que la beaut� des images et des sentiments, la musique (tr�s prenante) ont comme ouvert une porte aux �motions d'autrefois. Je ne cesse de me reconnaitre dans cette histoire, et d'esp�rer qu'un (beau) jour il saura mettre son orgueil de c�t� pour me (nous) laisser vivre... J'arr�te pas de dire �a en ce moment, �a devient lourd � la longue (je sais). Il n'emp�che que je n'ai pu m'emp�cher de verser un flot de larmes � la fin du film (les deux fois).
Sur ceux, besoin urgent de prendre un bain, je vous salue!

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Quelque chose d'instantan�, d'un peu surprenant. Un flux incontr�lable qui m'emporte avec lui, vers je ne sais o� (et � vrai dire je m'en fout). Je ne sais m�me pas ce que je suis en train de d�crire, ni pourquoi je torture mon cerveau � chercher les (le ?) mots justes. Disons que c'est � l'int�rieur, que �a br�le (un peu) mais que surtout c'est tr�s agr�able � vivre, permet d'apaiser le moral. Tout me sourit en ce moment, oui, tout! La vie se montre cl�mente, facile � vivre. Fini de dire qu'une nouvelle journ�e est aussi une nouvelle torture. Fini aussi, les lourdes et am�res pens�es, les souvenirs que je ne savais que ruminer � longueur de journ�e sans but particulier si ce n'est celui de ne pas saisir l'opportunit� de vivre au pr�sent. C'est comme si tout � coup j'avais r�ussi � prendre du recul et � regarder ma vie d'un peu plus haut, tel un sage qui, du haut de sa montagne, contemple les ignorants. D�sormais le superflux perd tout int�r�t, toute place dans mon quotidien. Les quelques amours qui n'ont pas vu le jour aussi. J'attends impatiemment (et de pied ferme) le retour des beaux jours et la l�g�ret� qui s'y attache bien souvent, vague odeur de scandale qui se tr�mousse devant mon nez. J'attends la prochaine occasion pour me perdre quelque part avec mon appareil photo et peut-�tre mon polaroid. Qui sait si je n'aurais pas trouv� un mod�le � photographier d'ici l�, bien que mon mod�le le plus fid�le soit l'inattendu. C'est sans aucun doute lui qui fait qu'une dizaine des clich�s que j'ai pris jusqu'ici rayonnent (au moins � mes yeux).
Ce post est un joli pot pourri de conneries, de sentiments qui se livrent cette bataille en moi, me donnant chaque jour un peu plus de courage, un peu plus d'envie de vivre. Qui m'offrent aussi toute la confiance dont j'ai cruellement manqu� jusqu'ici. C'est tellement agr�able de s'afficher � nouveau et de sortir de son trou. De rire aux �clat devant tout l'amphith��tre. D'�carter les doigts de pieds dans ses chaussures trop serr�es. De conduire fen�tres ouvertes, rayons de soleil en pleine gueule. De faire des cookies pour soi-m�me. De danser dans sa chambre sur des airs de Just Jack. De parler avec Ellie. D'aller manger des sushis avec L�a n'importe quel jour de la semaine. De garder dans un coin de sa t�te l'id�e qu'on a v�cu des choses horribles, mais aussi des choses merveilleuses et d'ajouter � cela qu'on a su s'en sortir. Et enfin, de mettre en avant son physique-facile-�-vivre, dans les couloirs, devant ces deux langues de vip�res qui jettent leur venin sur tout l'amphit��tre alors que l'une est naine, l'autre grosse et moche!
Ca y est, je crois que j'ai rendu mes comptes.
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