J'ai d�cid� de ranger ma chambre. Me d�barrasser du d�sordre qui s'est accumul� au cours des derni�res semaines, pour mieux appr�hender les deux semaines � venir. Une semaine de cours/r�visions puis une semaine de partiels. Il y avait un tas de feuilles sur la t�l�. Un m�lange de fiches, des traces de r�visions, des exercices fait et refait. Des d�finitions de notions de sociologie, des pens�es qui pouvaient m'�chapper tard dans la nuit et qui n'ont absolument rien � voir avec le reste.
L'ann�e arrive � terme on le ressent maintenant que quasiment tous les contr�les sont termin�s (il ne m'en reste qu'un la semaine prochaine) et que l'arriv�e de la semaine de partiels se fait ressentir. L'administration de la fac a affich� les salles et num�ros de places qui nous ont �t� attribu�. Je serai toute la semaine dans l'amphi 8, place 759. Ce sera une semaine sans vraiment voir la lumi�re du jour. Mais pour cette session j'ai envie d'arriver � quelque chose. Pas comme la derni�re fois o� � bout de souffle j'ai finis par perdre toute notion d'effort.
La fin de l'ann�e est donc proche. Et c'est plus difficile � encaisser que d'habitude. Parce que ma premi�re ann�e � Paris c'est tout �a! Les personnes que j'ai cotoy� au quotidien, l'association de th��tre le vendredi soir et les quelques personnes uniques que j'y ai rencontr�. C'est le prof de macro qui fait r�ver toutes les filles m�me s'il note s�v�rement. Ou bien s'asseoir au fond de la classe de math ou de micro pour faire les mots crois�s du "20 minutes" ou lire Le Figaro. C'est manger des sushis avec Cl�ment le mardi soir et regarder "How I met your mother".
Et bien tout �a risque de dispara�tre l'ann�e prochaine. Que je passe en licence ou non je ne serai plus dans le m�me TD. Parce que les quelques personnes uniques du th��tre vont �tudier � l'�tranger. Parce que je n'aurai plus le m�me prof de macro l'ann�e prochaine. Tous ces d�tails avec lesquels j'ai construit cette nouvelle vie, j'en ai fait une base sur laquelle me reposer. Une base un peu trop �ph�m�re. Et c'est �a qui me donne le cafard. Je d�t�ste la fin. Et le temps qui passe.
Toujours la m�me chose. Baudelaire de son temps crachait aussi sur ce foutu temps, mais avec bien plus de subtilit� et de talent que moi. Au final on y survit toujours me direz-vous. Et vous aurez raison de le dire.
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Pfiou les maths! Pfiou la compta! Pfiou je m'essoufle.
J'ai revu mon papa hier. Il est � Paris en ce moment, pour le travail. J'ai �t� convi�e � la soir�e donn�e par le groupe pour lequel il travaille, sur une p�niche qui a navigu� le long de la Seine pendant que nous d�nions.
On a eu le plaisir de voir la Tour Eiffel de nuit, illumin�e, brillante, majestueuse, comme on l'aime. Il �tait heureux et je crois bien que moi aussi.
Mais il faut revenir � la r�alit� et � ce partiel de compta aujourd'hui � 19h.
J'avais besoin d'�crire ces quelques lignes. Il y en a d'autres qui sont en suspend, dans ma t�te. Mais je n'oserai pas les �crire un jour. C'est trop personnel et personne n'a besoin de savoir. Alors pourquoi est-ce que j'y fais allusion ? Parce que �a me d�mange et que je ne peux faire autrement.
Bonne journ�e.
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[EDIT] Parfois on se fout d'�couter de la musique � s'en crever les tympans (tellement �couter cet air fut agr�able et au bon moment). On se fout d'�tre coll� aux inconnus de ce m�tro bond�. On se moque de savoir que le reste de la semaine s'annonce difficile et fatiguant. Et le gouttes de pluie, elles auront beau tomber � flot au moment o� on sort de la station de m�tro, c'est pas grave. Et tout �a pour quoi ? Pour un sourire et trois mots �chang�s. Et accessoirement parce que j'ai r�ussi � finir le sujet du test de macro�conomie et que c'est la premi�re fois que �a arrive :p. Bonne nuit.
