23 f�vrier 2004


En 2000, Beckie Scott et ses consoeurs avaient pos� pour un calendrier
afin de ramasser des fonds. �a pourrait bient�t ne plus �tre n�cessaire.
photo : Andre Renner

L'effet de glisse

Simon Kretz

GATINEAU - Le monde du ski de fond s'entend pour dire qu'il ne pourrait demander meilleur ambassadeur. Beckie Scott a un sourire contagieux, elle est brillante et son petit c�t� humanitaire ajoute � son charme (Scott a notamment visit� le Burkina Faso dans le cdre d'un programme d'�ducation pour jeunes filles de l'UNICEF, et elle a pri� les invit�s � son mariage l'�t� dernier de faire un don � ce fonds en guise de cadeau).

� Beckie a rehauss� l'image du ski de fond aupr�s du public et des commanditaires, affirme L�opold Nadeau, pr�sident de Ski de fond Canada. Mais elle a aussi �lev� le statut du ski de fond aux yeux de bonzes du sport amateur au pays. �

Le ski de fond est en queue de peloton des f�d�rations en terme de financement. Mais pas pour longtemps. Sport Canada, principal bailleur de fonds des �quipes nationales, est en voie de r��valuer le financement de chacune des f�d�rations nationales de sport amateur pour son prochain cycle quinquennal (2005-2009). L'un des crit�res sur lequel s'appuie l'organisme f�d�ral est la performance des athl�tes sur la sc�ne internationale. L�opold Nadeau esp�re que la constance de Beckie en Coupe du monde et celle de ses co�quipi�res (Sara Renner et Milaine Th�riault) feront en sorte que Sport Canada reverra � la hausse les sommes allou�es.

�a ne sera pas trop t�t. Ski de fond Canada gratte ses fonds de tiroirs pour boucler sa saison. En 2000, pour ramasser des fonds, les membres de l'�quipe f�minine avaient produit un calendrier o� elles ne portaient rien de plus que leurs skis. Les photos n'avaient rien de vulgaire, mais l'exercice avait d�fray� la manchette et montr� � quel point le sport amateur �tait sous financ�. Cette ann�e, pour le Qu�bec, la situation est d'autant plus triste que la province ne compte aucun membre dans l'�quipe nationale senior, une situation que l'on n'a pas vue depuis plus de 20 ans (Chris Jeffries, de Chelsea, a fait ses classes avec l'�quipe ontarienne). � �a prend 15 ans � un athl�te pour devenir un fondeur de tr�s haut niveau. On paie pour toutes ces ann�es o� on a plus ou moins laiss� tomber le sport amateur au d�but des ann�es 90 �, soutient Pierre Harvey, l'ex-olympien qui compte trois victoires en Coupe du monde.

Qu'� cela ne tienne, depuis les Jeux de Sait Lake City, les membres de l'�quipe nationale sentent que le vent a tourn�. � Apr�s Salt Lake, on a pris conscience que le podium �tait � notre port�e �, soutient la n�o-brunswickoise Milaine Th�riault, qui effectue un retour sur le circuit de la Coupe du monde apr�s avoir donn� naissance � un fils l'�t� dernier. � On voit que ce sentiment se transmet d�j� aux jeunes qui courent sur le circuit canadien. On sait qu'on peut rivaliser avec les meilleurs au monde. �


page mise en ligne le 23 f�vrier 2004 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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