18 juin 2004

Myriam Bédard et son conjoint
poursuivis par un résidant de Lévis

Une transaction immobilière à l'origine de la plainte

Décidément, la vie post-Olympiques de Myriam Bédard ne semble pas de tout repos. En plus d'être impliquée dans une enquête portant sur la disparition de tableaux de l'artiste Ghitta Caiserman, la médaillée d'or des Jeux de Lillehammer et son conjoint, Nima Mazhari, sont poursuivis par un résidant de Lévis pour un montant de 37 000 $.

Dans sa requête déposée en novembre 2003 et amendée en mai dernier, Claude Tremblay mentionne que les parties ont signé une promesse d'achat pour un immeuble situé au 6435, rue Saint-Laurent, à Lévis, et appartenant au couple Bédard-Mazhari. M. Tremblay promettait d'acheter cet immeuble au prix de 167 000 $.

Toujours d'après la requête déposée à la Cour du Québec, M. Tremblay s'est engagé à effectuer certains travaux au 101, Côte du Passage - immeuble appartenant également à Myriam Bédard et à Nima Mazhari - , moyennant une réduction de 14 000 $ du prix de vente stipulé à la promesse d'achat.

Le demandeur dit avoir remis au couple 13 000 $ en argent comptant, montant qui devait être appliqué en réduction du prix de vente de l'immeuble.

Or voilà, à la suite de l'effondrement d'un mur de soutènement de l'immeuble de la rue Saint-Laurent, le couple Bédard-Mazhari a reçu de la Ville de Lévis un avis lui demandant de sécuriser les lieux.

"Les codéfendeurs ayant refusé de donner suite et/ou remédier au vice dénoncé par l'avis de la Ville de Lévis, la promesse d'achat et l'annexe B signées en date du 22 février 2003 sont donc résolues, peut-on lire dans la requête. D'ailleurs, les défendeurs ont eux-mêmes considéré la promesse d'achat (...) comme étant résolue." M. Tremblay, qui dit avoir complété les travaux sur la Côte du Passage, réclame au couple les 14 000 $ qu'il a déboursés pour lesdits travaux. "De plus, écrivent ses avocats, le demandeur est bien fondé de réclamer des codéfendeurs le remboursement du montant de 13 000 $ ayant été versé en argent à ceux-ci."

Enfin, M. Tremblay réclame 10 000 $ au couple Bédard-Mazhari "à titre de dommages-intérêts pour troubles, ennuis et inconvénients qu'il doit subir en raison des fausses allégations véhiculées par les défendeurs et de leur mauvaise foi à l'égard de l'ensemble du présent litige.

"Les demandeurs allèguent faussement et injustement que le demandeur a fait preuve d'une attitude agressive et que son comportement a été déraisonnable, empreint de malice et de mauvaise foi", déplore M. Tremblay.

Perquisition
La semaine dernière, les policiers de la Sûreté du Québec ont mené une perquisition au 66, Côte du Passage, un immeuble appartenant au couple Bédard-Mazhari. L'enquête de la Sûreté du Québec vise à retrouver "une vingtaine de tableaux de l'artiste Ghitta Caiserman qui ont été subtilisés de son inventaire en 2001", peut-on lire dans l'affidavit rédigé par l'enquêteur Jean-François Talbot afin d'obtenir un mandat de perquisition.

Le 6 mai dernier, la fille de l'artiste, Kathe Roth, a porté plainte pour le vol des tableaux de sa mère, dont la valeur s'élèverait à quelque 50 000 $. En 1999-2001, Ghitta Caiserman a partagé un atelier avec Nima Mazhari, sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

Au printemps 2001, la médaillée olympique aurait demandé à son père, Pierre Bédard, d'entreposer pour elle trois ou quatre toiles de Ghitta Caiserman le temps de son déménagement. Un mois plus tard, Pierre Bédard aurait ramené huit autres tableaux chez lui, toujours à la demande de sa fille.

"Vers les mois de mai ou juin 2001, Myriam lui en a rapporté 10 autres et lui a mentionné que Mme Caiserman était devenue folle et que sa fille voulait récupérer les toiles. Myriam lui a demandé de les entreposer par sécurité", écrit l'enquêteur Talbot dans l'affidavit.

En raison des conflits avec son gendre, le père de Myriam Bédard aurait rapporté les toiles au couple en août 2001. En décembre 2001, Kathe Rothe a récupéré les biens de sa mère malade à l'atelier du boulevard Saint-Laurent. Au dire de Kathe Roth, la remise des toiles ne s'est pas faite sans difficultés. "Nima Mazhari aurait même demandé un dédommagement", écrit l'enquêteur Talbot. Ce jour-là, Mazhari aurait assuré avoir remis toutes les toiles de Caiserman.

Pierre Bédard aurait photographié quatre des toiles de Caiserman et remis les images aux ex-agents de sa fille, Jean-Marc Saint-Pierre et André Douillard. Sur la Côte du Passage, à Lévis, les policiers n'ont trouvé aucune toile de Caiserman.

Il n'a pas été possible de s'entretenir hier avec Myriam Bédard et son conjoint. En entrevue avec des médias montréalais, le couple a nié toute implication dans cette affaire, criant au complot organisé par Jean-Marc Saint-Pierre. Jamais, jurent-ils, ils n'ont été en possession de toiles de Caiserman.

Selon Mazhari, le père de Myriam n'a "pas de mémoire" et aurait été "manipulé". Ce dernier a préféré ne pas commenter les propos de son gendre, hier. "C'est déjà allé trop loin. On va laisser faire la justice", a-t-il dit. Rappelons que le dossier est actuellement entre les mains d'un procureur de la Couronne et qu'aucune accusation n'a encore été portée. Plus tôt cette semaine, Pierre Bédard affirmait que sa fille était sous l'emprise de Nima Mazhari. Lors de sa comparution devant le Comité des Communes sur le scandale des commandites, en mars dernier, Myriam Bédard avait fait des déclarations pour le moins étonnantes, notamment en affirmant que son conjoint avait dissuadé le premier ministre du Canada de s'engager dans la guerre contre l'Irak.

Mazhari, qui comparaissait également devant le Comité des Communes, avait pour sa part parlé d'une somme de 150 000 $ que la compagnie de Jean-Marc Saint-Pierre devrait à Myriam Bédard pour sa participation à une activité financée par le ministère des Travaux publics et pour laquelle elle n'aurait jamais été payée.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
Qui sur SVP?

Hosted by www.Geocities.ws

1