Ps : orgie de sushis avec Cl�ment et Anna, photos � l'appui! [/EDIT]
On ne sait pas trop pourquoi parfois il faut pleurer. Mais c'est un peu comme �a que c'est devenu dans mon quotidien. Maintenant c'est l'heure de pleurer, sans qu'un �v�nement quelconque n'ait provoqu� �a, sans que le moindre sentiment de malheur ou de mal-�tre n'ait �t� ressenti. Alors je pleure, pendant de longues minutes, je pleure sans qu'une seule larme ne sorte. Les larmes arrivent plus tard pour inonder mon coussin. Mais elles se font attendre. C'est �trange comme sentiment. Je ne me sens pas d�prim�e pour autant. Alors je ne sais pas trop ce qui essaye de ressortir dans ces moments-l�, devenus pourtant si fr�quents.
Ma RebelLe � Paris. Ma RebelLe connait les moindres recoins de ma chambre, elle sait se d�placer dans le m�tro et elle a vu Bertrand Delano� � la maison de la Mutualit�. Elle a revu les amis de son fr�re dans le bar des Trois Arts, dans le 20�me.
Et moi ? J'�tais avec elle la pluspart du temps, quand il ne fallait pas que je travaille un contr�le.
Et l'exposition de Patti Smith, sur Patti Smith. Ce m�lange d'opression et de tranquilit� auquel vient s'ajouter le c�t� kitch de son land 250!
Je retourne � mon travail qui essaye de toute ses forces de me noyer.
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"Pour �tre fou, il faut de l'argent, et manifestement, il y en a un peu moins cette ann�e. La folie cannoise suit d'assez pr�s les cycles �conomiques mais je veux bien qu'un professeur de macro�conomie confirme cette hypoth�se."
"Mais pour l'instant, c'est un Festival assez sombre, qui refl�te assez fid�lement l'humeur du monde."
Thomas Sotinel pour Le Monde.
A quand un peu de bonheur dans l'art ?
Quoique... Le mal nous fait du bien. C'est comme �couter des chansons tristes en boucle pour se sentir mieux. Mais quand on y repense l'id�e n'est pas tr�s r�jouissante.
Et de toute fa�on mon cerveau est bien trop fatigu� pour continuer � r�fl�chir sur le sujet. Le travail de la journ�e m'a assom� et je n'ai pas mang� depuis midi, j'ai maintenant du mal � r�fl�chir et � me concentrer.
A part �a, oui je vais bien!
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Je ne suis pas une personne excessivement supersticieuse. Mais la ressemblance entre mon horoscope et la r�alit� est parfois si frappante que je me sens oblig�e de partager mon ressenti (avec toi, lecteur assidu).
Leo. You are in an upbeat phase, but anxiety still runs through you like a brush fire in a dry spell. You are on-edge, as if things won't settle down. The best antidote for you is to get out and do something. You could always sneak away from work to go shopping or head out to a ball game. Whatever you do, keep the fire of spontaneity burning.
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Les repr�sentations hier et avant-hier ont �t� un succ�s, avec une pr�f�rence pour la prestation de la veille. Nous avons eu droit � un public plus nombruex et bien plus receptif � la l'histoire. Nous �tions aussi mieux pr�par�s puisque c'�tait notre deuxi�me repr�sentation. Chacun a su repousser les barri�res que le stress est si bon � imposer. Pour ma part, mon petit r�le a plu. J'�tais l'une de ces 4 soeurs espi�gles ag�e d'une dizaine d'ann�e. J'�tais l'ain�e. J'�tais celle qui d�cide de pousser la chansonnette lorsqu'elle se prend pour un fant�me. Et c'est pr�cis�ment la chanson qui a plu. Et je suis contente de tout ce travail fourni. J'aimerais recommencer encore et encore. J'aimerais me glisser dans un r�le diff�rent tous les jours pour le plaisir d'exploiter des �motions que je ne pensais pas pouvoir ressentir.
