13 juin 2004
Un mandat de perquisition a été obtenu à Lévis, le 4 juin, pour l'un des immeubles appartenant à la championne olympique Myriam Bédard et son conjoint, Nima Mazari, a rapporté hier Radio-Canada.
Les policiers étaient à la recherche d'une vingtaine de toiles appartenant à l'artiste canadienne Ghitta Caiserman, selon la société d'État.
Mme Caiserman, qui est née à Montréal, est bien connue au Canada. Tous les grands musées au pays ont de ses oeuvres parmi leurs collections, notamment le Musée des beaux-arts de Montréal, qui en a sept.
Selon l'affidavit du mandat de perquisition, cité par RDI, il est allégué qu'à une certaine époque, Mme Caiserman partageait son atelier à Montréal avec M. Mazari. A l'automne 2001, elle était tombée gravement malade et sa fille avait tenté de récupérer les toiles de sa mère et d'autres biens à l'atelier.
Toujours selon l'affidavit, au printemps 2001, Mme Bédard a demandé à son père, Pierre, qui vit à Québec, de garder plusieurs toiles de Mme Caiserman chez lui. Contacté par RDI, Pierre Bédard a confirmé avoir gardé les toiles en question pendant une courte période, ce qu'il a aussi rapporté à la police venue l'interroger plus tôt ce mois-ci.
Les policiers ont également rencontré Mme Bédard et M. Mazari, qui ont cependant nié les faits, affirmant que les toiles entreposées chez M. Bédard n'étaient pas de Ghitta Caiserman.
La perquisition effectuée à Lévis, le 4 juin, n'a pas donné de résultats. Les toiles demeurent introuvables et aucune accusation n'a été portée.
"Le dossier a été déposé au procureur de la Couronne, qui prendra les mesures nécessaires", a indiqué Alain Lacoursière, de la Sûreté du Québec (SQ), spécialiste en oeuvres d'art, qui a mené l'enquête.
page mise en ligne par SVP