28 f�vrier 2004

LA BO�TE AUX LETTRES

Des propos inqualifiables

La Bo�te aux lettres de La Presse a �t� prise d'assaut, hier, � la suite des d�clarations de Jean Pelletier et Marc LeFran�ois, respectivement pr�sident du conseil d'administration et pr�sident de VIA, au sujet de Myriam D�dard. Voici un aper�u des courriels re�us.

Inacceptable
J'ai �t� compl�tement �coeur� de lire dans La Presse de ce matin les d�clarations de MM. Pelletier et LeFran�ois. Je trouve cela compl�tement inacceptable que des gens qui occupent des postes aussi importants que les leurs soient rendus aussi bas � faire des d�clarations qui n'ont d'�gal que ce que l'on trouve � l'occasion coll� � la semelle de nos chaussures. D�nigrer Myriam B�dard de cette fa�on en utilisant sa vie priv�e et en passant des remarques aussi d�sobligeantes d�passe la d�cence; ce sont des mots prononc�s par des gens sans scrupules et qui n'ont plus rien d'intelligent � dire pour leur d�fense.
Jacques Gagn�

Irrespectueux et sexiste
Je viens de lire les propos tenus dans La Presse par Jean Pelletier sur l'ancienne championne olympique Myriam B�dard et ils m'ont fait bondir. Dire d'une femme que c'est une pauvre fille qui fait piti�, qu'elle n'a pas de conjoint et qu'elle a la tension d'une m�re monoparentale fait preuve d'un sentiment sexiste absolu et d'une intrusion inacceptable dans la vie personnelle. Peut-on imaginer une seule seconde voir de telles paroles �tre tenues � propos d'un homme ? JAMAIS. Comment le haut dirigeant d'une entreprise publique comme VIA Rail a pu se permettre d'�mettre ces commentaires sexistes, rabaissants et m�prisants ? C'est indigne de son poste et il devrait tout d'abord s'excuser et par la suite d�missionner.
C�cile Gladel

Perte de contr�le ?
Monsieur Pelletier,
Vous savez, on m'a toujours dit que l'intelligence �tait ni une question d'�ducation ni une question de position sociale. � lire vos propos envers Myriam B�dard, vous me le confirmez. J'exerce la profession d'avocate et je me plais � dire qu'il est facile de savoir qu'un avocat perd le contr�le quand ses repr�sentations ne sont que des critiques sans fondement, une verbalisation illogique de propos insignifiants. Si j'�tais juge, je vous condamnerais non pas pour incomp�tence monsieur mais pour outrage � toutes ces personnes hommes ou femmes qui se retrouvent dans une situation o� ils doivent voir seule aux besoins de leurs enfants. J'ai la chance de pouvoir voir aux besoins de mes enfants sans difficult�s. Si j'osais, comme l'a fait madame B�dard, dire tout haut ce que bien des gens pensent tout bas, tiendriez-vous � mon �gard ces m�mes propos et je cite � Je ne veux pas �tre m�chant pour elle, mais c'est une pauvre fille qui fait piti�, une fille qui n'a pas de conjoint � ce que je sache. Avec la tension d'une m�re monoparentale qui a des responsabilit�s �conomiques. � Avez-vous perdu le contr�le monsieur ou pensez vous vraiment ce que vous avez affirm� ? Peu importe. Dans une situation ou dans une autre si le ridicule tuait vous seriez d�j� mort au moment ou je vous �cris.
Pascale Desrosiers
Cowansville

Odieux consomm�
Il est quand m�me incroyable de voir MM Pelletier et LeFran�ois mettre en doute l'int�grit� de cette ex-athl�te, en tentant de salir sa r�putation et de la tra�ner dans la boue. Je trouve �a d'un odieux consomm�, mais bon, ils doivent sentir la soupe tr�s chaude pour attaquer ainsi une personnalit� forte et qui se tient debout, telle Mme B�dard. J'esp�re qu'elle leur collera une bonne poursuite aux fesses pour atteinte � sa r�putation. Bon courage Mme B�dard, ces, � patrons � n'ont aucune esp�ce de cr�dibilit� � mon sens.
Pierre Jolicoeur

Politicaillerie
Je n'en reviens tout simplement pas ! Encore une, qui comme Monsieur Beaudoin, va payer parce quelle n'est pas l'amie des amis de Jean Chr�tien. Quand va donc s'arr�ter cette politicaillerie de bas-fond ? Et cette histoire compl�tement abracadabrante de m�re monoparentale sans jugeote ! Je ne veux pas faire de la d�magogie, mais justement quand on a � compter nos sous, ne sommes-nous pas � l'aff�t de la moindre �conomie que l'on pourrait faire ? N'est-ce pas apr�s tout ce qu'un patron attend d'un(e) employ�(e). Pour se laver, on fait comme Ponce Pilate, on rejette la faute sur les autres pour que l'int�r�t ne soit pas mis sur nous. J'esp�re tr�s sinc�rement que monsieur Pelletier aura lui aussi � r�pondre de ses actes devant une commission et justifier qu'il ait ferm� les yeux et peut-�tre m�me encourag� des d�penses folles.
Martine Alexandre


page mise en ligne le 28 f�vrier 2004 par SVP

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