Fin de la pi�ce, il faut replier le d�cor. Laisser l'amphi 8 de Dauphine redevenir un amphi. Mais pas avant d'avoir bu une coupe de champagne dans l'aile P, une salle d'une quelque centaine de m�tres de long, qui d'habitude sert pour faire passer des examens, que nous avons transform� en loge g�ante.
Nous avons bu une coupe, puis une autre et encore une autre. Avant de d�faire le d�cor dans la joie et la bonne humeur. Quelques personnes de l'association nous avaient d�j� quitt�. Fin du rangement, c'est au tour de Richard (metteur en sc�ne) de rentrer chez lui. Il devait rester une dizaine de personnes, public et acteurs confondus, bien d�cid�s � prolonger la soir�e dans un bar de Ch�telet. Et puis il y a eu un shot de rhum. Surement �tait-il de trop ? Ou bien n�cessaire pour que nous ne perdions pas notre euphorie ? Il y a eu le rhum et puis le monde s'est mis � tourner, � valser dans les couloirs sombres des stations de m�tro. Les paris qui allaient bon train lorsque nous �tions � bord de la ligne 1. Les fous-rires et notre indiscr�tion pu�rile attirant n�anmoins les regards de quelques curieux.
Il y a eu le bar dont j'ai oubli� le nom � Ch�telet, mon monde � moi n'ayant pas cess� de danser. Quelques personnes ont quitt� le groupe. Et nous cinq, derniers "survivants", ayant envie de prolonger toute cette folie en se disant que nous ne nous souviendrions de rien le lendemain matin.
On a termin� la soir�e au "Hide Out" (histoire de danser) avant de finalement monter dans un taxi. J'ai reconnu le chauffeur, j'avais d�j� pris ce taxi il y a quelques mois et il �tait bourr�. Mais me voil� saine et sauve, sur mon lit avec une petite gueule de bois. Et tous ces souvenirs que je pensais (esp�rais ?) oublier en me r�veillant...
Leo (How am I not surprized ?). Having doubts about love may be more to do with memories of past failure than with anything in the present. Much to your chagrin, skeletons in the closet could come out to dance in broad daylight. Although you would rather keep some things private, sharing your vulnerability now with close friends or family may be the key to salving an old wound.
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Je commence par un peu de publicit�. Je jouerai ces jeudi et vendredi dans "L'hotel Ultimus", une pi�ce mise en sc�ne par Richard Soud�e.
Il s'agit en fait d'un m�lange de trois pi�ces de Georges Feydeau qui sont Le Dindon, La puce � l'oreille et l'hotel du libre �change.
Alors pour ceux que �a int�resse, RDV � Dauphine le 15 et/ou le 16 mai (m�tro porte Dauphine sur la ligne 2 ou station Avenue Foch pour les adeptes du RER C) � 20h30.
Ca c'est fait!
Le reste. Ma vie. Pas de grand changement. Les cours. Paris, s'allonger sur l'herbe d'un parc au soleil, inlassablement. Parler d'�conomie et de Gossip girl depuis que les nouveaux �pisodes sont diffus�s.
Prendre un v�lib' et regretter de porter une jupe ce jour l�. Avoir des ampoules aux pieds � cause des nouvelles ballerines grises (le gris c'est le nouveau noir parait-il...). La place des Vosges. Acheter des fraises. D�vorer la barquette. Boire du th�. Dormir quelques heures. Verser des larmes tous les soirs � cause de ce stress qui n'a pas lieu d'�tre. Arriver en retard pour le contr�le de sociologie et ne pas trouver de place o� s'asseoir dans la salle bond�e (great!). Attendre que le train de Maman arrive en gare de Lyon. Attendre Rion la RebelLe. R�p�ter la pi�ce de th��tre tous les soirs. Penser aux amours perdus. Ouvrir les yeux sur le futur.
