2 mars 2004
OTTAWA - Via Rail a institué hier une enquête sur les allégations de malversations formulées par Myriam Bédard. L'opposition prend le premier ministre au mot et veut aller au fond des choses.
Hier, le président et chef de la direction par intérim de Via Rail, M. Paul Côté, a indiqué qu'il avait déclenché une enquête sur « les inquiétudes de Mme Bédard concernant son passage à Via Rail et les relations de Via avec des agences publicitaires ».
Le transporteur ferroviaire a offert ses « plus sincères » excuses « à Mme Bédard, à sa fille, à sa famille et à ses amis » ainsi «qu'à toutes les Canadiennes pour la nature et le ton de ces remarques ».
Satisfait de la destitution de M. Pelletier, le chef bloquiste Gilles Duceppe a estimé hier que « cela ne dispense pas le gouvernement de faire toute la lumière sur le scandale des commandites et le silence de ses ministres ».
« Le ministre Denis Coderre nous dit que le Bloc québécois est un zoo, a dit M. Duceppe. Mais dans son cas, on ne peut pas dire qu'il a une mémoire d'éléphant. »
Pour le leader conservateur par intérim, Grant Hill, « il est inacceptable que le gouvernement ait attendu trois jours ». « Les allégations sont très sérieuses. Elles doivent être discutées publiquement. »
Pour le chef du Nouveau Parti démocratique Jack Layton, il est clair que « les propos sexistes et méprisants étaient non seulement offensants, mais également une insulte inqualifiable à toutes les femmes ».
page mise en ligne le 2 mars 2004 par SVP