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| Mais qui est Dmitri Evgenevich Sytchev ? (vendredi 28 mars 2003) |
Seule recrue du mercato, le tout jeune attaquant international russe Dmitri Sytchev ne laisse pas indifférent.
Né le 26 octobre 1983 à Omsk en Russie, il est à moins de 20 ans déjà le chouchou des supporters olympiens. Et cela avant même d'avoir foulé à maintes reprises les pelouses de notre championnat. Même si cette adoration soudaine se justifie parfaitement d'après ce que montre " Sytchou " sur le terrain, il faut sans doute y voir aussi le regret croissant des milliers de marseillais de ne pas retrouver des vedettes dans un effectif sans grand relief. Il ne faut qu'un pas pour adopter notre jeune " Tsar " cOMme la nouvelle star de ces fidèles. A lui de nous prouver que l'on ne se trOMpe pas.
Dès février 2002, les journalistes russes ne tarissent pas d'éloges sur Dmitri qui n'a alors que 18 ans, et que l'on nOMme " prodige ", " arme secrète " pour la coupe du monde en Asie. Ses points forts sont une rapidité d'esprit cOMparée à la " vitesse d'un ordinateur ", une frappe sèche et puissante cOMme " une balle de fusil d'un sniper " et la soudaineté de ses gestes à l'instar de " son tir précis sans aucune préparation, très désagréable pour le gardien de but. ". En plus de ces cOMmentaires flatteurs, on accorde à Sytchev la faculté de bien faire jouer ses coéquipiers et de donner de bonnes passes. On cOMprend pourquoi le sélectionneur russe n'a pas hésité à intégrer dans son groupe, pour la coupe du monde asiatique, un joueur de cet âge.
Auteur du 700e but du Spartak en avril 2002, Dmitri continue à plaire et à s'imposer partout où il passe. On le cOMpare déjà à des joueurs devenus célèbres dès leur jeune âge cOMme Owen, Trezeguet ou Raul. Mais on connaît encore peu l'hOMme, timide et refusant les interview, il essaye de grandir sur les terrains avant tout.
Meilleur buteur du championnat russe, buteur et passeur décisif dans les matches amicaux contre la Yougoslavie et l'Estonie, Sytchev gagne une place dans le groupe russe pour la coupe du monde. Brillant dans la coupe du COMmonwealth, il devient célèbre dans son pays, lui qui n'était connu que d'un cercle limité de personnes. Il a fait ses classes dans la "Smena", réputée école de sport de St. Petersburg, mais sans succès immédiat il est retourné à Omsk avant d'être choisi par le modeste club du Spartak de Tambov (2e division russe). Son très bon cOMportement lui vaudra d'être remarqué par les meilleurs clubs russes et étrangers et même de faire quelques essais dans des clubs cOMme Metz et Nantes. Il est alors retenu pour un stage d'été du Spartak de Moscou, mais sans signer de contrat. Mais c'est bien lors du tournoi du COMmonwealth que son talent lui vaudra la signature d'un contrat de 5 ans avec le club moscovite.
Celui qui plait autant pour son jeu que pour son visage juvénile, dont le diminutif est Dima, est déjà la coqueluche des supportrices, quand leurs maris ou leurs amis voient en lui un buteur d'exception. Il aime lire des rOMans policiers, écouter toute sorte de musique et regarder des films ou jouer sur son PC. Ses occupations sont celles d'un jeune hOMme de son âge en dehors du football en définitive. Sur ses idoles, lui qui est souvent cOMparé à Owen, il préfère parler de Pelé et de Vieri pour un joueur actuel, ou de Zidane.
Après la coupe du monde, Dmitri et ses agents, dont son père, ont dénoncé le contrat signé avec le Spartak. La fédération russe a alors suspendu l'attaquant pendant 6 mois et le sélectionneur national a écarté Sytchev de son groupe. L'avenir de " Dima " n'était plus en Russie. L'embrouille au sujet d'un contrat signé avec le Dinamo de Kiev réglée, la lettre de sortie de la fédération russe reçue le 9 janvier 2003, plus rien ne s'opposait à la première apparition de Dmitri sous ses nouvelles couleurs.
Dmitri joue avec le numéro 22, le même nOMbre qu'il portait pour l'équipe nationale russe pendant le championnat du monde en 2002. Souhaitons que ce numéro lui donne la chance de briller avec l'OM, un nOMbre fétiche. Il a signé un contrat de 4 ans et demi dans ce sens.
Sur l'air de la "Kalinka", célèbre chant populaire russe, Dmitri est adopté par tout un peuple. Et même si Perrin souhaitait préserver sa recrue pour mieux le lancer au cours de l'exercice suivant, la " stérilité " des attaquants actuels l'a conduit bien vite à l'employer cOMme titulaire. Et personne ne sans plaindra si " Sytchou " continue à marquer des buts cOMme celui face au Havre, que je laisse Papa Durand décrire à nouveau : " Je vous avais annoncé que c'était mon chouchou ! y a du Papin dans ce jeune hOMme, il a réalisé un premier quart d'heure époustouflant (L'Equipe le qualifie de royal, c'est impérial qu'il faut dire pour un russe) ! appel, contre appel, et tout et tout ! sur sa 1ere balle : tir en ciseau retourné ; sur la 2e : une-deux avec Baka et tir de peu à côté, sur la 3e : tir que détourne Vencel difficilement ; sur la 4e : bien servi par Célestini, il enrhume le stoppeur Diawara par une feinte et envoie une frappe travaillée du gauche à ras du poteau, c'est au fond et 100 fois mérité ! ".
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