Je pourrais dresser une liste sans fin. Des banalit�s. Un paragraphe sans queue ni t�te. Cet adage est parfait pour illustrer ma vie, sans queue ni t�te.
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The sun is still up in the sky. All the windows of the appartment are opened, I like the fresh air.
J'ai enfin r�ussi � d�crocher une note au-dessus de la moyenne. Mis � part l'anglais je n'avais jamais r�ussi. C'est en droit et j'ai eu 12 et consid�rez que c'est une bonne note.
Les habitudes parisiennes se sont vites r�install�es dans mon quotidien. Toujours Louise, toujours Cl�ment, toujours moi. Cl�mence aussi par moments. Nous avons pass� pr�s de 36 heures ensembles sans nous quitter. En cours, au restaurant place des Ternes, aux Abbesses et chez moi. J'ai fait des cookies. J'adore faire des cookies. C'est bon les cookies. C'est encore meilleur quand on les savoure devant le dernier �pisode de Gossip Girl. La journ�e �tait si lumineuse. Et puis il y a eu cet appel, cette r�v�lation et toutes les croyances construites par mon pass� remises en question. Il s'est pass� quelque chose de grave il y a 30 ans, je n'�tais m�me pas n�e mais cet �v�nement me concerne et m'affecte plus qu'il ne le devrait. Je pensais que ce genre de chose n'existait que dans les s�ries du type Desperate Housewives. On regarde la photo d'une famille � premi�re vue parfaite. Les Van de kamp par exemple (la famille de Bree, pour ceux qui suivent). Au d�but de la saison 1 ils sont le mod�le de la famille parfaite. Les parents s'aiment, ils ont un fils et une fille. Ils sont beaux, intelligents et heureux. Pourtant si on s'imisce dans leur intimit� on r�alise que rien de tout �a n'est vrai. Ou bien c'est vrai mais seulement sur les photos.
C'est un peu la m�me chose qui m'est arriv�e hier. Je croyais �tre membre de cette famille si parfaite. Et ce portrait vient d'�tre compl�tement souill� par ce que l'un des miens a commis il y a 30 ans. Et je trouve �a d�gueulasse. Et injuste.
Et je ne devrais surement pas �tre en train de parler de �a sur un blog alors que de parfaits inconnus vont lire ces lignes. Mais je ne peux pas faire autrement, c'est plus fort que moi. Louise et Cl�ment savent, forc�ment, ils �taient chez moi au moment de l'appel. Et apr�s ? Apr�s il y a vous que je laisse dans le flou (d�sol�e). Et il y a moi qui sait plus que vous et qui pourtant est encore plus perdue dans le brouillard.
Mais je n'ai pas cours aujourd'hui et c'est agr�able de ne pas avoir cours. Je ne suis toujours pas sortie de mon lit, je n'ai toujours pas ouvert mes volets, simplement ouvert les fen�tres pour laisser entrer un peu d'air frais. J'�coute de la musique qui m'apaise. Je n'ai jamais �t� dou�e pour r�agir positivement de fa�on spontan�e face � la difficult�. Je suis oblig�e de passer par des phases de remise en question et de reflexion. J'ai besoin de pleurer dans l'ombre et d'�couter de la musique. C'est dans l'adversit� que je m'�panouis, comme Mulan :p
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Ca ne vous arrive jamais de r�fl�chir alors que vous �tes en plein milieu de votre exercice de math (ou votre com' d'arr�t c'est pareil ! :p) ?
Moi oui! Tout le temps. C'est pour �a que j'avance si lentement. Parce que je suis d�concentr�e par la moindre pens�e d�bile. Voil� ce que �a a donn� aujourd'hui (et que j'ai not� dans un cahier tellement j'avais envie de m'en souvenir) :
je suis fascin�e par les r�actions humaines face � un �v�nement impr�vu. Des r�actions vues et revues. Analys�es et reanalys�es. Et qui pourtant portent et nous font ressentir quelque chose d'unique. Peut-�tre parce que cette r�action est si spontan�e et tout aussi inattendue que l'�v�nement qui l'a provoqu� ? On ne sait jamais comment une personne va r�agir m�me si on peut l'anticiper.
