Sherbrooke, le 31 janvier 2004 – Monsieur Gilles St-Laurent, président de Biathlon Québec, Gilles Viger, directeur technique et Pascal Tremblay, entraîneur chef ont suivi avec attention les performances des athlètes en biathlon au Championnat du monde junior et jeunesse en Haute Maurienne en France. Ils félicitent la performance que ces athlètes ont livrée même s'ils ne sont pas leur athlètes.
En effet, le monde du biathlon est divisé au Québec. Il y a l’Association des clubs et Biathlon Québec. Il y a un peu plus d’un an et ce n’est pas encore réglé. Ceci est loin d’aider le développement du biathlon au Québec et il y aura encore fort à faire pour y arriver.
« C’est sûr que quand on voit ces athlètes performer, ça nous réjouit mais en même temps ça produit un pincement au cœur pour ceux et celles qui auraient peut-être pu y être, de dire M.St-Laurent. Nous n’avons aucune aide financière parce que nous nous opposons à que Biathlon Canada vienne dire aux régions comment produire des athlètes. Biathlon Canada dira ce qu’il voudra mais Jean-Philippe a dû quand même déménager de Montréal à Québec. Au lieu d’investir en région, l’argent est concentré à Valcartier et c’est le club de cette région qui en profite.
Tout comme Jean-Philippe Le Guellec, les administrateurs de Biathlon Québec souhaitent que ces performances puissent avoir un impact sur le sport. Mais pour avoir un impact, dit M.St-Laurent, « il faudra plusieurs conditions réunies ensemble parce que même quand Myriam est revenue avec ses médailles olympiques cela n’a pas produit ce que nous pensions que cela produirait sur le développement et ce, même si, à l’époque, le biathlon était réuni à la même table. Il faudra d’abord que l’on cesse de lever le nez sur des projets de développement comme celui à Drummondville à la polyvalente Marie Rivier où Biathlon Québec avait conclu des ententes pour offrir l’activité dans le curriculum scolaire. Mais pour des raisons de guerre de pouvoir, l’Association des clubs, qui est subventionnée par le Secrétariat au sport, a laissé tomber le projet; pas trop reluisant comme vision, soutient M.St-Laurent. »
« Le Secrétariat au sport doit refaire ses devoirs et investir ses énergies pour réunir les gens du biathlon au Québec comme le Ministre de l’époque, M.Richard Legendre, les a invités à le faire. Les fonctionnaires n’auraient pas dû prendre position trop rapidement dans un conflit interne qui a divisé les forces. Biathlon Canada ne veut pas d’opposition et va se chercher des alliés. Ils sont bien contents quand on leur produit des athlètes mais le sont moins quand on le fait pas à leur façon et ils font pression. »
Ski Québec n’a toujours pas admis l’Association des clubs au sein de son organisation parce que, même si le biathlon en faisait partie comme d’autres disciplines de glisse, cette nouvelle organisation n’a toujours pas montré suffisamment pattes blanche pour être là à nouveau. C’est tout dire.
Nous sommes quand même contents des athlètes du Québec et nous leur disons lâchez pas et merci pour vos performances. Nous, de notre côté, nous essaierons, si c’est encore possible, de réparer l’irréparable.
Source : Gilles St-Laurent
Président de Biathlon Québec
page mise en ligne le 31 janvier 2004 par SVP