3 janvier 2004
Faites un petit sondage autour de vous et posez la question : « Êtes- vous déjà allé au pare national de la Yamaska? » Rares sont ceux qui vont répondre dans l'affirmative.

À son troisième hiver seulement, cette destination fait figure de recrue, comparativement au parc national du Mont-Tremblant, un vétéran qui passe le cap des 100 ans. Pourtant, c'est un très bon endroit pour le ski de fond et la raquette.
Neige abondante
Mais comment expliquer que ce territoire à l'est de Granby soit encore méconnu?
Après tout, c'est un parc national du Québec. Franchement, je ne vois qu'une raison: il n'y a pas à proximité de grosse montagne de ski comme Tremblant ou Orford, avec tout ce que ça amène comme services et comme notoriété.
Toutefois, on oublie un détail : les Appalaches ne sont pas si loin. Suffisamment rapprochées en tout cas pour qu'il y ait un certain effet sur les précipitations de neige.
On ne peut citer la nouvelle saison en exemple car tout le sud du Québec a reçu de bonnes bordées, même Saint-Hyacinthe! Rappelons simplement que la saison dernière, le ski de fond débutait le 24 novembre, une semaine plus tôt que le camp Mercier au nord de Québec...
Bref, les conditions de ski de fond et de raquette y sont souvent excellentes. Ça va finir par se savoir.
Pour en avoir un aperçu, il suffit de téléphoner au chalet d'accueil du parc ou de consulter le site Internet de la Sépaq.
D'ailleurs, il ne faut jamais se fier à la température de Montréal ou de la Montérégie pour se faire une idée des conditions pour le ski de fond et la raquette dans le parc.
Avec une accumulation de neige au sol supérieure à 70 cm avant Noël, il y a un bon fond, comme on dit.
Ski de fond et chevreuils
Cette année, un nouveau circuit de ski de fond s'ajoute. Il s'agit de La Forestière, une boucle de cinq kilomètres à portée de tout le monde et près du chalet d'accueil.
Même si la plupart des circuits sont de niveau facile, les fondeurs aguerris ont tout de même l'option de faire le tour du réservoir Choinière, en circulant dans la forêt, à l'abri du vent.
Le trajet de 18 km n'a pas à être fait d'une traite car trois relais chauffés au bois se trouvent sur notre route.
Gardez l'oeil ouvert. Vous pourriez apercevoir des chevreuils. Surtout vers la fin de l'après-midi quand ils sont plus actifs. Ne vous attendez surtout pas à apercevoir des biches orangées comme sur les calendriers. Vous ne verrez rien. Le pelage d'hiver est brunâtre, presque gris, un peu comme l'écorce des arbres.
Il faut donc bien scruter les sous-bois, là où les yeux portent le plus loin, en prenant soin de bien regarder de chaque côté du sentier.
Si vous voulez les observer à votre guise, n'oubliez pas de glisser vos jumelles dans votre sac à dos. Ces petits détails font souvent toute la différence.
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page mise en ligne le 3 janvier 2004 par SVP