Je suis fascin�e par le genre humain, par les clich�s et la routine qui jamais ne cesse de nous surprendre. Vous savez, c'est un peu comme lorsqu'un groupe d'ami (des personnes vivant � Paris par exemple) discute du temps et se plaint de la pluie qui est revenue apr�s quelques jours de soleil non stop. Certes ils avaient tous pris l'habitude de voir le soleil briller dans le ciel ces derniers jours et sont donc d�sagr�ablement surpris par le retour de la pluie. D'un autre c�t� ils sont tellement habitu�s � voir la pluie tomber mais ils en parlent comme si c'�tait la premi�re fois de leur vie que �a arrivait. Ils ne peuvent s'en emp�cher.
M�me la routine (=la pluie dans mon exemple) peut nous surprendre. Et pour �a la vie est pleine d'espoir parce que pleine de surprises malgr� tout.
Vous avez compris quelque chose ?
Non moi non plus rassurez-vous.
Voici une autre preuve de la n�vrose bien ancr�e en moi, je me fais des reflexions extr�mement bizarres plusieurs fois par jours. C'est grave docteur ?
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Ces images.
Ce m�lange de tout et de rien.
Sa voix. Et puis Tom Waits.
Le retour � Paris. J'ai perdu ma veste dans laquelle se trouvaient les cl�s de mon appartement. Yeah!
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J'ai un gros probl�me. Qui � premi�re vue peut ne pas sembler �tre si probl�matique.
Je suis un peu perdue. Je ne sais pas trop o� je vais. Ca c'est pas nouveau. C'est accept� depuis longtemps. Mais arrive toujours la situation qui nous confronte � cedit probl�me. Parce que quand on ne sait pas ce qu'on veut, ni o� on va c'est parce qu'on ignore partiellement ou totalement ce en quoi on croit. Alors, quoi de plus simple que de se poser la question un matin devant son miroir : "en quoi est-ce que je peux bien croire ? De quoi ai-je envie ?". Et quoi de plus difficile que de trouver la r�ponse. C'est fou! Mais bien r�el. Et vous savez pourquoi je peine � trouver la r�ponse ? Parce que j'aimerais tellement que le monde entier m'aime. Pas qu'il madmire. Mais je refuse qu'il me d�t�ste. Ca en devient maladif. Et c'est �a mon "grosprobl�medumoment". Je suis une �ponge. Je m'impr�gne de tout ce qu'autrui ressent, pense, dit. Et c'est bien, �a ouvre l'esprit. C'est comme lire Lib�ration et Le Figaro quotidiennement. Mais je suis aussi un cam�l�on. Je change de couleur selon le paysage. Et �a c'est moins bien. Je ne le suis pas au stade de dire blanc � l'un et noir � l'autre. Mais je le suis assez pour ne pas assez affirmer mes opinions. Parce que je suis victime de cette foutue obsession de vouloir bien faire les choses et de vouloir plaire � tout le monde.
Tout le monde ne peut pas m'aimer. Je le sais. Ca ne change rien.
Je suis totalement paum�e �a cr�ve les yeux, �a fait mal, �a fait peur. Je suppose que le temps et l'exp�rience sauront combler ce manque de conviction.
Et ne dramatisons pas la situation. Je suis n�vros�e, �a ne m'emp�che pas de vivre ma vie tranquillement au sein de cette soci�t� � laquelle j'ai envie de plaire.
J'ai pass� la journ�e sous un soleil brillant, doux et pr�sent. Ces vacances sont reposantes physiquement et moralement. J'ai repris des couleurs, de quoi faire rendre les prisiennes encoreplus p�les qu'elles ne le sont (ok, j'exag�re!). Et je retourne dans la capitale samedi.
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